18/07/2004

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Les chroniques barbares LA PAIX, LE SANG,LES DIEUX ET LES RACES Les chroniques barbares

LA PAIX, LE SANG,LES DIEUX ET LES RACES



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by IDRISSI MY AHMED ,
posted on September 26, 2002





Madame Student
Les chroniques barbares
LE 23 ème CHAPITRE

LA PAIX, LE SANG, LES DIEUX ET LES RACES

L’îlot de Leïla, Torah ou Perejil ?
Entre deux regards

EXERGUE

« L’équilibre du monde voudrait que les pays civilisés soient les moins bellicistes. Sauf que Machiavel en avait décidé autrement. Les pays industriels et leurs multinationales, tels des grossistes, se développent et se renforcent par les guerres qu’ils livrent aux détaillants. »
Maidoc, in Mme Student.








PREFACE INDISPENSABLE

Ce Soir est inoubliable. J’avais prévu de dîner à la chandelle, avec ma solitude, devant un litre de Lacrima Christi, de fromage de chèvre de Torah, garanti sans listérias ni cholestérol, saucisses halal, expressément préparées par David Lévy.
Un ami juif qui avait écourté le lycée Moulay Slimane, avant moi, pour reprendre le commerce de son défunt père. Une échoppe de brochettes, près du cinéma, Le Bijou ! Vous connaissez ? Je ne vais pas vous servir de guide, mais je vous donne, comme adresse, un des fondateurs du Groupement des Guides de Fès, Driss Faceh, qui n’est pas, dyslexique pour un sou, afin de vous servir d’éclaireur. Un fils béni de la région, qui enfant est tombé dedans ! Son le père mourut avant les frasques de la DST locale et le congé humiliant de Si Driss !
David, qui aimait, comme nous, Cinémonde, Fernandel puis Coluche et l’Abbé Pierre, est l’un des rares enfants de Fès à ne pas renier le passé commun multimillénaire du Maroc. Dwidou, comme on aimait l’appelait, a préféré y rester, avec sa femme, Zouleikha. Avant que vous ne courtisiez l’indomptable Nasri, du même sigle, qui nous sert de conseillère, sachez que c’est un très beau et vieux prénom, que l’on retrouve, comme Zohra, Messouda, Radia, Aïcha et tant d’autres, chez les filles de toutes les confessions de la zone. Daoud, est resté, accroché à ses chapelets de merguez, malgré les sirènes religieuses qui aspiraient tous les Juifs du monde et du Maghreb en particulier vers la Palestine. Le but étant de grossir la population déracinée, qui allait servir de nation (dans une contrée déjà peuplée) ! Autrement, c’était un peuple heureux et travailleur, solidement ancré à ses traditions, vivant avec une euphorie proverbiale, parmi les berbères, les arabes, musulmans et ceux des autres confréries, les espagnols et les portugais.
Hazqines (complètement pétés, dégarnis, quasi miséreux et dé-friqués à l‘époque), mais tellement sympas ces Ibères, avant cet iznogood de franquistador* : Aznar ! Nous l’étions tous un peu, hazqines : il n’y avait pas de ministres, pas de corruption, pas de juges véreux, tous égaux, sous le protectorat, du bon Dieu. Cela avait quelque chose de presque équitable ou d’égalitaire, l’ère coloniale ! Les Portugais et les Wastis n’étaient pas du reste. On appelait ainsi Algériens, gens du milieu, « ces deuxièmes françaisses*», susceptibles et querelleurs même, pour des broutilles ! Cousins sympas ou frères et voisins, ils brillaient par la nationalité de l’occupant et la silhouette des occupés, avec en épigraphe, un long nez sur un air arrogant, monté au zénith. Nos frères de destin, je les adore, se réfugiaient ou travaillaient, aux affaires indigènes, chez nous. Ils étaient volontiers, traducteurs, maîtres d’arabe ou techniciens, parfois jardiniers municipaux, avec le soutien indu et privilégiant de leurs mentors et tuteurs les super-français.
Sauf que les parrains montraient un bagou ambivalent envers les Juifs. Ils laissaient des exclus parmi les indigènes, qui allaient sentir monter en eux, la grogne ! La flamme nationaliste réquisitoriale est née ! Une volonté de libération, une montée du nationalisme, à l’instar des Français, eux-mêmes qui ne s’empêchaient pas de lever, chez nous et chez les noirs d’Afrique, des armées de fantassins pour se libérer ! Des nègres et des maures, bons pour le front et la chair à canon, afin de débarrasser la France de ses envahisseurs nazis et des colons aryens, dont ils n’avaient rien à foutre chez eux !
Ni peuple privilégié, ni tribus indociles, même pas une entité clanique extraterrestre ! Nos cousins juifs ne sont certes pas plus purs que les autres canaques ! Puisque leur grande khaïma se réclame d’Ur, la ville de Abraham, qui est d’origine babylonienne, dans l’actuel Irak ! (Le pays de Sade-damne, autre Sodome des dieux, que veut annihiler à leur place le frère chagrin, GW Bush, poussé en cela par l’exterminator Sharon ! ). La croisade des impérialistes, vous avez dit ! Sauf qu’à cette époque bénie, oui, oui, à l’ombre de notre enfance, nos cousins judaïques étaient des pacifistes, sereins, conviviaux, civilisés. Commerçants ouverts, ils furent, plus des familles, des notables, sinon des bijoutiers et des bourgeois en vue que des n’importe qui ! Kouwwaye, rakkaêe el ghessaï, kheyate el mataréb, couturières modernes, es-jupes et robes, ils étaient étonnants par un savoir-faire, dont ils brillaient dans la pénombre de notre Moyen-Âge commun ! Ere décalée, celle-là, de cinq siècles, plus deux heures, de fuseau horaire ! Nos co-assujettis et souvent amis Juifs, étaient partout reconnus des musulmans comme des nationaux. Ils étaient chez eux et ne venez pas me contredire ! Jamais, au grand jamais , ils ne furent reconnus comme étrangers, ni étiquetés comme des parias, ou marginalisés, comme ils le furent dans les autres pays d’Europe. Honte à l’Occident ! Minorité, non-exclue, je tiens à le repréciser, ces sujets émérites, avaient la caution des Rois. Lesquels, par estime, les prenaient comme intendants ou fournisseurs. Parfois, avec plus d’aval que les sujets ‘’ rangés ’’ comme musulmans ! Nos juifs étaient toujours chez eux. Et même quand ils résident depuis quelques décennies, un peu plus loin de leur berceau, ils demeurent chez eux, au Maroc. Ha, a khay ! Hospitalité et convivialité valent mieux que tolérance ! Le berceau n’était pas synonyme de tombes ou de pateras !
Notre brave pays s’avère l’héritier, sinon le fondateur indéfectible, le centre de référence universel de la Tolérance ! Cette fraction de notre nation, qui fut d’abord privilégiée par nos colons, fut ostensiblement protégée par nos Souverains et cela en leur période de sultans assujettis, contre les dérives racistes et holocaustiques des français de Vichy, eux-mêmes ! Avant qu’elle ne soit vendue, par tête et par troupeaux à la future Israël, par le mercenaire et félon régicide, le général Oufkir, pour grossir l’armée des kibboutzim et radicaliser les juifs en terre sainte ! Nos sémites, mal tournés faisaient de la cuisine tout un art, une civilisation, un plaisir et un cérémonial qui adoucissait toutes les fêtes auxquelles ils s’évertuaient à inviter leurs amis musulmans, avec un bonheur partagé.
La seule différence que notre enfance notait est qu’ils priaient dans des mosquées différentes, sans minarets, le même Dieu, que mon grand père, Lafquih Lyazghi, Rahimah Allah, disait qu’il s’appelait Yahvé, c’est-à-dire ; ‘’ Ya Ba’’ , littéralement « Mon Père ». Ils priaient dans leurs synagogues debout ! Alors que nous le faisions, bien plus souvent que le week-end, sans chaussures et sans calottes, couchés ! Couchés, debout, couchés… Après que l’on se soit bien lavés, (les ablutions, bien entendu). Cérémonial un peu plus dur, quasiment un calvaire, qui décourageait bien des ados, rebelles avant terme ou paresseux que nous étions ! Notre enfance n’avait pas de préjugés et notre camaraderie fut des plus cool !

