20/07/2004

BIENVENUS SUR LES PAGES DE MAIDOC

YOU'RE WELCOME IN MOVING ON MAIDOC2'S PAGES .

 

BIENVENUS SUR LES PAGES DE MAIDOC2

 VENEZ FAIRE UNE HALTE ET VOUS ABREUVER,POUR ALLER DE L'AVANT !

LISEZ ET FAITES LIRE .
             CETTE PAGE EST A VOUS,

 

 

 

From Morocco.







 

 

A LA VUE

A LA VUE

DU CIEL PASTEL DE TES PAUPIERES, PETALES DE ROSES,

PALPITENT D'EMOTION LES COEURS ASSOIFES DE TENDRESSE.



LACS D'AZUR, CHIMERE IRISE, IRONIE BACHIQUE,

ILS TRAITENT L'ARC EN CIEL DE FRASQUE ANTIQUE.



GALBE PETILLANT DE SANTE, CHANTANT LE RYTHME DES JOIES,

FEUX D'ARTIFICE FETANT LES NUANCES DES TONS,

ILS DONNENT AUX FETES DES COULEURS ET AUX FLEURS DES NOMS.



TON COEUR ASSOIFE SOMME LES SOURCES DE L'AME

D'ASSECHER LEURS COURS ET DE TARIR LES LARMES.



UN ZEPHYR DE FRAICHEUR, ETHER BALSAMIQUE,

PARFUM DE PLEURS, SOURD SANS RIGUEUR DES FARDS,

ET CONFOND LA TRAGIQUE SECHERESSE DES REGARDS .





TON SOURIRE, ONDEE MAGIQUE , PRINTEMPS DES ANGES,

VOLE AUX DIEUX LEUR DOUX ET ETERNEL LANGAGE .





LE GLOBE ENTIER REMUE, Ô VERTIGES PULSATILES

SOUS LES ENVOLEES LYRIQUES DE TES CILS VIBRATILES.



CE SONT D'ETERNELS MIGRATEURS EN QUETE DE FIRMAMENT,

QUI BATTENT DE LEURS AILES , EN LIBERTE, NONCHALAMMENT.



VAGUES DU DESTIN QUI SE BALANCENT AU GRE DU TEMPS

DANS L'ENTRECHOC DES FEUX QUE TU JETTES SCIEMMENT.



CES FULGURANTES FLAMMES QUE TU ARRACHES AUX ENFERS,

HARPONNENT D'ECLAIRS L'ENVIE MUETTE OU EXULTENT

LES HUMEURS ET GONFLENT DES TORRENTS D'AMOUR

ASPIRANT DU DIALOGUE MUET LES RIRES D'UN MOITE FESTIN.




In the meantime why not check out the link below to get your own 20MB of free webspace?

www.fortunecity.com






                            Souwbouli yeddi, bache n'boule ! 

 

         FAITES MOI UNE MAIN POUR

                                        QUE JE PUISSE PISSER   !

 

CE TITRE EST LE CRI D'UN DES TEMOINS DU TELETHON !

 



Vestige d'une aventure,
Rescapé des poubelles;
L'honneur est intact,
Je vis hors d'un sac
Qu'on n'a pas jeté !

On m'enchaîne dans les toilettes,
On m'enferme dans les placards,
De peur que les voisins m'entendent gémir,
Ou que mes géniteurs n'affrontent,
Outre le mépris et la pauvreté,
La dure pitié des hommes,
Comme ça a toujours été !

Légèrement inadapté,
Si je suis né difforme,
Vous êtes nés avec quoi ?
Et, qu'allez-vous emporter ?

Légèrement inadapté,
Si je suis né difforme,
Devenu par accident différent,
Je compte parmi les humains,
Peut-être mieux, ou plus encore !

Ce que la soirée a voulu vous dire,
C'est qu'il n'y pas de services spécialisés.
Les bêtes ont les leurs, pardi !

Sauf qu'ici, dans sa chair, on doit tout payer,
Pour ne pas sortir, plus handicapé encore,
Des mains des Mulets et des Ogresses,
Qui sévissent dans les écuries et les hospices !


Or pour nous autres Humains,
Nés malformés ou devenus tels,
Différents du moule ordinaire,
Que vous avez eu et bien mérité,
Il y a comme un kyste, un mur,
Qui enveloppe vos habitudes,
Et laisse nos âmes, errer !

