20/07/2004

BEN, L’EMPIRE ET LA LOI DU TALION

BEN, L’EMPIRE
ET LA LOI DU TALION

OU

RELIGIONS, LIBERALISME ET CARNAGES

 

AVERTISSEMENT

Voici cher lecteur un effort d’écriture engagée, après mure et sereine réflexion ! Je ne sais pas si dans la benladénophilie *ambiante et si face à Ben Laden , la stigmatisation de ses erreurS et de son calcul, court, seront indexés, par les cadres musulmans et lecteurs fondamentalistes, comme synonymes de parjure ou d'apostasie ? Je ne parle pas des Juifs, honorables, tolérants et démocrates, qui ne verront dans ma « charge » de MONSIEUR Sharon, que justice. Quant aux dénégateurs de nos droits, qu’ils se réveillent ( merci) ! Pour les Américains, certains parmi ceux qui vont me lire, grâce à vos traductions, ne verront pas Bush, super Star, taxé de terroriste, avec trop de ferveur !

EXERGUE

Quand de grands chefs modernes, déclarent pour assouvir leurs « croisades », lutter contre Satan, on ne sait plus s’il faut croire en Un Dieu et s’Il est encore le leur ! Trop de mal est toléré, ici-bas, au nom du Diable et des Libertés !

