20/07/2004

« BOUCHERIE DE COLOMBES, CHATS ET CRAPAUDS »

« BOUCHERIE DE COLOMBES, CHATS ET CRAPAUDS »
 
 

> Chronique biaisée. Une allégorie animalière, en marge des réunions stipendiées par un parano aseptisé et ambivalent, auquel nous ressemblons sur le plan des instincts, des faiblesses, du courage et des peurs, parfois !

> Qui a permis aux chats d’envahir ce jardin ? Ce temple où la vigne enlace l’olivier, n’a-t-il aucun dieu pour lui servir de gardien ? Que ne restent-ils près de leur mur à miauler ? Leurs riches partenaires les soutiennent et comblent leurs échos !


> C’est vraiment une grande peine que de trouver un oiseau mort dans votre jardin !

C’est encore plus dramatique, quand ces plumes sont fraîchement maculées de sang ! Lorsque ces plumes sont celles de pigeons, c’est encore plus tragique ! Le pire c’est quand devant ces emblèmes, les criminels ne sont pas loin. Des chats qui profitent, parce que vous n’avez pas de chien de garde qui puise les effrayer ! Hargneux et ventrus, ils déambulant en vous dévisageant comme un ennemi ! Mieux, ils vous défient, vous et vous principes pacifiques, dans votre propre jardin !


> Chats, vous n’aviez pas le droit de tuer ces pauvres bêtes ! Vous êtes suffisamment bien nourris par les vôtres ! Qui plus, après vous avoir choyés, leurs poubelles regorgent encore de restes ! Et voilà que vous cassez les œufs des nids et arrachez les pacifiques pigeons de leurs arbres ! Trois cadavres sur la seule esplanade de ce petit jardin et en une seule nuit ! Il n’en reste que des plumes sanglantes, là juste à côté du projecteur !


> C’était d’autant plus perfide que c’était aisé pour les chats ! D’autant plus lâche et odieux qu’il est plus aisé pour les chats de tuer de jeunes palombes ! Criminels insolents, ils sont arrogants et ostentatoires ! Les chats sont des prédateurs pernicieux ! Ils ont des griffes quand les pigeons n’ont guère pour arme pour se prémunir que leurs branches d’oliviers !


> Or, c’est plus machiavélique quand on sait que les plumes des pigeons étaient mouillées. Lourdes des pleurs ou des pluies de l’orage de cette nuit ! Le ciel n’arrange pas les choses, pour les pigeons, quand il s’y mêle ! Nous aimons du ciel les nuages roses et les rayons de soleil ! A la rigueur, les bleus ! Et même les gris, quand c’est l’hiver ! Afin qu’il pleuve pour que percent les feuilles du printemps !


> Curieux, les tortues nonchalantes vaquaient à leurs moutonnantes obligations. Les herbivores pacifiques rampent, illustrant la permanence du règne reptilien ! Les cabales rampantes, isolées chacune dans la secte coriace qui lui sert de véhicule et de toit, ignorent le malheur qui arrive aux voisins ! Les proies ignorent-elles, que des représailles les mettraient en soupe ? Les grenouilles, qui avaient bien chassé leur roi, croassaient dans un délire de joie cette nuit ! Il pleut sur la parabole !


> Les images sont déformées. Le crapaud, ténor attitré du jardin, placide dans la pleine lune, lustre son kaki de parade. Plus moqueur plus que de raison, il invective et injurie ses pairs ! Il se fait une belle jambe, à jaser en poussant des coassements ! Des cris de dépit, à la face des grenouilles et des tortues, faute d’aller lui se défendre les colombes contre les Chats !


> L’ermite dans sa caverne est plus probant dans ses prières que les révoltes démagogiques de ce braillard de Crapaud qui ne peut rien ! Il ne fait qu’alerter les chats et leurs maîtres zélateurs, ils leur donnent raison de venir chaparder nos colombes ! Il n’y pas de chien de garde dans le jardin ! Cassez la Maison, leur dit-il ! Regardez leur papier ! Venez envahir, le dôme, nous n’y pouvons rien ! Le Bon Dieu l’a quitté !