Faut-il attendre, marginalisés,
Que nos mères aient leurs droits
Pour obtenir les nôtres ?
Ou, que nos pères puissent crier
Pour qu'on nous entende rugir ?

Faut-il attendre que notre Pays
Ecarte à jamais les menaces de guerre,
Qu'il retrouve les siens du Sud,
Avec son intégrité et le respect au Nord,
Pour qu'il nous rende l'honneur, enfin ?

Faut-il attendre que les intempéries cessent,
Et qu'on découvre le pétrole et l'or ?
Ou, que ceux qui ont spolié nos terres,
Tout en excuses, nous les rendent,
Avec l'Orient et la Palestine en prime,?

Faut-il attendre, vous qui marchez,
Qu'il y ait un Ministère bien à nous,
Dans un autre Gouvernement,
Plus socialiste encore,
Ou qu'un pays vienne nous privatiser,
Pour qu'on s'occupe de nous ?

Si ce n'étaient les injustes menaces,
Les subversions et les actes de nuisance,
Au lieu de nous armer, ô les gens d'à côté,
Nous aurions déjà fait L'UMA !

Nous aurions eu les moyens de prévenir
Les malformations des chérubins,
De mieux les voir et de les surveiller,
Sinon de les placer et d'aider sans attendre
Les médias qui font le Téléthon !

Vous qui entendez, vous qui voyez,
Où sont les Partis et les moyens de l'Etat ?
Faut-il attendre que nos écrits,
Subissent de la gauche la censure,
Ou qu'ils se lassent de vous prier ?

Apartheid dans mon corps,
Exclu de mes parties
Faites-moi une main,
Pour que je puisse pisser !
Fabriquez-moi une prothèse,
Un pif, un nez, pour être fier !

Donnez-moi la main,
Ne serait-ce que pour manger !
Une canne pour marcher,
Un œil pour sourire,
Une fleur de synthèse,
Et des lèvres pour dire merci,
Sinon un alphabet pour maudire !

Editeurs de tous les pays, unissez-vous,
La journée mondiale des handicapés,
Est une fête sacrée, qui vous attend !

Faites lui un livre dans toutes les langues,
Et l'offrez, aux millions que nous sommes,
A titre de solidarité avec les handicapés !

Faites un livre dans toutes les langues,
Un livre signé de tous les écrivains,
Les philosophes, les Nobels, les savants,
Les champions, les médaillés, les stars…

Un livre préfacé par tous les Chefs d'états,
Qui soit béni des cultes et des représentants,
Des sages aux palmes académiques,
Des députés des parlements et du sénat,
Comme des minorités politiques,
Qui sont des infirmes, aussi !

Faites un livre dans toutes les langues,
Un livre signé par les premières dames…
Toutes celles qui ont gagné une médaille,
Un titre de gloire, si ne n'est de l'argent !

Faites un livre dans toutes les langues,
Donnez le au Pape à titre d'hommage,
Et d'amour pour ceux qui peuvent aimer,
Et savent, en donnant, nous le dire !

Faites un livre dans toutes les langues,
Facile à vendre et qui chante :
Ce n'est pas un appel à la pitié,
Mais, un refrain, une danse,
Qui rappelle au droit la raison !

Apartheid dans mon corps,
Exclu de mes parties,
Faites-moi une main,
Pour que je puisse pisser !
Fabriquez-moi une prothèse,
Un pif, un nez, pour être fier !

PAR DR IDRISSI MY AHMED

 

                   VENT DE VERDEUR

                            Dr Idrissi My Ahmed

Que dit le vent aux branches qui courbent le dos,
Sous le ramage bruissant de son souffle chaud ?

Le vent tend son arbalète, décoche des flèches,
Griffent des cœurs sur l'écorce des arbres,
Qui chantent, unis, dans le musc des brises.

Le vent s'insinue entre les branches jusqu'aux feuilles
Qui palpitent et se pâment sous ses harcèlements.

Dis, badin rimeur, que je suis jaloux des branches,
Qui trouvent l'air enchanteur qui les fait vibrer.

Le vent souffle sur les branches et susurre,
Des notes de parfums qui fécondent les roses,
Aux couleurs sublimes qui fascinent les sens .