REFLEXION

« Dégénérés supérieurs », cette « ispice di counards », est en voie de disparition. Dommage ! Le premier des chefs terroristes en question, verra des milliers d’enfants, nés après le 11 septembre 2001, se prénommer Oussama. Des clones, en hommage de leurs parents, à celui qui comme David, osa défier pour eux celui qui leur apparaît comme le Goliath des Nations ! Saint Belladen, qui cherchait l’extase, le voici évaporé, sublimé ! Faute d’en faire un vénérable martyr, au corps introuvable, il demeurera ubiquitaire dans l’inconscient collectif de bien des gens, et pas seulement aux pays de l’Islam ! Seulement, voilà qu’on reprend le baroud céleste pour le déloger de ses supposées tanières ! Réduit en poussières, éradiqué avec ses afgheux Talibans, ou volatilisé, il lui faudra ériger une statue ! Dans un musée des horreurs, avec ses comparses de guerre ! Les autres sauriens de l’équipée meurtrière, qui en les traquant, sèment toujours des milliers de morts, sous les bombes ! C’est aux innocents que je dédie cette colère !
Ben Laden, Bin pour les intimes qui ont suivi son thriller, hypertrophié, radicalisé, a si bien « défoncé » les valeurs, au lieu de les défendre, qu’on se reconnaît très peu musulman dans et à cause de ses travers ! Par lâcheté, dira-t-on ! Ou par incapacité, peut-être ? Ses laudateurs bernés, conditionnés, fanatisés, tout autant que les fans choqués de Bush et les adeptes de Sharone, devraient le fêter cette année. Grâce à leur collusion rigide et obscurantiste, l’année Bin-Bush-Sharone, va s’allonger en de longs et nombreux jours de chasse, au Pakistan et au Cachemire ! Là, on nous promet de belles séquences atomico-mystiques, dans la région des Paks et des Indes ! Voilà, une guerre de mieux pour les rambos et autres chasseurs de têtes. L’Orient s’avèrera encore être un inépuisable filon. Un casino pour les financiers militaro-industriels !
Il lui faudra donc ériger une statue à ce Big Ladden ! Une vraie, un mausolée, pas un tombeau d’un saint de troisième classe, mais par ses acolytes yankees ! Oui, pourquoi le tuer, si on arrive à le garder vivant, si utile aux armées en campagne ! Bin et Bush, qui ne savent plus qui a commencé emmerdifier l’un ou à narguer l’autre, font tour à tour, une paire de choc ! Si active et si utile pour ce qu’on appelle les Civilisations ! Les pièces du jeu d’échec sont la Palestine, avec ses entités antinomiques sémites, l’Irak et le pétrole d’Orient, puis très accessoirement les terroristes du vivier des mécontents, qu’ils alimentent et faisandent. Dans la dynamique thanatologique du monde vivant et de la mort, quelqu’un avait dit dans le passé, que « Nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles » ! Oui, mais doucement, et de là, à les tuer, brusquement, par l’erreur incongrue, d’un seul homme ! Wanted, l’homme le plus recherché des mâles et qu’il faut abattre, dead or alive, vaut 25 milliards ! Paradoxal sacrilège, un saint-terroriste, qui vaut des milliards ! Si ce Bin fait la fortune de Bush et celle de l’Amérique, de son invincible mondialité, il mériterait d’eux, au contraire, des congratulations ! Ben Ladden, l’homme qui tua sa civilisation est poursuivi par toute une armada !
Trépaner l’islam ! Le toupet est ce qu’on colporte comme idées d’audit sur notre religion ! Le révisionnisme à la mode n’est plus celui du nombre de morts de honte ou dans le combuis, nazi, mais de Versets coraniques, de pratiques princeps et de Chariaa qu’il faut remiser au placard ! Autant et qu’il faille dans la même mécanique d’idées, exogènes et généreuses, que la plus récente des religions du livre, celle des plus humanitaires, des plus cohérentes et raisonnables, qu’elle se fasse laïciser, comprenez circoncire, pour complaire à ses détracteurs des autres bords du même Dieu ! Pardi, mais on parlera de çà une autre fois ! Tolérez-moi de fait, car je respecte vos concepts qui ménagent les miens ! Mais, attendez les civilisés et dites-moi, sérieusement, quand des hommes meurent de froid, de faim, d’ignorance et d’aliénations, il ne devrait plus y avoir un seul Américain digne de sa Liberté ni un Occidental, digne de chanter la Démocratie ! Sinon que des menteurs. Oui, vous ! Nos « héros », dès lors, sont soit de grands malades, soit des ignorants soit des canailles, sans plus, dans leur ignorance vautrée qui suinte l’opulence et l’orgueil ! Il n’y a pas de quoi être jaloux, dès lors de ces confortables prophètes !
A coté de leur célèbre Statue de la Liberté, voici donc celle de « Ben ». Dans une potence, au bout d’un derrick, tenant un drapeau étoilé, à six branches, avec pour le soutenir Bush et Sharone ! Ce n’est pas une caricature, mais un mérite au groupe ! Sauf que ce preux héros, ce chevalier pied-nus, cette star, est un cyclope ! Un homme déchaîné, seul, contre l’Univers. Cruel crâneur, ce brave est un fou ! Il est un leurre de plus, qui devient une réalité. Dans un monde où le cinéma et les fantasmes se côtoient, sans peine, dans un jeu de massacre, de poussière et de sang où les figurants éclatent par milliers. C’est une partie inextinguible, démesurée, vraie et interminable ! Une guerre des symboles, qui va chercher ses causes dans les arcanes du passé ! Une dispute entre le réel et le virtuel, qui n’a jamais déclassé la lutte entre le bien et le mal et qui rejoint cette classique croisade des « purs » contre les parias et les barbares !
Bush contre Bin Laden. Pas seulement ! Les Don Quichiote* se font nombreux ! La preuve ! Au terrorisme réactionnel, Bush II, répondra par la terreur aveugle ! Sans respect des valeurs démocratiques ni des conventions internationales ! Sans possibilité justice, de jugements ni de recours aux prisonniers ! Aucune reddition ne sera admise, tortures, inquisition et massacres des ennemis seront la règle d’exception. Avec comme seule devise pas de prisonniers en Afghanistan ! Bush nous promet de continuer « la guerre antiterroriste » en Mésopotamie . Un ricochet en Iraq en souvenir du père ! Et puis, comme du temps d’ Alexandre le Grand, il se défoulera sur la Perse et s’installera aux Indes ! Il y aura, même les Pakista-niais et de vrais lndiens, les Apaches de l’Inde ! Voilà que, par milliards, des affidés du gourou Gandhi, qui vont renier la non-violence, quand des terroristes, ont voulu faire cramer leurs parlementaires chéris ! Cette crémation non programmée, qui n’a rien de pieux, jète des craintes froides sur nos sénateurs des deux chambres ! Ces joyeux lurons asiatiques, qui ont des bombinettes, des savants et des généraux, eux aussi, se permettent, pour la circonstance, d’honorer la Campagne de Bush ! Aussi vont-ils lui allumer des cierges pour éclairer la voie aux Amis Ricains ! Sauf que leur feu, va faire de l’ombre à la cabale des States ! Véritable amalgame, un affront sur leurs parcours, les torches atomiques risquent de briller plus fort qu’à Hiroshima ! Qui dit mieux pour la Civilisation ! Merci Bin d’avoir allumé Satan !
De ces faits terroristes et méfaits politiques, l’Ami Ben, vient d’être qualifié de héros des Sous-dév. Il est classé homme de l’année 2001, pour avoir eu des idées de cinéaste ! Sa gloire, au gladiateur barbare, est d’appartenir à une caste de riches qui a bourlingué à l’américaine. Il aurait connu et fricoté avec les Bush, le fric et les services secrets interlopes ! Ainsi, son mérite, renié par ses ingrats amis, est d’avoir rappelé à tous, la suprématie de la toute puissante Amérique. Il vient assurément de servir sa cause en lui permettant de déployer, ce par quoi elle est forte, les armes sophistiquées ! Ce mercenaire, ingrat (?), ce raseur de têtes, avait tourné casaque, il vient de les défier en prolongeant la barbe ! Suprême gageure, l’Empire, « s’est fait mettre » des avions dans ses stèles, par le dernier de la classe ! L’instructeur, le mercenaires anti-russe, va s’avérer être un tricheur malsain, car il vient de surprendre les services qui n’ont rien percé de son diabolique secret ! Si l’on cache maintenant du plastic dans les Nike des éclaireurs terroristes, demain, il faudra craindre les poitrines refaites des hôtesses ! Elles regorgeront de nitroglycérine, pour faire péter leurs clients d’avion, en plein septième ciel ! Pour vous rassasier, messieurs, méfiez-vous des dames qui affichent de palpitants gros lolos ! Elles ont de quoi s’éclater !
L’impérialisme saugrenu, terme déchu remplacé par celui de mondialisme, est devenu si anachronique qu’il est honteux, sinon tabou, de le galvauder encore pour parler de La Fédération. L’Amérique, jalousée même des Euro-païens*, si loin, si ostensible, si froide, reste hautaine et narquoise. Les insupportables States, nantis, enviés et haïs, dictent leur démocratie sur un seul mode au reste du Monde, le leur. S’ils célèbrent le Libéralisme ( sauvage) et se comportent comme la cruelle Rome en son temps, ils ont leur pécher mignon, leur exception de justice, qui s’appelle Israël ! Ravaillac le fou, ce sujet révolté, est entré dans l’histoire en tuant un Roi ! Il fallait un révolté, un illuminé de la trempe de Ben pour affoler l’Amérique, en lui violant deux Tours ! On comprend, la rage de la vengeance ! Voilà que cet antihéros de Bin Laden, qui perpètre une vilenie, contre sa propre cause, s’il s’en est reconnu une ! La religion, comme il la voit, et la Palestine comme il le prétend ! Ou la cause plus universelle, celle d’une idéale Justice, face à un empereur despote : les USA ! Vision absolument surréaliste, mais qui a vu d’autres « Che », mourir pour des Sous-développés ! Messianisme voué aux visions des colonisés musulmans, des islamistes, voire des palestiniens, comme une militance, un martyre, une renaissance comme un courage ! Lesquels, peuples ulcérés et déchirés entre factions adverses, ne lui auraient rien demandé !
Cet homme des cavernes, devenu subitement Star des trous et des ombres, ne savait-il plus, à l’heure où il fait des discours paraboliques, pendant que les américains le disent tué dans une grotte de Tora Bora, qu’en jouant aux échecs avec la Superpuissance, qu’il devait penser à la répartie de celle-ci ? Qu’il fallait supputer la réplique, prévoir la vengeance aveugle et anticiper sur la cruauté des ethnocidaires représailles ! Cette dimension de l’irresponsabilité, du délire et de la déraison, cette radicalisation de la foi, s’est exacerbée dans les coursives de la politique et les discours de haine.
Curieusement, si haine il y a, elle transparaît à peine, tant le froid des discours les rend sereins, tels qu’ils furent exprimés sur les cassettes d’Al Jazeera ! Autre paradoxe, cette dimension du héros « des rues vides et marches sans échos », qui par tactique ou impuissance, n’avait pas osé affirmer, ni avouer, au début de sa saga, sa responsabilité dans la chute tragique des Twin-Towers ! Défection, faiblesse, lâcheté ou suprême outrage, il renie la culpabilité, mais assume l’Ouvrage ! Vous parlez d’une stratégie ? Laguerre est fourberie, tromperies, manigances et leurres ! Seuls ses désastres sont réels. Attention qu’on ne vous prenne pas pour un terroriste, en publiant cette page ! La duplicité arabe n’ayant, selon vos détracteurs, pas de limite ! Lecteur, lisez autre chose de plus décent, de moins intrigant et subversif, parce que l’empire a des yeux dans nos murs ! Là, juste derrière vous !
Or, c’est cette absence de prospective, cette hypothèque sanglante et inéluctable des siens, arabo-islamiques, leur exposition du pauvre peuple afghan, que son malheureux « coup de génie » devait calculer. Il se devait de s’attendre et prévoir la règle de réplique automatique et les conséquences de son « criminel » poker. C’est la Loi du Talion que lui applique l’adversaire judéo-chrétien, accueillie par une large et œcuménique Croisade ! Il aura ainsi engagé toute l’évolution de son espèce et de ses congénères, arabes ! Il aura permis de défaire dans sa volatile déroute ses « coreligionnaires » et toute leur théologie islamiste. Il aura ainsi, privilège de milliardaire, vendu La Civilisation arabo-musulmane, et multiplié contre ses ressortissants, innocents, les préjugés adverses les plus xénophobes.
Cataclysme culturel ! Il aura pour des siècles à venir, « consolidé la faiblesse », creusé les abysses qui séparent le monde laïc actuel, des cultures religieuses, devenues pour beaucoup préjudiciables, inaptes et archaïques ! Leur credo moyenâgeux, se fera plus abscons, leur morale, tartuffe et machiste, plus louche et déplacée et leur projet de société plus inepte encore ! Il était plus facile de jouer au Messie ou à Jeanne d’Arc, que d’oser le coup-bas de si haut ! Le casseur de statues, l’iconoclaste a humilié l’Amérique, en fracassant ses monumentaux gadgets. Certes, la preuve est là, plus que ses cassettes. Il n‘a pas pensé aux décours de sa surprenante attaque du WTC. Il n’a pas pensé à ce que l’Amérique, en réagissant, allait commettre comme belligérance et comme bavures collatérales !
A coté des bavures de ses poursuivants, la taupe fugitive et ses rats, en un mot, Bin Laden n’a pas évalué la toute puissance de l’Amérique, la force de son feu ni de sa frappe, la rage de son extrémisme qui déborde, sans éthique ni retenue, sur toute la Terre ! L’Amérique ulcérée, ne peut plus contenir ses foudres, une fois celles-ci déployées ! Pour elle, à travers son prisme de Terminator, il y aura les gens normaux et les autres, les Terroristes ! Aussi simplet ! Bin Laden en semant « la merde » allait faire récolter le déshonneur et régénérer les exactions en remettant au goût du jour l’arabophobie et ses humiliations comme toutes ces haines, déjà prospères ! Il y aura, dans son voisinage de héros anachronique et d’ Attila de quartier, Saddam, là, juste à coté de la Statue de la Liberté ! Non loin et pour toujours, sur la rampe des criminels de guerre, à la place des premiers, la paranoïaque et boudhiforme créature, celui par qui le scandale arrive, l’obsédé assassin, le carnassier ethnocidaire, le fils naturel de Hitler, l’antéchrist Charogne.
Sharroune, dont le nom signifie « Le Mal » et un expert des massacres en gros et du yoyo machiavélique « exactions-émeutes puis répression- expansions » Le premier des assassins de son état, le monstre raciste est un terroriste démesuré ! Les mots sont hélas, trop faibles pour le qualifier. Il vient d’empêcher Arafat de faire un geste symbolique, de paix et de ralliement, en allant prier, malgré le blocus et les barricades, à Bethléem ! L’érosion du pouvoir et de la personnalité de Arafat, avaient été subitement brisés. Charogne, malgré lui vient de lui agrandir son aura et lui faire plus de gloire ! Le mépris de sa stature de Président, sympathique au demeurant et internationalement reconnu est une insulte à tous les chefs d’état du monde auxquels il a eu à serrer la main ! Conséquence, traitée au burin de Charogne et des entraves qu’il lui a semées comme des ordres, contre-nature, dictés par une pernicieuse stratégie, avalisée par Bush et épaulée par les contrepèteries tordues du Hamas et consorts ! Amoindri, humilié, anéanti, quinze jours auparavant, l’usage forcené du front médiatique juif, la nauséabonde manœuvre du charognard n’aura servi à rien, sinon à renverser l’eau bouillante sur sa face de Charogne!
Cette bavure doublée d’échec pour Charonne, vue selon l’optique des siens, leur a fait dire : « Charonne s’est tiré une balle sur la jambe » Si la sa gangrène tarde encore, on se demande sur laquelle des jambes il aura si bien tiré ? Et s’il en a encore une tierce, après les meurtres consécutifs à son arrogante et narquoise marche maléfique et hypocrite sur l’Esplanade d’al Qods ! Incursion qui allait, vous le savez, provoquer directement, la Deuxième Intifada. Cette guerre des cailloux et ses deux milliers d’enfants martyrs ! Les héros des infos, méritent tous des statues, dans un musée des horreurs ! En face des tours fantômes de New York !