Bref, (pour un écrivain, grammairien de surcroît, vendeur de mots par excellence, c’est une gageure, une erreur de marketing, risquée, que de commencer une phrase par bref ! C’est qu’il ne sait pas, cestui-là, raconter, ou qu’il veut en venir au plus vite à la conclusion. Les préliminaires sont plus appétissants que les conclusions ! Le bref est moi c’est une butée pour ne pas perdre le fil, et, secondairement un stop, télégraphique, pour ne pas ennuyer les plus patients de mes lecteurs, avec des banalités comme cette parenthèse ( J’ai entendu vos mercis ... C’est de l’autodérision…continuons ! )…
Ainsi donc, vous me suivez… j’avais toujours l’impression d’être poursuivi (On ne passe pas impunément pilier de grève de la vieille corpo d’étudiants !) Quel ne fut mon étonnement, quand je vis des rangées de voitures inaccoutumées, toutes neuves et du dernier cri, des Land-Rover militarisées et des forces de polices, nombreuses et de toutes les couleurs, devant mon immeuble ! J’eus de la peine, au ventre ! Où voulez vous qu’elle soit pour déclencher une diarrhée, si ce n’est pas au ventre ? J’adore les sciences et la biologie en particulier…Je vous fais un rappel d’anatomie ? De physiologie de la digestion et des décharges d’adrénaline politique sur le péristaltisme intestinal, le plexus solaire et les glandes ? Blache gaaê ! Passons dessus les cultures, comme certains.
On fouilla donc ma voiture…vous les voyez faire ! On fouilla mon coffre, pardon, j’étais piéton…. (Je n’avais pas encore reçu mes deux milliards, d’honoraires, qu’on me doit, pour les idées que j’ai offertes à la Monarchie ! A ce jour, en fait, si vous avez des entrées sérieuses, voulez livreriez bien le message à qui de droit !) On me fouilla, comme « un vulgaire Palestinien » ! …Ça me rappelle mon grand père, lorsque j’avais six ans, et que nous montions par Talaâa Lekbira sur le chemin de son atelier de menuiserie : la Maquina* de Fès-Jdid ‘’. Vous connaissez ? Alors, on se faisait fouiller par des blonds et des nègres, des lalijou et des Saliganes*, juste à côté de l’échoppe des adoule* Zitouni et Lacheheb. On déshabillait d’autres, je présume, a posteriori ! Pourquoi est-ce que je pense immédiatement « Palestinien » qu’on offense et dénude, dès que je vois, même dans le souvenir, « de la police », arme au poing et des barbelés ? Mentalité de colonisé ? Va, alors ! Et pourquoi que ça continue, ici même ? Alors que nous sommes « libres et indépendants » et que nous fêtons le retour et l’allégeance au Roi de la province de Oued Dahab ? Secouez-moi, si je rêve ! Zut, mais que font, entre temps et ostensiblement, les armadas hispaniques du kommandantur Aznar, autour des villes spoliées de Ceuta et Melilla et des ’’prisons sur rochers’’ qu’ils appellent Présides espagnoles ? Les Affaires Extérieures, notre kharedjia kherjate alina* elle est à repenser ! Merci, Sire !
Bref ! Je vous l’avis dit ! On me fouilla, in extenso, la sécu, mes froques, mes feuilles, mon itinéraire, mes idées, mon plan de vol … (Descend de là-haut, Doc !) On retourna le sac de papier où je cachais ma dive bouteille, (Il ne faut pas être musulman quand on boit et vice versa, pensai-je, à demi repentant, en ces temps de retour au divin… moyen âge, dans les quartiers où fermentent les terreaux ). Et on goûta même mes bananes ! Je leur dit, timidement, aux inquisiteurs, que :