Le vent souffle sur les pétales moirées,
Des bouquets de fleurs que tu vêts sur ta robe,
Agitant des effluves aux arômes des pans qui enflent.

Le vent souffle sur les hanches diaphanes qui disent,
L'odeur suave des courbes nubiles,
Et le parfum musqué des jasmins juvéniles.

Le vent qui souffle, médite et projette,
Des mains tremblantes qui défont le feuillage,
Comme toi ma chère, le jour du pucelage.

Le vent médite sur tes bras plantureux,
Que l'œil arrose de ses colliers de regrets.

Le vent qui souffre sous les yeux qui méditent,
Verse une larme de piété sur tes pétales roses.

Le vent souffle et égrène, mon ange,
Les grains purs d'un chapelet de prières,
Pour sertir de brillants et d'ors ton auréole d'argent.

Le vent qui souffle entre les branches qui méditent
Se recueille furtif sur les anges qui s'évadent;
Pareils aux rêves des houris qui oublient les calins.

Le vent qui souffle entre les branches médite
Les rêves ravissants de ton sommeil innocent..

Mon vent gémit à ta porte et frappe aux fenêtres…
Je râle de ces réveils futiles qui ruinent mes rêves.

Le rêve est ce que j'ai de gratuit et de cher;
Il est le paradis interdit, où tout m'est permis !

Il est la liberté que j'ai et que je ne puis céder,
Celle de pouvoir rêver des images qui repassent,
Où des festins de noces sont offerts sans amende.


Dame critique, jalouse, aux réveils revêches ,
Me flagelle, si fort, que je regrette l'inquisition !
Et me mets à espérer des rêves que le fisc contrôle,
Avec la douane, pour ne pas faire d'intoxication !

C'est dire le point extrême des mœurs d'exaction,
Qui oppriment la psyché, le moi et l'inconscient,
Chez les gens policés que nous sommes !
Cette hypertrophique excroissance, gluante,
Grossit sur le magma de nos cultures difformes.

Grouillant comme des zombies de cadavres
Tordent leurs viscères sur des terreaux immondes,
Entre les interdits charnels et les autres voluptés,
Ils terrassent nos fantasmes et musellent nos envies.

Depuis l'antiquité biblique, si mal interprétée,
La chose intime prend l'allure de souillures,
Et transgresse l'action même dans le songe, d'aimer,
Sans admettre l'innocence ni absoudre la blancheur.

C'est le délit infâme d'intention que l'on arnaque,
Visible à votre silhouette différente qu'on attaque,
Ou, selon les climats, à vos idées qu'on traque.

Méfiez-vous de rêver de lendemains farfelus.
Ceux qui chantent l'espoir, la tendresse, l'école,
L'occupation des jeunes, le travail des chômeurs,
Et des vieillards indigents la santé et la rente.

Votre épouse par les ébats, brutalement réveillée,
Sur les décombres de vos effusions chastes,
Croyant à tord, aux miasmes d'un esprit en révolte,
Veut connaître l'intruse qui vous fait délirer.

Et, si par malheur, elle écoutait des voix,
Elle verrait que le rêve sait parfois ouvrir des portes.
Les portes d'une vitrine où vous preniez la queue !

Non celles des visas que le racisme importune,
Ni celles des administrations et autres maisons closes,
Mais juste celles des houris que nous versent
En parabole, ces modernes pénates des logis.

Allo, muse, donne-moi ton téléphone, vert ,
Pour chercher un travail où je puisse rêver.
Car mes appels avec l'au-delà sont chers,
Et je me surprends, visiblement, à t'aimer.

C'est le vent qui courbe le dos des branches,
Et s'insinue sous les portes des dormeurs.
Il souffle aux oreilles assoiffées et pudiques,
Des amours élevés sans être platoniques.



00:59 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

TES YEUX PLONGENT DANS LE CIEL ET POUR FINIR DES POEMES POUR VOTRE BOHNEUR

******************************************** ********************************************

TES YEUX PLONGENT DANS LE CIEL

PAR LE DR IDRISSI MY AHMED

1 °) FIEVRE APHTEUSE ET RME

Les cimes des arbres flottent, Comme des nues dans le vent. Spectres d'articles ténébreux et longs, Tels ces écrits, qu'au Bayane, je rends !

Dans ta charité secrète, Science, accepte mes défis, Pour que les politiques, Lisent avec amour, mes écrits !