Conclusions. Pensait-il Ben Laden, que l’empire soit mis à genou, et qu’il ferait amende honorable à la suite de ses actes ? Qu’il changerait pour ses beaux yeux, les aspects critiquables de sa civilisation ? Pensait-il, l’Idiot, que par ses actes illuminés et barbares qu’il puisse écraser les défenses de la super-puissance ? Ou que celle-ci, toujours invincible ailleurs, soit clémente envers lui et moins radicale et barbare dans sa vengeance ? Fâcheusement isolationnistes, mais tellement voraces en pétrole, ( d’autrui ) , voilà les USA, qui, installés dans leur tour d’ivoire, ne demandant rien, qui grâce à cette espèce rare et sublimée de roublards, vont saisir cette opportunité, tombée du ciel, pour asseoir avec plus de poigne leur suprématie sur toute la Terre ! Ils réalisent un vœu anachronique, leur Empire Colonial sur la Terre ! Après avoir été gendarme, les voilà Empereur ! « Imperator sanglant.».
Les pays d’Europe, colons par essence, responsables d’ethnocides et de résistances pour se libérer des hégémonies impériales, n’ont-ils pas compris l’aliénation de la mondialisation ? Face aux revers expansifs de ce mondialisme, vont-ils subir la coupe de l’Amérique, sans se révolter contre la prépondérance odieuse de l’étroit colonisateur ?
Le premier souci de la mondialisation, serait la liberté de mouvement des gens et pas que des biens seulement ou des seuls financiers des grandes puissances ! Avec à l’actif de l’humanité, redécouverte, une nouvelle éthique. Celle d’un civisme universel, où les petits états ne seraient pas que les laquais silencieux d’un potentat supranational, l’Amérique.