DEBUT DU TEXTE

- Je ne suis pas un agent subversif, messieurs de la CDT, de la DST ou du DTT !
**Je suis un antirévolutionnaire, antédiluvien ! Tranquille, comme un myasthénique, inoffensif, comme un handicapé. Un peu, par conviction, plus par inadvertance, mais surtout par réaction anticipée, contre les algériens, (Salut les frères!) et ceux des autres nationalités, qui n’ont rien compris, malgré notre enfance partagée) face au piège dans lequel ils ont placé la Gauche Marocaine, la sahraoui et la citadine, si naïves et terriblement si gauches, à l’époque ! Je leur dis que : j’habite dans cet immeuble pourri depuis 20 ans. (Il était déjà pourri, avant que je ne m’y installe et que ça fiente malgré mes plaintes aux « Bourreaux d’Hygiène ») .
- Je n’y suis pour rien, messieurs, malgré mes plaintes aux Gouverneurs ! Leur dis-je.
** PS : J’aurais du écouter le Pacha Si A. Tayeb, l’un des derniers vrais pachas, avant qu’ils ne deviennent des secrétaires ! Il m’avait conseillé de m’installer plutôt dans un quartier populaire, en besoins de toubab, hélas ! Alors populo pour populo, autant l’abondance des braves et dits ‘’ awbaches*’’ que des snobinards de ville !
** Ya Sayédi*, ça ne fait aucun progrès dans ce centre-ville, de ville trouée. Depuis que des vendeurs de ciment, des zombis sans charisme ni urbanité ou autre culture, sont venus en prédateurs patentés, privatiser la ville. Au point de l’aliéner et de s'abandonner la ramasserie municipale d’ordures, en vendant ce genre d’affaires, des régies des plus banales en fait, aux anciens colons ! Hchouma * ! Nous, nationalistes attardés, de la cinquième roue, qui attendions quand même, modernité, apports de savoir faire et de technologies nouvelles de cette putain de privatisation ! Idéologie nouvelle, qui par la vente même des services les simples, aux étrangers, sous le rouleau compresseur de la mondialisation, fait rentrer le protectorat, par les hublots, quand nos prédécesseurs les avaient renvoyés du pont de ce bateau….ivre !
** Là tout, près Sidi, passe le cortège de Sidna, quand SM daigne venir pour y distribuer les diplômes de fin d’année aux Ecoles de la Base. Ils ne sont fichus de réparer ce bout d’avenue et ce rond point fictif de l’Horloge ! Je me fais avocat de la ville et délateur, par civisme…
Et que, ajoutai-je aux flics :
- Je suis Maidoc, le médecin soignant de Madame Student et l’ami de S.A. David Salomon 60e, le Prince d’Israël !
** Rien n’y fit !
- Taisez-vous, Docteur ! M’ont-ils intimé ! Shuuut ! Tout ce que vous allez dire pourra être retenu contre vous !
- Je n’ai pas d’avocat, mais j’en connais beaucoup !
- Calmez-vous, Doc ! Pas de menaces dissimulées…Et dire qu’on reproche aux médecins leur manque de loquacité ! Celui-là, les rachète, les gars ! Ont-ils fini par cracher et pour se mettre à rigoler, grassement !
- Ça y est, khlat* ! (J’imaginai déjà un vampire, du genre introverti, un Boukhari, aux écoutes téléphoniques, en train de prendre des notes pour faire un livre sur mon cas…et sur mon dos !)
** Se moquer est déjà une plaisanterie, qui libère ! Amusons-nous de nous-mêmes, lecteurs ! De nos rêves et de nos délires ! Sans rêves pas d’ambitions ni de fantasmes ni de réussite ! Amusons-nous de nous-mêmes, au moins nous en comprendrions le sens….
** Finalement un grand bonhomme, comme j’en ai rarement soigné, me dirige vers la porte de mon cabinet (qui me sert depuis la récession du métier de généraliste, d’appartement de résidence, aussi !). N’allez pas croire qu’ils m’aient fit subir des exactions inciviles. Hram* ! Une quelconque incorrection contre ma personne, de type ‘’ main du poulet sur le collet’’, avec les pieds du prévenu, raclant les rebords de marches d’escalier. Image que l’on verrait dans une scène de film politique traitant des années de plomb marocaines ! Le Géant tape, pas sur moi, mais à la porte ! Entrez ! Dis-je ! On lui ouvre ’’ma porte’’ ! Des énergumènes patibulaires, d’une autre race, nous accueillent, le menton en l’air, comme des colons des années cinquante !