Sur un pont de navire, en rade. Ton cœur, nostalgique, chavire. Tremblant au froid du temps, Tes mains sur la balustrade, Tu lèves au ciel le front !

Tes yeux ont percé là-haut, L'étoile filante, qui lit les visages, Et réalise du chômeur et des sages Les vœux et les justes présages.

Plaît-il au ciel, que la vue, Qu'un rancard avec une comète, Une touriste, l'espoir, la patère, Te sortent brûlant de la réalité !

Je leur dis, voisins et frères, Que tu es l'otage des sables, Et des visées insatiables, Du polisario et des ibères.

Mort ou vif, sans visa, Si les anges viennent, Comme les avions au ciel, Toi, tu ne peux y aller, va !

Je jure par l'Espagne et la CEE, Nos poissons et leurs barbelés, Qu'au retour, tu deviens mulet !

Tu as la fièvre équine, TME ! Grande Question chez les râleurs, Quand pour du poisson leurs docteurs, En deviendront les inquisiteurs !

Inquiet, tu doutes des valeurs, Quand nous recevons les leurs ! Restent-ils immuns, s'ils n'ont rien ? Nous laissent-ils indemnes, au retour ?

Humble, calme et travailleur, Foulard de Dieu, chez les laïcs, Esclave, humilié chez eux , Tu souffres de ce qu'on fut, Et qu'on ne veut plus être !

2° °) DES YEUX DANS LE CIEL

Dans le noir qui t'avale, tu pars, Laissant au pays tes enfants ! Etoiles du ciel profond, Qui vous crée ? Qui en a mis tant ?

Molécules de lait sur une assiette, Offertes en obole aux chats, Fossiles sous un microscope, Sabliers pour calculer l'instant !

Des mots que tu ne peux chanter, A la gloire du passé défunt ! Des songes que tu ne sais lire, Ni encore interpréter ou retenir?

Des trilles, sur une portée, Des hiéroglyphes, pour toi ! Enfant pauvre, nu, analphabète, Eternel malade, sous développé !

Immenses Etoiles, Brillantes par milliers, Lointains Soleils, Lequel est Le Premier ?

Ils disent que T'es Dieu ! Et ils se tuent, N'ayant qu'une mort, A Te chercher !

Ils disent que t'es la Grande Ourse, Sais-tu que tu t'appelles ainsi ?

Ils disent que t'es la Lune ! Sais-tu que ma mie, S'appelle ainsi ?

Des larmes sur tes tresses, Nattes de prière ou presque, Livre, dont tu es le feuillet, Destin, je te confie leur détresse !

Conscient de nos faiblesses : Paix, justice, tolérance, liberté, Je lis dans tes yeux, ô Lumière, Que tu peux venir m'assister !

PAR LE DR IDRISSI MY AHMED

KENITRA, LE 25 / 05 / 1999





" CRIS AU KOSOVO " PAR DR IDRISSI MY AHMED

Les fous furieux, Sous la musique des tirs, S'allument au firmament !

Noyés dans les gravats , Qui pleurent du ciel Les cendres rougies Sous la colère des siens.

Les pieds coupés, Les mains déchiquetées, Sa gorge est nouée, Sa voix s'est cassée : Il ne respire plus ; Il ne peut plus être !

La terre violée tremble, Comme ces filles éclatées Par les hordes sauvages.

Les fosses s'ouvrent Avalant par milliers Des innocents, expiés A jamais, de leurs péchés !

On viole nos filles, On tue nos mâles ! Les fleurs brûlent, Leurs chairs pourrissent !

You go, sale vie ! Fosses communes ! Union de chimères, You go Slavie !

Adieux tes chantiers ! Les camps d'esclaves, Attendent du Nord: Que les frères Serbes, Creusent pour eux, De vastes charniers !

Kosovo, Terre promise, Jérusalem sœur Iraq, Ruanda en Bosnie ! Que valent tes églises Quand tes adeptes Sont des meurtriers ?

Les vieilles, dans les brouettes, Pleurent, de honte et regardent Les convois morbides des charrettes Voler en éclats sous les obus, Que nul dieu serbe n'arrête !

J'ai déjà vu cette femme, Une maja aux grands yeux, Pleurer sous le mur en Algérie ? Etait-ce l'Iraq, Babylone ! Ou les Somalies, peut-être ?

