20/07/2004

Des Dieux et des hommes

« Des Dieux et des hommes "

Par : My Ahmed Idrissi.

Exergue

Je préfère la douceur des câlins aux guerres civiles, Mon Général ! Des disputes contre soi-même, maladies auto-immunes, véritables myasthénies sociales, détruisent ces constellations de cellules que chacun de nous représente dans la Cité !

Nos conseillés sont riches de suffisance, avides et blasés ! Vous en êtes offusqués : Tant mieux ! Dès lors, travaillez ou…sauvez–vous ! Notre état de santé, nos humeurs en sont affectées. Malgré soi, nous en sommes atteints et survivons perclus par la morosité ambiante de faire notre deuil de leur vivant. Déviance de soi à l’image de nos rues dénaturées et violées par l’atmosphère délétère. Nous subissons de nos rues leur état d’âme. Nos rues paupérisées et sales sont devenues des souks sordides. Voulez-vous un exemple ou chercheriez-vous des poux chez les coupables ?
Les réfugiés économiques et les naufragés du simple droit et du détroits partiraient moins profondément ailleurs si la rue les retenait ! Et, si on rendait propres nos rues que de travail en vue ! Quels sont les joyeux Ministres que la rue intéresserait ? Tous ! Vous avez virtuellement raison ! Sauf qu’ils ne vont jamais à pieds ! Pour ne pas être harcelés ni agressés ?!
Nos rues paupérisées et sales sont devenues des souks sordides, vous disais-je ! Vous pouvez me réfuter de généraliser ! Nos gérants nous y confinent. Piégés comme des rats parmi par les amoncellements de détritus ! Nos cités sont devenues les belles enseignes de leurs incompétences aigries. La cité, c’est la rue que riches puissants et pauvres partagent ! La cité, le marché, l’école sont le milieu ambiant où se développent la vie et l’action des hommes. Là es y le creuset de l’exercice des libertés publiques et de la démocratie. Vos villas surnagent au bord des précipices. Vos palais n’ont pas la valeur de vos tableaux ni celles de vos zelliges. Ils sont affectés par une moins-value : la sordidité du voisinage !
Les rues sont la vitrine de l’Etat et la preuve du savoir-faire du gouvernement. La complaisance et le laisser-aller ont fait le reste. Les accointances, la permissivité et les concessions décuplent leur cécité malveillante. L’insanité des responsables locaux dont on nous affuble, irrite et décuple nos plus vifs ressentiments. Prières et plaintes de martyrs, face à des potentats mercenaires ! Après maints courriers laudatifs et d’inutiles péroraisons à nos tyrans de parmi les fonctionnaires disons-leur : Que ceux qui veulent vivre, vous saluent ! Partez, allez à vos fermages intaxables, laissez la place aux jeunes ! Dieu, entendra-Tu, celles-là ?
O vous qui avez des jambes et des yeux pour voir où vous marchez, d’en haut L'Organisateur du LOFT terrestre, met un microscope condescendant pour vous regarder jouer ! Dans l'Oeil divin de Sa conscience vous ne voyez rien se réfléchir, car vos récepteurs censoriaux sont bornés; insensibles à ce qui n’est pas matériel et commun ici bas ! Des planches où des acteurs non préparés, se font luxer et exclure de la partie ! Pour mourir sans autre place demain sur la scène qui les a vus vivre et où ils auront vécu, une petite seule fois. Parties libres sans textes, sans imprésarios, psychodrames où les acteurs sont aussi des spectateurs, insensibles, trahis ou désabusés. Pièces cyniques qui se terminent toujours tragiquement ! Même pour les plus grands acteurs !
Dieu voit nos misères sans télescope ! Spectacles inintéressants dans la poussière de mondes qui tournoient dans le cosmos ! IL zappe dans Sa Sainte semence d'étoiles pour retrouver les traces interstellaires, allant d'une prière inaudible, d'un conseil intangible à Dieu, d'une musique ou d'une humeur introverties qui Lui seraient adressées ! SOS, disent-elles toutes ! Dieu, Tu es capable sauve-moi ! Sauvez, Seigneur ce que ne peuvent sauver ni Vos Saints, ni Vos Démons ni les Rois ! Tout un chacun d'entre-nous qui s'adresse à Lui ! Même pour les anges auditeurs, ce n'est guère une sinécure ! Notre micro-planète déchire ses viscères par des guerres fratricides et des affrontement entre les humains ! Ces carnassiers et prédateurs bibliques qui exploitent les autres espèces et leurs propres congénères !
Il avait quelque chose de sublime et de pathétique comme de simple à la fois ! Tel un curé novice de paroisse, passionné qui s’adresserait à Dieu par delà les ouailles des hommes ! Ce chef d’état, orateur hispanisant de son état, s’adressait à la raison avec le langage du cœur ! Les chipies n’ont vu que la chéchia rouge ! Comme si l’on devait se moquer des turbans ou s’enticher des chapeaux ! Connards et rieurs de l’assistance huppée, qui que vous soyez, il fallait l’écouter. Un grand Roi et des Princes de sang l’ont estimé et ont compris son cordial message ! Que pensez-vous que les nôtres racontent aux manitous étrangers ? Donnez-nous de l’aide, de l’aide et de l’argent l’argent pour les pauvres, pour les écoles rurales, de l’eau pour la santé et l’électrification de nos villages. Des médicaments, pour les PSD, pas des armes, pour composer économiquement et pour ne pas creuser des écarts. Des plus grandes chairs on s’adresse à Dieu ! Quand on fait une quête de soutien pour les enfants ou lorsqu’on lance un appel de solidarité pour les handicapés et autres fracturés sociaux, mélanger Dieu, l’économie, la morale, les droits et la politique, a-t-il quelque chose d’incongru, monsieur ?! Même si vous êtes agnostique, épargnez-nous les pleurs de vous en voir en rire !