- Tiens, des Alliens ! Il y a des gens, d’une autre planète, qui habitent chez moi ! Xfiles-ai-je * !
** L’armée espagnole occupe Sebta, Mellilia, les Îles Jaafarines, le rocher Leïla Tauwra, et même mon domicile ! Eh, padre caudillito, Jose Maria Aznar de la Cervessa, je n’ai pas de poisson à t’enlever…. Ni de sardines à t’offrir pour ta tapa ! Alors que je te sais gourmand de connivence avec les frérots algérois….J’aurais pu, encore, te les concéder, comme aux Russes ! Et te les laisser déguster en pâture, s’il n’en tenait qu’à moi ! Non pour calmer ta faim alimentaire, mais pour tenter d’étancher ta hargne de colon attardé! Encore moins de sable à te céder, ni à toi ni à tes fieffés acolytes du Polisario ! Je sais que toi et les franquistes avez enfanté avec l’Algérie, sœur, un hram.*i, un bâtard embarrassant ! Même pas un hectare de perejil à te fourguer ou de maâadounès* pour décorer ton assiette ! Nixt, walou, sir bhalek, Allah sehhel* !
** Donc, on m’a emmené, chez moi, messieurs les lecteurs, mesdames les lectrices ! Avec un attirail de policiers inquiétants, tout autour de moi, « chez moi » ! La Halqa de Marrakech, le tout sécuritaire, qui s’est déplacé, place de l’Horloge ! Basri, en moins ! Il avait cours à la Fac de droit (sic) ! Mais il n’a plus cours à l’intérieur !
- Je n’ai envahi personne et l’on m’envahit ! Pourtant ma situation, sur ce rond point virtuel, n’a rien de stratégique ni de géopolitique !
** Un peu comme le rocher de cette Leila ! La lubrique lubie, Leila, devait être dure pour que son amant dénomme le rocher de son nom ! N’est-ce pas ? Ici, comme sur Persil, rien qui menacerait l’équilibre mondial ni celui des colons arriérés, rien qui menace les flottes de l’Otan ou qui viserait les flancs des bateaux de guerre de l’Amérique qui passe le Détroit pour guerroyer ailleurs. Rien je vous jure, contre les sous-marins nucléaires israélites, qui menacent nos capitales arabes de leurs fusées atomiques !
- Otez votre armada de mon soleil, les Lévy, les Cohen et consorts ! Ajoutai-je.
- Je n’ai rien ici ! Fouillez ! Ni crack ni coke ! Ni filles, ni FIS ni flous ! Que des pots de plantes, sur mes balcons, pas de kif comme au rif, que des khadouj el khaneza* et autres pélargoniums ! Avec plein de mégots et de crachats de malades, dessus le terreau ! Et meilleur comme engrais recyclable, on ne rejette pas mieux !
- Docteur, c’est répugnant ce que vous dites ! Fit une dame que j’ai vue de dos, avec l’air d’une femme enceinte qui ne trouve pas où vomir…
- Nous y travaillons, madame, dans ce nouvel art de dire en termes policés et vertueux, nos douleurs pour votre bon plaisir ! Mes sordides images sont hélas moins abjectes que certains ripoux de la pourritique* que vous protégez ! Qui êtes-vous d’abord ?
- Pas de fleurs pour les kidnappeurs ! Dit une voix à côté !
- Pensez-vous, monsieur le détenu ! Ajoutais-je ! Même pas dans mon vase de bureau !l Lequel, dans son assolement s’assèche et craquelle comme nos terres du Sahel ! La récession, quoi ! On y fait pousser des aloès et des cactus ! Le cabinet, mon cher monsieur, est-il à l’image de nos pays ? A sac, sec et asséché ! Hal fahemtou ? A sehab derb wa darriba * ?
- Nos yeux veulent pleurer, mais ils sont secs ! Il ne reste que le sang pour féconder notre lutte ! Souffla le prisonnier au turban grillagé.