MERCI, LE   01 01 2002 DR IDRISSI MY AHMED
112 Ave Med DIOURI, KENITRA 00212 0 37376330 , MAROC


03:05 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

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CULTURE MONDIALISTE ET CIVISME UNIVERSEL :
CONSTRUCTION DE LA PERSONNALITÉ ET DE L’IDENTITÉ CHEZ LE CITOYEN DU MONDE








LE RÔLE DE LA CONNAISSANCE DANS LA CONSTRUCTION DE LA PERSONNALITÉ

La connaissance de soi, la fabrication de soi se font à travers la découverte d’autrui et de par le dialogue et la communication en une sorte d’action de construction continuelle. La perfection n’est pas statique ni définitive, elle est une évolution avec ses freins et ses pentes.
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Pour ne pas lasser, pour s’instruire, enrichir ses connaissances et élargir ses pensées, développer son intellect et sauvegarder sa mémoire, cette importante partie de sa conscience et de soi-même, il faut s’ouvrir et percer. Ainsi pour être utile et productif, pour éviter l’ennui et le désastreux patinage sur les mêmes idées, les mêmes coursives, l’impasse labyrinthique et les mêmes réflexes de pensée, les automatismes ennuyeux à devenir stériles et opaques, une seule issue reste pour sauver la cogitation. Celle de sauter le mur de soi, pour dépasser et se délivrer de la paresse tranquille et anesthésiante des certitudes. Celle de ‘’dégonfler’’ l’autosuffisance de soi, de ses opinions antérieures, que d’autres ont dépassées, par l’observation d’autrui. Changer ses optiques, son regard ses angles de vision et de réflexion, par une approche rénovée afin de dépasser les étroites limites où l’on resterait piégé en cultivant, dans l’autosatisfaction, ses seules convictions. Sans renier pourtant ses composantes et dans le but de les enrichir et de les affiner.
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DISPONIBILITÉ
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Se dépasser et s’ouvrir pour donner et recevoir de l’autre. Dans ce qu’il dit d’abord et dans ce qu’il écrit. Il est impossible de ne pas garder alors la soif de découvrir de plus connaître devant les mers de savoir et de connaissance que cet autre garde jalousement ou vous offre. La production est devenue une progression géométrique. Cette multiplication des idées est phénoménale, elle dépasse l’entendement et les capacités des humains. L’encyclopédique connaissance des humanistes des siècles passés n’est plus qu’un sobre résumé du savoir, un créneau temporaire qui doit être respecté pour son importance passée et son apport à la construction du savoir actuel.
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INTERACTIVITÉ
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Une parenthèse infime de ce qui est produit est outrancièrement étalée en ce moment. Pris de vertige et d’incapacité pour imaginer autant, je peux parler de folie extensive, contagieuse, exorbitante, peu permise à tous, peu démocratique. Une sorte d’émerveillement cosmique qui vous plaque, vous marginalise et vous noie, qui aspire ou vous propulse, vers des dimensions inouïes ! Éminemment stimulant et admirable voire annihilant et complexant ! Allez-vous suivre ou vous laisser distancer ? Pays cosmopolite et ouvert, nous sommes, ici plus qu’ailleurs, devant une gageure. Un défi humanitaire, un projet sociétal universel qui a peu de respect ou d’intérêt sur les handicapés et les oubliés de la révolution cosmique !

Ce gigantisme existe dans toutes les matières. Il touche toutes les spécialités, les sciences, les techniques, les arts et les métiers en général et qui dépasse les individus par les promesses et les défis où il les invite. L’humanisme des grands écrivains du passé et des philosophes classiques n’est plus qu’un îlot, une image stagnante et dérisoire antique. Un rêve qu’on ne fait plus. Une rive balisée d’un interminable océan qui donne autant soif qu’il décourage et qui dérange les nageurs les plus intrépides. Toute spécialisation n’est plus qu’une ébauche du savoir faire où elle se cadre et se case. Les spécialités s’ouvrent et se fractionnent en super spécialités plus pointues encore. Pire que l’éclatement du savoir, son essor est l’objet d’une accélération phénoménale.