Ses cris, criblent le ciel, De flammes d'espoir, Mêlés de fiers reproches, Teints de sang et de fiel !

Pleurs du soir que la vie emporte, Espoir du matin que le feu damne ! Le soleil ahuri se cache derrière Tes volcans, humanité en flammes !

Des usines vides, Des cimetières sans âmes, Des marchés qui explosent Comme les temples orientaux Sous nos salves de prières !

Des hôpitaux flambent, Sous les tirs affolés, Comme les ministères vides Et les prisonniers des commissariats.

Les fous furieux, Sous la musique des tirs, S'allument au firmament ! Pour devenir amnésiques !

Combustibles du soir, Comme dans un cauchemar, Les édifices allumés par la guerre, Illuminent les concerts de rock, De stupides soirées !

Blanchies, les torches de l'Union, Mêlées au flambeau des Libertés, Eclairent la victoire de l'Occident, En allumant ses propres guerriers !

Vacillante, comme un mirage, Qu'on craint de rencontrer le soir, Sous le tir fourbe des snippeurs, La silhouette d'une djin Kosovare, Sort son nez aquilin du guêpier !

De son sac, perce ticket ! Est-ce un bon de farine, Ou un billet de ciné oublié ?

Non, c'est la page arabesque D'un Livre Saint de prières, Un talisman de Soulaeymane Arrachée au prophète Guerrier !

Quoique belle, l'Odalisque, Comme une turque laïque, On refuse ton dieu œcuménique, Même, s'il te plaisait de L'adorer !

La couleur que tu portes, Est un défi, une honte ! Une erreur, que t'avais de naître, Dans le compartiment Europe, Qui n'est plus le tien !

Nul besoin de films d'horreurs, Les acteurs de cinéma, sont là ! Des siècles qu'ils nous épurent, Nos cousins serbes de race pure !

Exilés de nos terres Cette Palestine est notre ! Parqués au milieu des camps, Sur le chemin des frontières, Vos superbes et aimables bombes Nous déciment par milliers !

Ouvrez-nous, l'Amérique Les cœurs de notre pâle Union, Et donnez-nous le secret génétique De sa lumineuse portée !

Il vous suffit de voir, les Héros, Qu'on est blancs comme vous, Laïcs, vaccinés et pratiques, A ne plus croire en Zorro !

Nos fils n'ont plus de cris ! Ils n'ont pas besoin de pleurs ! Ils n'ont plus besoin de lumière, Mais ils respirent encore, Aux rythme des sirènes !

Si ce n'est en l'amour, De nos beaux enfants ! On n'attend que la mort, Notre vie, c'est ça !

Vous avez compris, Hommes de bonne volonté, Qu'on n'est pas si différents Des autres humains, Qui attendent le trépas !




MERCI DE VOTRE LECTURE

DOCTEUR IDRISSI MY AHMED




A NARJIS RERHAYE

CONTRE TOUTES LES RAILLERIES



PHASE DEUX, DE MONDOC

RUMEURS ET STERCORS

Laïcs, pieux ou païens, Extrémistes de la morale, Pauvres ou puant le fric, Ils citent l'amour, Pour l'occire, en mangeant !

Il est dommage que les purs, Qui se croient du moins tels, Vivent sur cette terre, Pour se ternir en chiant !

Participe exécrable, Rune scatologique, Forfait naturel, alors, Répétez le mot avec moi!

Le mal pour lequel tu râles, Excréments et fiel, Fientes, cacas et purin, Engrais de leurs nourritures, Est la juste conséquence, Du manger cannibale De la chair des autres.

Ils sont l'essence, De l'impérieux mouvement, L'origine première, Qui t'essore du cœur, Et s'allège en chantant !

Même chez les gens bien, La gente parfumée, locale, Qui pète d'ostensibles rôts, S'accompagne d'ordures ! Outrage ! Encore un mot, De ce style infâme Et je te boucle, Pour censurer ton drame, Petit bout d'homme ! Et toi, ta gueule, Petite femme !

LES MAINS SUPERIEURES

Leur orgueil, Est que nés, anges, Ils souffrent du ciel, L'azur éthéré, Criant à son imperfection !

Journées banales, sans âme; Corps sans esprit ! Acrimonieuses imprécations, Des ventres avides et des poches, Qui insultent, et fauchent Sans jamais donner !