LE DIALOGUE SENSU STRICTO

- Du calme Docteur ! Excusez-nous. Nous vous avons certainement un peu surpris. Nous n’allons guère vous importuner plus longtemps…Vous avez de la visite !
- Des consultants ? Ya hlili* ! Fis-je en me frottant les mains de bonheur !
- Maidoc !
- Toubiiiiib !
- Madame Student, et vous cher Prince David ! Vous avez encore grandi ! La taille de Charlton Heston dans le film Moïse ! Quelle noble allure ! Vous avez embelli, mme Student ! Vous vous êtes mariée ? Ou, que c’est l’effet d’un lifting intégral ? Je m’excuse pour les mots affront-tu-eux * de toute à l’heure ! !
- Prince, je vous avais bien dit que le Docteur est très affectueux et qu’il est fier de vous !
- Et qu’il aime bien rigoler ! Effrontément, ma chère Mamy !
- Quelle bonne surprise ! J’avais juste, il y un instant, parlé de vous deux ! Comme une prémonition. Je me suis même recommandé de votre amitié, à tous les deux, devant vos amis gangsters et gentils gardes chiourmes d’opéra !
- Maidoc, vous commencez déjà les tirs ! Attendez de voir qui vient dîner ce soir !
- Vous êtes iciiii, chez vooooous ! Vous êtes iciiii, chez vooooous ! Vous êtes ici, chez vous ! J’ai déjà aperçu Arafat, du moins sa keffieh ! !
- Taisez-vous ! Encore cet affreux leitmotiv ! J’ai honte pour vous et pour ce manque d’imagination atroce. Vous ne connaissez personne à la RTM ou au Palais Royal pour faire arrêter ce massacre ? J’ai horreur de cette litanie idiote et mièvre que matraque votre téloche aux RME, à longueur de journée ! Pauvres oiseaux migrateurs, pauvres cigognes, on vous apprend l’orgueil ! Eh, vous Lahrichi, on se laisse encore faire, par le chef d’opinion, le Wali de la Radio ? C’est pour quand le faraj* ?
- Passons, laissez votre message à la Directrice de la Fondation Mohammed V ! Mais, dites-moi, au préalable, vous êtes ici, comme invités aux fêtes du mariage royal ?
- Non ! Nous n’avons pas eu cet honneur !
- Ou est-ce qu’on vous a parachutés pour assister à nos premières élections transparentes !
- Non, non…. Détrompez-vous !
- Alors, vous êtes les sycophantes de Sion ! Ou mieux des agents algériens !
- Mais noooon, Maidoc !
- Alors des espions espagnols ?! Hum hum hum ! Vous venez fureter sur nos Nouvelles Zones Economiques qui vont étouffer les Ceuta et les Melilla !
- Entrez, entrez d’abord, Maidoc, la surprise va vous étouffer à vous ! ! Nous parlerons après !
** Là, chez-moi, autour de ma table de salle à manger, messieurs, mes dames, mes filles, un ogre sanguinaire, un vaste criminel recherché par le TPI ! Le Sharon en ‘’personne’’ ! Façon de parler ! Le Sharon de votre journal parlé ! Le Sharon, en chair et en vrac !
- Hé là, fis-je ! Vous vous êtes trompé de pays ou d’écran ? Ici ce n’est ni la télé ni les infos ! Ou, on vous a déporté chez moi ? Je ne loue pas aux criminels de l’histoire !
- C’est ça le pays du dialogue et de la tolérance ? Ha, La Student ! L’hospitalité dont vous m’agacez depuis des lustres ? La paix des cultures que vous me ressassez ? Le dialogue des civilisations, mon cul, préceptrice de mes deux ! Et ce con, sans blouse, pour qui qu’il se prend ?
- On va nous censurer à cause de vos gros mots, l’Hébreux ! - N’est-ce pas lecteur ?-
- Tu ne connais, Sharon, qu’un seul dialogue, celui du feu et des gros mots ! Et qu’une paix, celle des cimetières !
- Et des fosses communes ! Tonna Sharon vulcaniquement !
- De quel droit vous vous êtes emparés de mon home, la M’hala?
- Je t’emmer… ! Sortit le gros insolent.
- Haaa ! Vous jojez ? Fis-je, sémitiquement, par manque et de mots et d’oxygène !
- Ça y est, ça y est ! Calmez-vous !
- Dites bonjour à monsieur le Premier Ministre et asseyez-vous ! Maidoc !
- Shaloom *, monsieur le Premier Ministre !
- Madre de Dios ! Je continue les présentations, Maidoc.
- Et voici, Pérez, le hâbleur élégant, le Ministre qui a trahi son prix Nobel ! Je le reconnais ! Shaloom, monsieur Pérez !
- Hello Doc, ensshanté ! Ne dites pas comme ssha ! Vous jallez fâcher vos jôtes !
- Je suis éberlué ! Et vous, vous Yasser Arafat ! Pour de vrai !
- C’est moi, venez ! Venez, venez, Maidoc, vous asseoir à ma table ; il fait si froid dehors….Venez, j’ai lu vos articles pro palestiniens ! Venez, je vous fais l’accolade ! Mmmouah* ! Vous voulez nous acheter des timbres pour la Palestine ?
- Vous m’avez laissé du rouge !! Et j’en vibre encore ! Comment êtes-vous arrivé à vous libérer, monsieur le Président ? Ou que l’on vous ait exilé dans votre deuxième patrie, le Maroc ? Et Marwane el Barghouti ? Pas trop de puces, en tôle ! Sa femme, on l’entend l’avocate, et la vôtre elle ne fait pas dans les barreaux ?
- Bah ! Partout je suis aliéné, moi et les militants, tant que ma patrie n’est pas libérée et qu’elle reste sous les scellés sionistes !
- Marhabane bika, wa bi âïlatika, wa ahlika lkirame* ! Bienvenue ! Madame est là ? Et la petite ? Comment s’appelle-t-elle déjà ? On est un peu inquiets pour elles !