> Or, les tortues n’aspirent qu’à l’au-delà ! Venez les chats, il y a encore des palombes sur le bord du toit ! Vois-tu, Maître du chat, j’ai cassé leur réunion ! Venez les chats, là sur le parvis de ma demeure ! Bech bech, mon sanctuaire est à vous ! Les pigeons vous dérangent par leurs roucoulades ! Zut, y a un oiseau qui m’a souillé le turban avec ses déjections ! Je n’aime pas ces oiseaux ! Maître-chat, je préfère les aigles : vois ma sympathie envers toi ! Tu peux donner leurs colombes à tes chats ! Je sais que tu es occupé, avec tes érections, alors que moi, je suis menacé par mes présumés « terroristes » ! Dis à tes juges que je vous fais mon mea culpa ! Tes élections ! Nous, nous, ici, ne savons pas que c’est ! Chez nous, c’est plus populaire, plus communal et commensal !


> Mes frères, le crapaud vous a dit : mea culpa ! Les chats ne peuvent et ne doivent manger que des colombes. C’est de la philosophie stratégique ! Je rends hommages aux foules qui se défoulent ! C’est ma conception : relisez mon livre ! J’encourage les colombes à jeter des pierres ! Les pigeons qui ont une branche d’olivier dans leur bec, doivent la lâcher ! Toute concession est une trahison, toute discussion est inutile, tout ce que vous faites n’est pas de la politique ! La politique, c’est la guerre ou la reddition ! La solution pour les colombes est de continuer de se faire plumer par des chats étrangers ! Jardiniers, tortues, vaches, dromadaires, vous n’avez pas le choix ! Toutes vos réunions sont vendues et inutiles ! La civilisation est ainsi ! Il faut des proies aux prédateurs ! Les félins et leurs maîtres ont gagné ! Rien ne sert plus aux colombes de parler de tolérance ni de paix chanter ! Il ne faut plus jeter les pierres aux chats ! Il ne faut plus faire des réunions entre vous, basse-cour, pour les encourager ! Bech Bech, bghéti chi oullayed falastini !


> L’idéologie de « massacre d’autrui » prévaut ! La barrière des « espèces », entre développés et pauvres, connaît un sujet tabou ! Dans leur discours de tolérance le mot paix est frappé d’interdit ! Les politiques en instance de compromissions ou mal élus, ne savent plus que mentir à leurs sujets-électeurs, qui les ont compris ! Lesquels, quoique maintenus en couveuse, veulent plus de liberté ! Avec la dignité et la paix en sus, à la place de l’humiliation habituelle et des exactions ! Ils ont désaffecté les discours fossiles moisis.


> Les promesses anesthésiques locales les ont finalement éveillés aux valeurs universelles. Celles-ci se sont infiltrées des médias, à travers les traits de fractures sociales. Les propos lénifiants et les pratiques sécuritaires n’empêchent plus les enfants de jeter des pierres sur les « chats ». Les enfants ont perdu les repères idéologiques de leurs pères. Au lieu des imprécations vocales adultes et des prières stériles vieillies, ils jettent à la place du pain, des pierres « aux chats agressifs et meurtriers » de leurs insoutenables voisins ! Pour l’amour des colombes, les mutants de parmi les enfants s’assument.


> _ Quoi, tu oses dire que je ne serais pas chez moi ? Moi, te serrer la main ? Jette d’abord ta pierre !
> _ Voisin, si tu dis m’aimer, jette tes armes et va plus près de chez toi !
> Crise de civilisation ou crise d’adolescence de refoulés ? Expression de révoltés sans cause, sinon de jaloux des nantis ? Crises de révoltés sans cause et leur instrumentalisation ? Péril géopolitique occidental par transposition ! Antisémitisme juvénile ou sionisme qui n’ose plus mettre un masque sur son identité expansive ? Au nom du judaïsme, on nous dit généreusement que ce n’est point une guerre de religion ! Va ! Alors confiance brisée ! On se croyait victime d’une croisade, pardon, d’une étoilade*, fruit avéré d’une expropriation, qui pratique l’exil et enseigne l’ethnocide !
> _ IL faut changer les dirigeants palestiniens, dit l’un,
> _ Go to hell, répond l’autre !
> Pour continuer à discuter de paix, ne faut-il pas s’accorder sur le sens du mot ? Pour parler paix peut-on ôter la défiance, la susceptibilité ! Et, comment soustraire l’impact des élections américaines sur les provinces d’Orient !

 

> Kénitra, 22 octobre 2000,
> My Ahmed Idrissi , Kénitra, Maroc
!

                                      Maidoc@CARAMAIL.COM

01:42 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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