Des mains, La paresse en pire, Aux ailes cassées, Si ce n'est de vampire.

La mort, spectre infâme ! Ses doigts, comme des chicots, Son squelette, ses griffes Aux arrêtes de faux, Plonge son venin Dans ta chair et tes os !

Des mains, Qui grossissent les barreaux Des libertés barbelées, Aux limites acérées, Que sous sa tutelle, Nous sommes !

Des têtes, cela s'appelle ainsi, Dont on n'utilise que les dents ! Fronts abscons, offensés, Par ton ecg plat !

Des narines, sans nez Comprenez fierté, Manquant d'honneur, Avides de ton air superbe, Et du servage de nos libertés.

LA RUMEUR

Et là, au fond, Entre les dents qui saignent, Aux cafés, dans les rues, Autour des tables en fête, Qu'elle assiège souvent, Jure, palpite et ment, La Bête.

Satan le Diable, le monstre, Véhément seigneur, La haine en furie, l'horreur, Ce tout qu'est à la fois, La Rumeur !

Sa langue, fourchue sordide, Dans son assassine fureur, Souffle des vents putrides, Pour que geigne l'amour !

La rumeur qui s'occupe de vous, Balaie la fierté de son souffle, Et éteint de votre imperceptible Degré zéro d'intelligence, La lumière et le chant !

Naissances sans youyou, Anniversaires sans fête, Fêtes sans éclats, Défilés de voyous ?

*********

COURBETTES ET PRIERES

De quoi je me mêle Si t'est heureux ployé, Dormant sur ta pelle ? Devant Dieu, l'Eternel, Pioche et prie, mais va, va !

La prière est pour toi ! Tes ablutions, Il n'en a cure. La prière est pour toi, LUI, a ses anges qui L'adorent Prie, mais relève ton dos ! !

De quoi je me mêle, Si t'es heureux courbé, Sous les affres d'une morale, Qui pue d'hypocrisie ? PLUMES ET CROCS

Ils invoquent du ciel la loi, Ses dix commandements, Dénoncent tes frasques, Et odieux scandales , Et récitent leurs litanies, Contre tout entendement !

Tenue de parade, factice, Pureté en apparence, Index et délations, Charriant des livres de morale !

La vérité ondule sa balance, Laissant tes juges émus, Et les médias en latence !

Ils comptent tes misères Les plus intimes, je vois, Aux grains de leurs chapelets : Le m'as-Tu-vu, hypocrite, Elevé comme des Prières Au Seigneur !

Des cendres d'épaves, A l'effigie humaine, En robes, burnous et boubous, Adorent des totems, Divinisées en tabous !

Riche comme Crésus, De tes promesses d'ors, Fière des luttes, Que t'a confié le sort : Que aimer est le défi L'essence et l'arôme pour exister !

Dis-toi : Que m'importent les richesses, Si je suis comblée par Toi Seigneur; Une plume, comme arme, A la place des crocs !

PAR DOCTEUR IDRISSI MY AHMED

Écrit par : DR IDRISSI MY A | 20/07/2004

LA BANNIERE ETOILEE

Ébènes rutilants, mâtinés d'ivoire, encensés de cannelle,
Exhalant le jasmin, l'œillet, et la rose vermeille,
Ils partent, maîtres du temps sur les mers du destin.

Les marins magnifiques, hôtes des milliers nautiques,
Se hissent vers les hauteurs des futurs sublimes.
Ils voguent, halés du givre épicé des parfums solaires,
Loin des algues marines et des rivages halieutiques.

Les prestigieux pilotes sillonnent l'espace nautique.
Vigoureux et sereins, malgré les présages de tempête,
Les intempéries océanes constellées de récifs,
Ils scrutent les augures et prospectent la fortune.

La bannière étendue palpite aux brises du firmament,
Dépliant ses pagnes de noblesse dans l'éther mythique.
L'étoile verte d'espoir sur le fond rouge vigoureux,
Où l'astre trace le chemin de nos crédos éthiques,
Rehaussant l'Histoire de nos actes mirifiques.

Les califes et les saints, guerriers et poètes mystiques,
Ivres de muscs orientaux, soûls d'orgies extatiques,
Vouent leurs prouesses épiques aux sables antiques,
Dans le sillage de Sindbad et des sagas d'Ali Baba.