Alors que faut-il pratiquer comme tentative, à la mesure de l’homme, de ses limites, de ses moyens, de sa vie, pour accéder à un but, pour emprunter une voie, et laquelle, dans cet univers extensible et infini de la Connaissance ? Comment garder le pas et progresser en harmonie avec son temps ?
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LES CHEMINS
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Par quoi commencer, dans quel sens entamer, cette recherche, qui ressemble plus à une noyade qu’à une plongée. Comment atteindre ces richesses, ces connaissances intellectuelles et cette bibliothèque ludique en apparence, mais prodigieusement intarissable, qui n’a de virtuel que le nom ? On va de moins en moins au théâtre et au cinéma, encore moins aux bibliothèques, la connaissance a éclaté, percé les chaumières, grâce aux émissions télévisuelle satellitaires. La connaissance, pointue, spécifique s’est surmultipliée, à l’infini grâce à l’informatique. Et l’on peut avoir sous la main bien des encyclopédies et sous le doigt, en un clic, des bibliothèques entières ! Là où le défi devient embarrassant est qu’il y a une profusion d’offres et de documents. Et cela déstabilise par l’étendue des choix.
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LE LABYRINTHE
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Il ne suffit pas d’avoir les documents idoines, il faut encore savoir les trier, pour délaisser ce qui est inutile, en espérant économiser assez de temps imparti, le temps qu’il faut réserver au strict nécessaire et utile, sans étouffer sous la profusion des références et des données. Cette immensité déconcertante, cet univers inépuisable, oblige à chercher une voie, à tracer un chemin. Le choix n’est pas aisé et la sélection de la spécialité est une nécessité.
L’exclusion des autres données connexes ou complémentaires, n’élude pas la soif de connaissance ni le sentiment d’avoir écourté la quête et négligé quelque part des données et des r-enseignements qui auraient pu être utiles au sujet traité. Évidement la sélection les programmes et l’impact et les directives des professeurs sont les premiers axes et les chemins de choix. Les formations de base, scolaires, celle du collège et de l’université ne sont que les ébauches, les clefs qui demandent à ouvrir et élargir les voix et le chemin choisi. Autant se peut et chacun selon ses goûts, ses besoins, son tempérament, ses moyens et de ceux des siens, famille, institutions et pays. La patience, le temps investis, le courage et la dynamique, les contraintes acceptées sont les paramètres du succès.
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LES FENÊTRES
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Comment procéder alors ? C’est l’école, les copains, les maîtres et les professeurs, concurrents et gourous, qui munis chacun de son programme va vous ouvrir selon les chapitres plusieurs voies. La sélection et les contrôles aidant, l’approfondissement, les certitudes, la vérité et la justesse vont être les mieux côtés. Les meilleurs se développeront. Les autres stagneront dans l’oubli ou dans les marges ou l’exclusion. L’opportunité du travail, le travail devient une récompense.
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LES TRAPPES
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Selon les impératifs de demande et la production on va embaucher certains, aux dépens d’autres. Moins visibles, moins bien préparés, moins percutants. Même si elle est injuste pour les pommés et responsable de fractures sociales, cette tendance est la seule retenue. Pour des raisons d’économie, de production, d’efficacité. Cette méthode discriminatoire et démocratique en apparence, semble nécessaire et utile.

Par delà la recherche propre de chacun dans les secteurs récréatifs, de détente et d’information, non-utile, qui les occuperont, on voit de bons éléments se perdre dans les coursives de la recherches et venir se planter à la lisière et être marginalisés. Par cet aspect ils affirment leur particularités et manifestent leur éloignement du réel, banal et dur, du strictement utile ! Les moins biens concentrés, les plus curieux, attirés par les connaissances parallèles, se perdront dans les écarts et les ravines, les labyrinthes de la connaissance. Pendant que ceux, disons-le, les plus bornés, asservis, normalisés et studieux, non-idéalistes, seront les plus opportuns. Ces derniers gagneront en réussite en embauche et en efficacité ! Ils suivront les secteurs balisés et stratifiés, dont les officiels et les industriels, les employeurs, les dirigeront indirectement ou sur recommandation(
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LES PORTES
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C’est un autre chapitre qui relève de la fracture sociale et des privilèges et autres passe-droits et népotisme, que nous ne soulèverons pas pour le moment, afin de ne pas nous perdre dans la pire des banalités. Celle que les rues en révolte stigmatisent en manifestant contre le pouvoir des mandarins et des caciques sclérosés, contre le système des privilèges qu’ils allouent à leurs zélotes de la nomenklatura et autres affidés embourgeoisés.