- Je suis un otage de la Paix ! Un pigeon de la paix, qui roucoule… avec une branche d’olivier dans le bec ! C’est ça ma famille !
- Un pigeon très court ! M le Président !
- Ne roucoulez pas trop large du bec ! Shinon, il y a la branche qui va tomber ! Et les jolives avec ! Lâcha Pérez.
- Pan, pan, sur le bec ! Fit l’affreux Sharon. Au point que vous pourriez voir de la fumée de poudre, lui sortir de ses ‘’ grandes lèvres’’ ...
- Arrêtez vos conneries, Sharon, vous allez blesser quelqu’un !
- Je ne veux pas discuter avec lui, il n’existe pas !
** Je n’avais plus assez de souffle pour rester debout. Je me suis affalé sur la première chaise vide qu’on m’offrait Je perdis ma lividité et ma stupeur, plus lentement que dans les rêves où cela se fait plus vite et c’est l’avenante madame Student qui me remit d’aplomb.
- Nous vous attendions Maidoc !
- Maidoc, vous nous avez oubliés, le Prince et moi !
- Hacha a lala !
- Ce sont les événements renversants de ces derniers qui vous ont bouleversé ?
- Des catastrophes interactives, arrivées avec les trombes du 11 septembre, puis accumulées, des événements renversants, certes, qui ont saturé mon potentiel temps !
- Vous ne nous auriez pas dénigrés, quelque peu, au point de nous croire enterrés…dans les décombres des deux tours…ou simple oubli ! Fet Le Prince !
- Votre amitié nous restaure et vous restitue à nous ! Grâce à vos soins, nous sommes là et nous sommes revenus. Nous continuons de vivre et nous participons à donner sa texture à ce monde factice.
- Et si peu vertueux, ma très chère amie Student ! ‘’ Que ferais-je sans toi…
- La chanson est de qui, déjà ? Fit l’un des gardes ?
- Il est déshtabilijé, Prinche David , votre pauvre docteur! Je crains qu’il ne faille le shoigner pour qu’il puisshe parler. Et ce là, dans l’eshpoir de nous illuminer de ses jidées, comme vous le prétendiez. Haha haha ! Susurra Pérez.
- Ca ca, caca caaa ! Des événements bouleversants ! C’est renversant, rigola grassement le Grossier Personnage, qui, enclavé dans mon fauteuil expérimental, débordait de chaque coté des accoudoirs !
- Voilà Docteur, nous javons traité shous les balles ! Puis, lâché. Et le dialogue des labyrinthes et des coulisshes nous ja amené chez fous. . Fit plus posément Pérez.
- Alors que ça siffle et ça pète encore sur le champ de bataille ? Sûr ?
- Sur……..recommandations de Collin Powell et de Gorges Thenet, eux-mêmes ! Alors nous voulons continuer de faire un effort sur le chemin de la paix, chez vous !
- Alors que les balles sifflent encore à mes oreilles et que je suis ligoté ?! Fit Arafat. Lâchez-moi, d’abord, a Sidi ! C’est indécent comme posture ! Ou, que vous auriez peu de moi, à ce point !
- Mais lâchez-le, messieurs ! C’est humiliant, on ne traite pas dans ces conditions ! Pour consulter sur vos troubles labyrinthiques, il vous faut un Orl ! Mais à mon humble avis, vous auriez besoin des lumières d’un psychiatre ! Un fquih* politiquement formé, qui soit averti sur les questions psychiques et métaphysiques…Un démonoloque, par exemple ! La preuve est dans l’état de votre détenu et la façon dont vous le maltraitez!
- Sans plaisanter Doc !
- Je ne suis pas Benaïssa, ni le chambellan du Comité d’Al Qods ! Je ne peux rien vous apporter !
- Nous le savions !
- C’est juste, mais qu’attendez-vous de moi, au juste !? Une potion magique…pour démons instables ?
- Partager votre dîner ! Hahaha ! Dit Arafat en se léchant les babines et en reniflant…comme pour ramasser ce qui reste incompris de sa blague !
- Ça se voit, Votre Honneur, que l’embargo vous a laissé comme des crampes de faim !
- La faim n’est rien à côté, de-de-de, de La Peur ! La peur qu’on n’ose pas s’avouer et qu’on refuse d’admettre ou de montrer ! Ça, vous ne la sentez pas aux infos ni dans vos pires cauchemars !
- Si, si, c’est une émotion qui nous clampe ! Nous avons de la peine pour vous et nous avons vécu vos bombardements, comme un séisme moral sous un déluge d’humiliations ! Nous sommes consumés, sinistrés, horrifiés et dégoûtés à la fois ! La raison et le constat sont à l’échec ! Et cela nous éprouve, face à un espoir qui s’amenuise ! Pourtant tous, adversaires et militants, compris savons, que la lutte doit continuer jusqu’à la victoire !
- C’est vous Docteur ou moi, Arafat, qui parle ainsi ! L’humiliation est un coupe-faim, qui donne soif de vengeance !
- Et de justice, d’abord, Monsieur Arafat !
- Oui, c’est ce que nous disons et que nous requerrons, en premier et des américains, en particulier ! Tout ce struggle avec ces messieurs est basé sur le vol d’avant et les crimes consécutifs !
- La soif de reconnaissance vous martyrise plus que le blocus !
- Certes, Docteur ! ‘’ L’incarcération ‘’ sous les tirs obsessifs et subintrants de salves, ininterrompues, haineuses, nourries de cruauté gratuite, par des psychopathes sans vergogne, des hystériques sans noblesse, des criminels, sans âme, que l’on a délavés du cerveau, pour ne pas dire, Docteur, ‘’la claustration’’, la détention sous les décombres, et pire….un peu d’eau….merci….Le meurtre animal, froid et sordide, les massacres programmés, l’abattoir rituel, ourdi abjectement et programmé, soutenu sous le regard humiliant de milliards de spectateurs, quasi détachés, tout ceci nous est atroce et d’une lâcheté insoutenable !