Vêtu d'azur, poivré d'ors, d'ambre et de myrrhe,
Le Commandant lucide, exulte mais demeure stoïque.
S'il conquiert
du regard les
marins , il inspire la crainte,
Insuffle le courage et calme les complaintes.

Les milles et une nuits jaillissent des tempêtes.
Le Maître esquive le navire des roches et des abîmes.
La barre est confiante entre ses mains expertes.
Il guide l'âme des novices vers les œuvres sublimes.

L'Empereur victorieux est porté jusqu'aux cimes.
La coque assoiffée rugit sous l'étreinte des flots.
La nef contrite, craque des flancs, et penche à tribord.

Des mains apeurées aux cals ramollis oublient de ramer.
De leurs erreurs de parallaxe surgissent nos sentences,
Et naissent courage, loyauté et bien d'autres vertus.

L'île flottante est ballottée par des montagnes de flots,
Une lugubre sinistrose nous accable de morosité.
La semonce du Maître abolit les crampes, abroge les feintes.
Sa voix emplit d'émois les anciens et les jeunes, d'audace.
Ils grimpent à qui mieux mieux, vers le haut des voilures,
Corrigent le tangage et mettent le cap sur l'horizon.

Ils sont sortis d'été, par temps de sécheresse.
Le sirocco des sables, chassé par les vents d'Est,
Pousse les nervis au Sud, en charriant les criquets.
Les cyclones du dessert, tornades de parabole,
Déchirent nos voiles et rompent nos mâtures.

Prétentieux esquif, objet ruiné par les convoitises,
Par delà l'immensité austère des éléments déchaînés,
Havre de paix pour qui refuse d'en sortir,
L'univers en débâcle sous les trombes
chavire
.

Des gabiers sournois, grisés de querelles intestines,
Rompus aux quiétudes fourbes des fidélités perfides,
Distants, car haut-placés, sur les mâts de vigie,
Sont soudain pris de panique et du mal de mer,
Craignant de s'empaler vifs, à la moindre chute.

Les encenseurs funèbres, censeurs séditieux,
Cerbères, jaloux des us et pratiques thuriféraires,
Négligent le compas et les mesures à prendre.
Choqués par la détresse, perclus de calamités,
Ils oublient le métier simple, qu'il est de ramer.

Les drapures du voilier, majestueuses et vastes, s'étendent
Comme les nues du ciel, sous les zéphyrs propices.
Les cordes frêles qui sous-tendent les gréements,
Ondulent en faisant crépiter les tentures.
Elles palpitent sous la houle des ondes et des vents,
Égrenant des rumeurs qui font grincer les dents.

Les mâts de cèdre, échines célestes, Atlas pérenne,
Parés par l'asphalte millénaire, raffermis d'airain,
Calent le navire, rempart et bouclier flottant,
L'abritant des avatars et des avanies du temps.

Avisé et prudent, le Timonier maîtrise la cadence.
La confiance aguerrie, sa mansuétude persiste.
Pragmatique, Il règle le compas, la praxis l'exige :
Le cœur et la fortune sont des juges inconstants,
La raison seule sécurise, son intellect approuve !

Arbitre suprême, Ulysse sur son vaisseau,
Fier et victorieux, le Commandeur des Croyants,
Continue sa route se défiant les bancs de sirènes.
La racaille collecte la gabelle et vendange aux semailles.
Gabegie, triangle des Bermudes des trafics et des tares !

Ardent, le preux Marin, aguerri par les épreuves,
Voit les consciences doubler et se détourne des échos.
Les tréfonds sont riches de promesses malgré la rocaille.
Un sang frais se dresse, bravant vices et canailles.

Devant tant d'appels, d'ouverture, de transparence,
L'alternance, les oblige, malgré leurs tribulations.
L'équipage enhardi, obtempère, sémillant de fierté !

Les sempiternels vampires, obséquieux et voraces,
Accrochés aux mailles de leurs sanglantes voluptés,
S'échappent en rampant, chassés par les clartés.

Le bâtiment superbe, accoste un pacifique rivage,
Ses lauriers verdissants bruissent aux alizés du nord.
Prodigieux et tenace, il promet d'initiatiques voyages,
Au Capitaine, qui un jour, accostera un beau rivage !

Écrit par : DR IDRISSI MY AHMED | 01/05/2010

Les commentaires sont fermés.