On parle de chômage, de projet de société et de concentration des pouvoirs. Seulement pour être réalistes, le contraire du populisme des slogans revendicatifs, il y a des vérités inéluctables à prendre en considération. Le marché, la concurrence et le rendement. La demande en cadres et en cerveaux, toujours selon les besoins et selon les lois du marché, selon les compétences et les innovations, obéit aux nécessaires améliorations comme aux changements que leur dicteront le marché et les contraintes de production et de rendement.
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Ainsi vont se développer ceux qui étaient les premiers. Ils ont les performances, les recettes et les secrets. Les créateurs, les novateurs et les inventeurs, ceux qui prospectent dans les marchés, les explorations, les conquêtes les colonies, les pionniers vont avoir une avancée et une exclusivité sur les autres. Privilèges qu’ils défendront pour s’y maintenir et garder les méthodes de prospection, les moyens de production, les marchés explorés, les pays clients ou asservis, là où ils ont des clients garantis. Assurément asservis ! La prise de conscience aidant, la compétition, feront que certains secteurs seront fermés, même aux plus proches des amis qui commercialement parlant sont des adversaires, les concurrents des prédateurs, qui ont peur qu’on leur vole leur savoir-faire et qu’on copie leurs brevets ou que l’on dévoie leurs clients.
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SÉIDES ET ASSUJETTIS
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Ainsi les pays qui ont développé les sciences et consolidé les techniques dans leurs industries vont être jaloux de leurs percées et de leur savoir…En dehors du strictement livresque, il y a pourtant d’énormes connaissances sur le Net et le Web. Pas encore les recettes pour les piles atomiques et la chimie des médicaments, peut-être ! Mais c’est l’industrie et le commerce, mondialisé sans frontières apparentes et mis à l’international, qui dictent le développement, des contrées arriérées du tiers-monde ! Ce, au gré des besoins et des délocalisations. Et ce n’est que partiellement encore que la technologie exsude ou suinte hors de ses murs ! Pas de quoi se leurrer quant au partage réel et ouvert des connaissances, entre impérialistes et colons d’hier ou les nantis et leurs clients d’aujourd’hui ! Les besoins sont créés, en fonction des richesses des pays, clients potentiels et des courses à l’industrialisation ou à l’armement, impulsées savamment par les pays fournisseurs.
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LA TECTONIQUE DES STRATES
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Les spécialités et les besoins techniques représentent par les coûts énormes reposent sur les sociétés les plus riches et les multinationales qui sont des réserves de savoir-faire et de financement.
L’informatique et puis l’internet qui ont révolutionné la communication sont venus dénoncer cette optique longtemps vraie efficace et univoque. Les concepteurs du Microsoft, du Net, ont bénéficié de l’universalité de leur ouverture et des progrès, des innovations pour se créer des fortunes colossales, rapides, quasi ‘’ brutales en inventant en innovant.
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CRÉER OU POURRIR
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Est-ce que les jeunes chercheurs peuvent encore innover ? Ce genre de succès et de fortunes colossales, en si peu de temps, ces prouesses, ces opportunités d’affaires, si elles se basent sur l’informatique et l’ouverture des pays, la mondialisation qu’ils permettent en la faisant se mieux faire, nécessitent évidemment des progrès, du travail, un milieu favorable, comme d’une part de hasard ! Sont-ce des affaires et des questions de mutants ? On serait tenté de l’imaginer, tant cette voix n’est pas celle du travail seul, ou de la richesse comme starters ! Communication, information, sont-ce les seules voies de développement, actuellement ? Le seul horizon de progrès possible pour l’homme ? Les technologies se ramassent et s’étendent, la micronisation du matériel, son accès se font dépasser chaque jour par les plus innovants, les plus performants, les moins chers...
Que reste-t-il dans leur pays aux plus brillants des nos jeunes ? Investir dans le « 20 Février » ou suivre les pas de papa, parallèlement à sa famille, dans son ministère ? C’est valable pour une oligo-minorité ! L’ambition de chaque pays après la 2ème guerre mondiale, fut d’acquérir le pouvoir scientifique pour dominer ou se protéger. Bien avant que ne soit répandue cette notion d’armement ou d’armes dissuasives.
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LE STRUGGLE DES BLOCS
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Savoir technique et vol de cerveaux. Ainsi, les scientifiques, les plus grands savants allemands de la 2ème guerre, avaient été vivement recherchés ou pourchassés à cette fin, par les pays vainqueurs, notamment les Américains et les Soviétiques. Lesquels, grâce à ce genre de rapts, ont pu rapidement développer les secteurs des fusées et du nucléaire. Depuis la chasse aux cerveaux, n’a pas cessé ! La fuite des cerveaux continue. Les plus grands ingénieurs, ceux côtés par les plus huppées et les plus onéreuses des écoles, sont des profils recherchés par les pays et les sociétés qui savent leurs valeurs et qui savent les utiliser dans leurs secteurs avancés pour pousser encore plus l’innovation, la création et consolider leur supériorité

CIVISME UNIVERSEL : LE CITOYEN DU MONDE.

En dehors des traditions exotiques, des particularismes dont nous nous leurrons, comme garde-fous et dont nous sommes jaloux, quelle est la place que nous gardons, en ce qui nous concerne ? Qu’est-ce que nous sauvegardons ? Qu’est-ce que nous avons perdu comme cadres qui auront tant coûté à l’État ? Évidement ces jeunes cerveaux s’acclimatent, ailleurs, dans les pays de leur formation ou de leur première embauche ! Là où ils sont rapidement insérés dans des départements équipés, bien payés, dorlotés et même mariés, pour être mieux retenus, après leurs études. Peu retournent aux pays émissaires, dont ils ont perdu les repères, malgré leur reste de familles. Des éléments rares apparaissent de temps en temps, à la tête d’une immense boîte occidentale ! Et ça fait quelque part plaisir, quand ils reviennent ici, le tir d’une hirondelle, pour remporter un marché. Ceux-là, ils ont conquis le monde qui les a conquis.


Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 16 Juillet 2011

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CULTURE MONDIALISTE ET CIVISME UNIVERSEL :
CONSTRUCTION DE LA PERSONNALITÉ ET DE L’IDENTITÉ CHEZ LE CITOYEN DU MONDE








LE RÔLE DE LA CONNAISSANCE DANS LA CONSTRUCTION DE LA PERSONNALITÉ

La connaissance de soi, la fabrication de soi se font à travers la découverte d’autrui et de par le dialogue et la communication en une sorte d’action de construction continuelle. La perfection n’est pas statique ni définitive, elle est une évolution avec ses freins et ses pentes.
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Pour ne pas lasser, pour s’instruire, enrichir ses connaissances et élargir ses pensées, développer son intellect et sauvegarder sa mémoire, cette importante partie de sa conscience et de soi-même, il faut s’ouvrir et percer. Ainsi pour être utile et productif, pour éviter l’ennui et le désastreux patinage sur les mêmes idées, les mêmes coursives, l’impasse labyrinthique et les mêmes réflexes de pensée, les automatismes ennuyeux à devenir stériles et opaques, une seule issue reste pour sauver la cogitation. Celle de sauter le mur de soi, pour dépasser et se délivrer de la paresse tranquille et anesthésiante des certitudes. Celle de ‘’dégonfler’’ l’autosuffisance de soi, de ses opinions antérieures, que d’autres ont dépassées, par l’observation d’autrui. Changer ses optiques, son regard ses angles de vision et de réflexion, par une approche rénovée afin de dépasser les étroites limites où l’on resterait piégé en cultivant, dans l’autosatisfaction, ses seules convictions. Sans renier pourtant ses composantes et dans le but de les enrichir et de les affiner.
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DISPONIBILITÉ
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Se dépasser et s’ouvrir pour donner et recevoir de l’autre. Dans ce qu’il dit d’abord et dans ce qu’il écrit. Il est impossible de ne pas garder alors la soif de découvrir de plus connaître devant les mers de savoir et de connaissance que cet autre garde jalousement ou vous offre. La production est devenue une progression géométrique. Cette multiplication des idées est phénoménale, elle dépasse l’entendement et les capacités des humains. L’encyclopédique connaissance des humanistes des siècles passés n’est plus qu’un sobre résumé du savoir, un créneau temporaire qui doit être respecté pour son importance passée et son apport à la construction du savoir actuel.
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INTERACTIVITÉ
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Une parenthèse infime de ce qui est produit est outrancièrement étalée en ce moment. Pris de vertige et d’incapacité pour imaginer autant, je peux parler de folie extensive, contagieuse, exorbitante, peu permise à tous, peu démocratique. Une sorte d’émerveillement cosmique qui vous plaque, vous marginalise et vous noie, qui aspire ou vous propulse, vers des dimensions inouïes ! Éminemment stimulant et admirable voire annihilant et complexant ! Allez-vous suivre ou vous laisser distancer ? Pays cosmopolite et ouvert, nous sommes, ici plus qu’ailleurs, devant une gageure. Un défi humanitaire, un projet sociétal universel qui a peu de respect ou d’intérêt sur les handicapés et les oubliés de la révolution cosmique !