A Dieu, on Lui demande de mettre de l'Ordre dans nos Constitutions, nos Partis, nos médias, nos Ordres, nos familles, nos affaires, nos études, notre santé et surtout dans celles de notre gouvernement atteint de gâtisme par anticipation ! Débiles prières et aléatoires disputes, toutes issues de la faconde délirectuelle d'élections morbides et cocasses. Les premières « élections » étant, mes chéries, celles des rencontres hasardeuses de nos comètes, pardon, de nos gamètes aveugles, dans ce chaleureux, combat, pardon, dans ce pays de nos ébats !
Des cadres pervers, incrustés comme une malédiction dans les arcanes byzantines de nos administrations kafkaïennes, ( pas vous, mon Frère lecteur ! ) ! Pompeux cadavres, disent les jeunes démunis, fossilisés et archaïques et inopérants dans « leurs » privilèges. Lois privées et cryptiques qui immunisent ces gérants incertains ! « Obséquieux et voraces » comme dirait le poète, plus subtilisateurs que subtils, profitant de " l'éloignement prudentiel " de Dieu" de nos « affaires » terrestres, ils ( les maffieux ) assument leurs desseins sur les Libertés parcellaires qu’Il nous octroie ! Je parle de Dieu !
Heureusement qu’Il n’en donne d’ailleurs que peu ou prou à ces rustres pervers ! Car, imaginez les colons moins cons, ils seraient restés ou revenus, les criminels plus intelligents, seraient incoffrables, les microbes plus serial-killers, les matons plus doués et inattaquables, les nazis moins bêtes, leurs héritiers encore plus nombreux, cela fait beaucoup d’ennemis à l’homme libre !
« Homme libre, tu chériras » la mère…patrie ! Virile et hautaine fierté de nos valeureux aïeux, les Amazigh entre autres, qui réveillés par les colons, ailleurs, crient déjà ici, leur révolte souterraine ! Millénaires brimades et marginalisations, pour ne pas laisser décimer leurs cultures autochtones et rendre anachroniques les particularismes qui les meuvent et les distinguent, comme pour ne pas sombrer, soumis, sous la roue insensible et sans âme de la mondialisation !
Lui, El, IL laisse faire ! Le Ciel ne va pas tonner à chaque Indien que l’on charcute, messieurs les Américains , A chaque enfant Palestinien que l’on trucide, parce qu’il ose imaginer un culte, une terre !
Il laisse faire ! Lui qui par délicatesse divine, donne libre parcours, même aux sbires que L’on manipule, qu’on parachute pour s’ingérer dans nos gènes argileux et s’ingénier à influencer dans leurs dérives criminelles les décours labiles de nos destinées ! IL laisse agir, vous n’avez qu’à agiter ! Suprême chimie du social qui tourne sa réaction effervescente vers Dieu, l’Activiste suprême des barbus aigris !
Ces zonards de la plus petite planète du système, la Terre, ces sous’dev du système, désireux de le rester pour illustrer l’enseigne, manipulent nos existences et nos mœurs en nous mentant ! Du ciel et de ses trous, aux vastes puits de pétrole qui trahissent l’enthousiasme, à l’écologie qui ne fait pas encore école dans notre société civile, il faut encore parler des campagnes qui devraient bénéficier, tout de suite, des concessions de sables volés et des centaines de camions qui ravagent nos côtes et ravinent nos avenues. Parler sans mépris ni offenses, à titre d’exemple du poisson qui nous fait mal et qu’on manipule sans vergogne, autant que les sables sahraouis !
Précisément pour ne pas être taxé de delirium ni de vague en parlant des mers et des plages. Penser à nos eaux rares qu’on dévitalise ! A celles qui sont sales comme les malpropres qui les laissent en pleines villes s’étrangler, à ces façades pourries qu’un article bienveillant est capable de ravaler et ces trottoirs sans carreaux, Pièges à piétons attablés de misère. Je creuserai encore nos trous pour y enterrer nos sac de plastics et nos poubelles avec ce qui leur sert d’âme !
Terminons cette chronique miscellanée par ce rappel que j’ai promis à un contrôleur témoin de ma rage ! Nos trottoirs défoncés se révoltent : Nos rues assassines, si peu sures, nos « égouts de gares sales » ; eh ho l’ONCF ! Il faut nettoyer vos rails, l’amie. Il y a des chômeurs qui n’attendent que votre bon geste solidaire, pour l’honneur de rendre vos gares et leurs alentours plus accueillant et plus propres, grand-Chef ! Sans vous railler, faites curer la misère, Dieu vous le rendra ! La misère, mauvaise conseillère, qui colle à la sortie des stations ! Faites quand même travailler vos frères chômeurs, sans diplômes, même si vous n’avez rien pour les handicapés ! Et comme nous autres, ils pourront travailler pour un pécule ! Vous y gagnerez, non ? Cela fera moins de crottes dans les statistiques de la banque mondiale, car la misère trahit et attire vers le bas ! Les touristes qui veulent plus de wagons de première, ceux qui vont en TGV à trois cent à l’heure, nous surveillent ici ! Ils regardent nos misères antidémocratiques, dès la sortie de quais franchie, ils rendront grâce à vos patrons de vos bons offices ! Les citoyens, nationalistes, aussi !

02:42 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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