- Mais, vous avez bien tenu ! Malgré la méconnaissance….. !
- Plus que les murs, le regard ingénu de millions de personnes, insensibles et silencieuses à notre drame ! Cette tragédie interactive, je vous dis, est une des plus viles injustices qu’un esprit digne de ce nom puisse supporter ! Pourtant ces crimes ostentatoires paraissent bénins et les gens les confondent avec les effets techniques du cinéma ! Le monde s’amuse de notre tragédie, comme d’une série télévisée…
- Ça c’est le degré le plus aberrant de l’humanité ! Osai-je avouer
- Et que de simples témoins officiels objectifs, nous soient refusés, pour constater les crimes de guerre et voir, en live, les gens mourir à Jenine !
- C’est ça la duplicité de l’Occident !
- Donnez-moi un verre d‘eau… Merci….Et qu’ils ne puissent venir constater la perfidie perpétrée par les oppresseurs sur notre peuple ! Ça, c’est la négation de l’Onu, la négation de l’humanité, entière. Le monde s’amuse de notre tragédie ! Compléta stoïquement Arafat, dans un réquisitoire sans faille. C’est ça la duplicité de l’Occident !
- Arrêtez votre revue nécrologique ! La fin de votre tragédie est pour bientôt ! Incha Allah, fit le « méchant Sharon » ironiquement !
- Pléonasme ! Alliez-vous dire !
- Hou hou, hooooou ! Fit l’assemblée en désapprobation !
- Arafat est ma raison d’être ! Et je veux perdre la raison….pour le voir mourir !
- Hou hou, hooooou ! Fit encore l’assemblée agacée, en signe de protestation !
- Quoique la faim des miens - reprit Arafat, nonchalant- me martyrise autant que nos pertes en vies humaines ! Mais ce n’est rien, comme sacrifice, car nous vaincrons, pour arracher la Liberté et l’Indépendance, dont le manque nous torture, plus que la terreur sioniste !
- Je te donne la liberté sans la terre ! Sortit le ventru indécent !
- Ça ne se peut pas ! Dis-je bêtement, sans réfléchir à la reprise de Sharon, qui me regardant de travers, continua, comme par défi :
- Sans la terre ! Car ces nomades peuvent toujours aller migrer en Jordanie et aux multiples pays arabes et musulmans ! Oust ! L’exode, Exodus, version arabe !
- Comprenez, messieurs, sachez madame Student, et c’est là le but rêvé des Sionistes, qu’il signifie vouloir exiler tous les Palestiniens ou de les annihiler !
- Bannir et déporter sheulement, nous ne shupporterons pas de vous janéantir, ch’est trop dire, nous ne shommes pas des Najjs ! Dit Pérez, en se lissant le nez, entre le pouce et l’index gauches !
- Redondance, stoppa net madame Student. Laquelle fut la prof de français de mon fils Djo !
- Traduisez, Pérez ! Que dit la dame du pléistocène ?
- Il a besoin de vitamines. - Souffla le Prince David pour faire diversion sur le crime d’ethnocide que ses ministres viennent d’avouer ! - Il vient de se marier, le brave Arafat, le repos du guerrier, quoi !
- J’ai des réserves de ce coté-ci, Mon Bon Prince…N’empêche que même ma fille me manque !
- Arafat, on n’a pas eu besoin de vous pousser pour faire l’amour ! Hein ? Attaché, vous bougez déjà, tout seul ! Et même sans sentir de femme ! Hahaha ! Récidiva Sharon qui aime charcuter autant Arafat que de vouloir le broyer !
- Je n’ai pas besoin de miroir, comme toi, pour regarder mes appendices sexuels, Gros Méchant ! Tes rabbins, en te mordant la quéquette, pour la circoncision, ne t’ont laissé que le prépuce ! Hi hi hi !
- Messieurs, le Prince est encore un enfant ! De l’éthique dans la guerre et de la décence, même dans la bataille des mots ! Ce n’est pas un texte porno que vous allez me livrer, là ! Je note cela pour la postérité !
- Sharon, toi avoir besoin, boire, beaucoup, sang palestinien ? Cannibale !
- Madame Student, arrêtez ce char-arabia ! Arrêtez cet arabe anthropophage et sanguinaire ! C’est lui le vampire ! Regardez, à son âge, il coure encore des jeunesses ! Eloignez de lui les chrétiennes, éloignez de le Prince. La corruption, le terrorisme et la pédophilie, toutes les tares, toutes ces menaces doivent disparaître de chez nous et leurs promoteurs arabes avec ! Oust les arabes… Exit…
- Salaud, charogne, tu iras en enfer !
- L’enfer, c’est toi !
- Messieurs ! Vous avez un besoin urgent en calmants ! N’est-ce pas Docteur ? Sinon on ne peut pas progresser !
- Oui, quel est mon rôle dans votre belle foire ?
- Le même qu’en société !
- Prendre des honoraires ?
- Kae kaka ka kaaa* ! Ça c’est plutôt notre métier ! Plaisanta Sharon en tournant autour du pot et en frottant sa bedaine contre la table qui en trembla N’est ce pas Arafat ?
- Rendez-nous l’argent du fisc que vous prélevez aux Palestiniens et les dons américains que vous nous volez… et… et .aussi celui de l’Europe, que vous coincez dans vos banques.
- On va le prendre comme celui des Iraniens, des Irakiens et des Saoudiens ! Fis-je ingénument.