Ce gigantisme existe dans toutes les matières. Il touche toutes les spécialités, les sciences, les techniques, les arts et les métiers en général et qui dépasse les individus par les promesses et les défis où il les invite. L’humanisme des grands écrivains du passé et des philosophes classiques n’est plus qu’un îlot, une image stagnante et dérisoire antique. Un rêve qu’on ne fait plus. Une rive balisée d’un interminable océan qui donne autant soif qu’il décourage et qui dérange les nageurs les plus intrépides. Toute spécialisation n’est plus qu’une ébauche du savoir faire où elle se cadre et se case. Les spécialités s’ouvrent et se fractionnent en super spécialités plus pointues encore. Pire que l’éclatement du savoir, son essor est l’objet d’une accélération phénoménale.

Alors que faut-il pratiquer comme tentative, à la mesure de l’homme, de ses limites, de ses moyens, de sa vie, pour accéder à un but, pour emprunter une voie, et laquelle, dans cet univers extensible et infini de la Connaissance ? Comment garder le pas et progresser en harmonie avec son temps ?
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LES CHEMINS
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Par quoi commencer, dans quel sens entamer, cette recherche, qui ressemble plus à une noyade qu’à une plongée. Comment atteindre ces richesses, ces connaissances intellectuelles et cette bibliothèque ludique en apparence, mais prodigieusement intarissable, qui n’a de virtuel que le nom ? On va de moins en moins au théâtre et au cinéma, encore moins aux bibliothèques, la connaissance a éclaté, percé les chaumières, grâce aux émissions télévisuelle satellitaires. La connaissance, pointue, spécifique s’est surmultipliée, à l’infini grâce à l’informatique. Et l’on peut avoir sous la main bien des encyclopédies et sous le doigt, en un clic, des bibliothèques entières ! Là où le défi devient embarrassant est qu’il y a une profusion d’offres et de documents. Et cela déstabilise par l’étendue des choix.
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LE LABYRINTHE
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Il ne suffit pas d’avoir les documents idoines, il faut encore savoir les trier, pour délaisser ce qui est inutile, en espérant économiser assez de temps imparti, le temps qu’il faut réserver au strict nécessaire et utile, sans étouffer sous la profusion des références et des données. Cette immensité déconcertante, cet univers inépuisable, oblige à chercher une voie, à tracer un chemin. Le choix n’est pas aisé et la sélection de la spécialité est une nécessité.
L’exclusion des autres données connexes ou complémentaires, n’élude pas la soif de connaissance ni le sentiment d’avoir écourté la quête et négligé quelque part des données et des r-enseignements qui auraient pu être utiles au sujet traité. Évidement la sélection les programmes et l’impact et les directives des professeurs sont les premiers axes et les chemins de choix. Les formations de base, scolaires, celle du collège et de l’université ne sont que les ébauches, les clefs qui demandent à ouvrir et élargir les voix et le chemin choisi. Autant se peut et chacun selon ses goûts, ses besoins, son tempérament, ses moyens et de ceux des siens, famille, institutions et pays. La patience, le temps investis, le courage et la dynamique, les contraintes acceptées sont les paramètres du succès.
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LES FENÊTRES
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Comment procéder alors ? C’est l’école, les copains, les maîtres et les professeurs, concurrents et gourous, qui munis chacun de son programme va vous ouvrir selon les chapitres plusieurs voies. La sélection et les contrôles aidant, l’approfondissement, les certitudes, la vérité et la justesse vont être les mieux côtés. Les meilleurs se développeront. Les autres stagneront dans l’oubli ou dans les marges ou l’exclusion. L’opportunité du travail, le travail devient une récompense.
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LES TRAPPES
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Selon les impératifs de demande et la production on va embaucher certains, aux dépens d’autres. Moins visibles, moins bien préparés, moins percutants. Même si elle est injuste pour les pommés et responsable de fractures sociales, cette tendance est la seule retenue. Pour des raisons d’économie, de production, d’efficacité. Cette méthode discriminatoire et démocratique en apparence, semble nécessaire et utile.

Par delà la recherche propre de chacun dans les secteurs récréatifs, de détente et d’information, non-utile, qui les occuperont, on voit de bons éléments se perdre dans les coursives de la recherches et venir se planter à la lisière et être marginalisés. Par cet aspect ils affirment leur particularités et manifestent leur éloignement du réel, banal et dur, du strictement utile ! Les moins biens concentrés, les plus curieux, attirés par les connaissances parallèles, se perdront dans les écarts et les ravines, les labyrinthes de la connaissance. Pendant que ceux, disons-le, les plus bornés, asservis, normalisés et studieux, non-idéalistes, seront les plus opportuns. Ces derniers gagneront en réussite en embauche et en efficacité ! Ils suivront les secteurs balisés et stratifiés, dont les officiels et les industriels, les employeurs, les dirigeront indirectement ou sur recommandation(
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LES PORTES
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C’est un autre chapitre qui relève de la fracture sociale et des privilèges et autres passe-droits et népotisme, que nous ne soulèverons pas pour le moment, afin de ne pas nous perdre dans la pire des banalités. Celle que les rues en révolte stigmatisent en manifestant contre le pouvoir des mandarins et des caciques sclérosés, contre le système des privilèges qu’ils allouent à leurs zélotes de la nomenklatura et autres affidés embourgeoisés.

On parle de chômage, de projet de société et de concentration des pouvoirs. Seulement pour être réalistes, le contraire du populisme des slogans revendicatifs, il y a des vérités inéluctables à prendre en considération. Le marché, la concurrence et le rendement. La demande en cadres et en cerveaux, toujours selon les besoins et selon les lois du marché, selon les compétences et les innovations, obéit aux nécessaires améliorations comme aux changements que leur dicteront le marché et les contraintes de production et de rendement.
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Ainsi vont se développer ceux qui étaient les premiers. Ils ont les performances, les recettes et les secrets. Les créateurs, les novateurs et les inventeurs, ceux qui prospectent dans les marchés, les explorations, les conquêtes les colonies, les pionniers vont avoir une avancée et une exclusivité sur les autres. Privilèges qu’ils défendront pour s’y maintenir et garder les méthodes de prospection, les moyens de production, les marchés explorés, les pays clients ou asservis, là où ils ont des clients garantis. Assurément asservis ! La prise de conscience aidant, la compétition, feront que certains secteurs seront fermés, même aux plus proches des amis qui commercialement parlant sont des adversaires, les concurrents des prédateurs, qui ont peur qu’on leur vole leur savoir-faire et qu’on copie leurs brevets ou que l’on dévoie leurs clients.
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SÉIDES ET ASSUJETTIS
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Ainsi les pays qui ont développé les sciences et consolidé les techniques dans leurs industries vont être jaloux de leurs percées et de leur savoir…En dehors du strictement livresque, il y a pourtant d’énormes connaissances sur le Net et le Web. Pas encore les recettes pour les piles atomiques et la chimie des médicaments, peut-être ! Mais c’est l’industrie et le commerce, mondialisé sans frontières apparentes et mis à l’international, qui dictent le développement, des contrées arriérées du tiers-monde ! Ce, au gré des besoins et des délocalisations. Et ce n’est que partiellement encore que la technologie exsude ou suinte hors de ses murs ! Pas de quoi se leurrer quant au partage réel et ouvert des connaissances, entre impérialistes et colons d’hier ou les nantis et leurs clients d’aujourd’hui ! Les besoins sont créés, en fonction des richesses des pays, clients potentiels et des courses à l’industrialisation ou à l’armement, impulsées savamment par les pays fournisseurs.
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LA TECTONIQUE DES STRATES
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Les spécialités et les besoins techniques représentent par les coûts énormes reposent sur les sociétés les plus riches et les multinationales qui sont des réserves de savoir-faire et de financement.
L’informatique et puis l’internet qui ont révolutionné la communication sont venus dénoncer cette optique longtemps vraie efficace et univoque. Les concepteurs du Microsoft, du Net, ont bénéficié de l’universalité de leur ouverture et des progrès, des innovations pour se créer des fortunes colossales, rapides, quasi ‘’ brutales en inventant en innovant.
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CRÉER OU POURRIR
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Est-ce que les jeunes chercheurs peuvent encore innover ? Ce genre de succès et de fortunes colossales, en si peu de temps, ces prouesses, ces opportunités d’affaires, si elles se basent sur l’informatique et l’ouverture des pays, la mondialisation qu’ils permettent en la faisant se mieux faire, nécessitent évidemment des progrès, du travail, un milieu favorable, comme d’une part de hasard ! Sont-ce des affaires et des questions de mutants ? On serait tenté de l’imaginer, tant cette voix n’est pas celle du travail seul, ou de la richesse comme starters ! Communication, information, sont-ce les seules voies de développement, actuellement ? Le seul horizon de progrès possible pour l’homme ? Les technologies se ramassent et s’étendent, la micronisation du matériel, son accès se font dépasser chaque jour par les plus innovants, les plus performants, les moins chers...
Que reste-t-il dans leur pays aux plus brillants des nos jeunes ? Investir dans le « 20 Février » ou suivre les pas de papa, parallèlement à sa famille, dans son ministère ? C’est valable pour une oligo-minorité ! L’ambition de chaque pays après la 2ème guerre mondiale, fut d’acquérir le pouvoir scientifique pour dominer ou se protéger. Bien avant que ne soit répandue cette notion d’armement ou d’armes dissuasives.
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LE STRUGGLE DES BLOCS
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Savoir technique et vol de cerveaux. Ainsi, les scientifiques, les plus grands savants allemands de la 2ème guerre, avaient été vivement recherchés ou pourchassés à cette fin, par les pays vainqueurs, notamment les Américains et les Soviétiques. Lesquels, grâce à ce genre de rapts, ont pu rapidement développer les secteurs des fusées et du nucléaire. Depuis la chasse aux cerveaux, n’a pas cessé ! La fuite des cerveaux continue. Les plus grands ingénieurs, ceux côtés par les plus huppées et les plus onéreuses des écoles, sont des profils recherchés par les pays et les sociétés qui savent leurs valeurs et qui savent les utiliser dans leurs secteurs avancés pour pousser encore plus l’innovation, la création et consolider leur supériorité

CIVISME UNIVERSEL : LE CITOYEN DU MONDE.

En dehors des traditions exotiques, des particularismes dont nous nous leurrons, comme garde-fous et dont nous sommes jaloux, quelle est la place que nous gardons, en ce qui nous concerne ? Qu’est-ce que nous sauvegardons ? Qu’est-ce que nous avons perdu comme cadres qui auront tant coûté à l’État ? Évidement ces jeunes cerveaux s’acclimatent, ailleurs, dans les pays de leur formation ou de leur première embauche ! Là où ils sont rapidement insérés dans des départements équipés, bien payés, dorlotés et même mariés, pour être mieux retenus, après leurs études. Peu retournent aux pays émissaires, dont ils ont perdu les repères, malgré leur reste de familles. Des éléments rares apparaissent de temps en temps, à la tête d’une immense boîte occidentale ! Et ça fait quelque part plaisir, quand ils reviennent ici, le tir d’une hirondelle, pour remporter un marché. Ceux-là, ils ont conquis le monde qui les a conquis.


Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 16 Juillet 2011

Écrit par : DR IDRISSI AHMED | 18/07/2011

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