- Le flous, c’est pour quand tu seras grand, mon fils ! C’est pour nous dédommager les clubs et les bus que tu as fait péter ! Précisa le Gros
- Non, c’est injuste : Tu es un ogre, tu le sais, Monstre ? La rapine de notre argent en plus de nos terres !
- Ça, en fait, c’est parti dans les urnes, pour ma présidence !
- Comment ? Fit le prince d’Israël, c’est ça la démocratie que nous illustrons face aux ennemis Arabes d’Israël !
- Je plaisante, Votre Altesse ? Soyez serein de ce côté-là ! Il n’y a pas un Juif plus correct que moi !
- Et, où est l’argent ?
- Ça, c’est parti ailleurs, dans un autre monde !
- Le Nouveau Monde ? Pour les élections de Bush ?
- A peine pour assurer le recomptage des voix, pour le séparer de l’Al Gore. Demandez à Si Driss Brasserie, qui fut de nos conseillers les plus dévoués et des plus énergique !
- Tu plaisantes… ?
- Non Arafat, ce sera, en espèce, le prix de ton exil ! Disons ta pension de retraite ! Après ton échec que tu dois préparer, gérer et assurer ! Les élections que je te demande d’activer et que te recommande de faire le frère GW Bush ! Pas d’alternative ni d’atermoiements !
- C’est toi qui le lui as dit !
- Suggéré, seulement, mon pote ! Mais c’est moi qui mène la partie ! Alors des élections ! Pas des zéléctions* zarabes*, à la manière du makhzen de Basri, des années 99.99 % !
- On n’a pas assez de Palestiniens, hors de bagne, pour faire tous ces scores, pardi ! Je ne suis pas Zine el Abidine à ce point. Relâche mes hommes et mes enfants, si tu veux me faire voter
- Te faire sauter, ça oui !
- Tu sauteras avant moi, Sharon ? J’ai la peau dure, a Batouz Bouzouk* !
- Sept vies, comme un chat : mais tu as terminé ton décompte ! Je ne veux rien savoir. Sinon tu fais tes élections dans mes prisons ! C’est moi qui dicte les règles et la loi !
- Et les scores des meurtres d’innocents, des deux côtes ! C’est toi ! Nous sommes tous prisonniers dans vos geôles. L’Europe le sait…
- On s’en fout de l’Europe !
- Vous nous avez cernés, séquestrés dans des enclos ! Le peuples vit dans un bantoustan.
- Bof et alors, tu ne veux pas que je t’organise des colonies de vacances ?
- Vous avez élevé des remparts…
- Vous êtes des gens pétés ? Vos suicides nous dérangent ! Il faut vous isoler jusqu’à ce que mort s’en suive et que vous compreniez qu’il vous faut fuir et partir ailleurs ! Je te le rediiiiiiis devant les témoins de l’Histoiiiiiire ! Prenez-moi la tension ? Docteur !
- Des témoins de vos légendes infâmes ! Vous encerclez les villages et vous maintenez leurs habitants sous le joug de vos chars…
- Ça c’est dans toutes les infos, tu ne m’apprends rien…Elections urgentes, sans Te représenter !
- Je serais plébiscité !
- Elections, fissaaêe*, sinon tu es un homme mort ! Tu ne l’es pas un peu déjà ? Faites-lui ‘’ une épreuve de la docimasie ’’ Docteur !
- Je le suis, « Je n’ai que la peau sur les os, un squelette je semble, décharné, dépulpé »
- Tu seras mort, politically dead ! Tes frasques seront dans toutes les bouches arabes ! Et le téléphone arabe, heim, c’est pire que le Gsm . La perestroïka, la glasnost, di babak !
- Madre de Dios ? Je vais aller au Caveau, te faire allumer un cierge !
- Cesse de trembler, tu vas renverser, tout ce qu’il y a sur la table….de discussion ! Et nous gâcher le dîner à la chandelle ! Celle que tu tiens, Arafat ! Arafat, pschitt ! Hahaha !
- Sharrrrrrrrron ! Fit la dame des lettres ! Il y a un terme !
- Madame Student, vous êtes les bienvenus, mais qu’est-ce que je gagne dans ce souk et ce charivari ? Quel est mon rôle ? Lançais-je, en formule de politesse (pour ne pas dire merde à ce foutu merdier !). Zut, le péristaltisme et son péril fécal ! Dès qu’on parle du loup, il sort de sa tanière ! Et ça vous donne comme des envies d’aller aux toilettes, d’are d’are ! Et de prendre du Flagentyl !
- Propos éminemment scatologiques !
- Mais avec Sharon, vous étiez avertis des retombées et autres bavures de ce type
- Gardes, suivez-le Toubib, aux toilettes! S’il se prépare à quelque coup foireux, tirez-le ! Attention qu’il ne s’échappe pas par les voiries ! Il est chez-lui, là ! Avec les rats et nos ratonnades, on ne sait jamais ce qu’ils sont capables de… chier !
- C’est, toubib or not toubib ! Sois sans crainte, Sharogne !
- Etre palestinien, c’est déjà reconnaître notre existence, notre drapeau, notre état et son chef Arafat, avec comme capitale Jérusalem !
- Être Israélien, c’est bien naître ou vivre, quelque part …Pourquoi pas chez nous en Palestine ?
- « Occupée » ?
- Sortez….et tirez la chasse !
- Sur qui ?
- Messieurs ! On se calme ou nous allons tous « sentir » !
- La moiteur de la peur a plus d’odeur que celle du sang !
- Le sang des justes et des innocents que vos bombimen* lâchent dans les bus, les boites de nuit et les marchés ! Explosa Sharon, en exorbitant ses yeux globuleux sur Yasser.
- Les pleurs des bébés et les larmes des enfants ne pénètrent-elles pas votre cœur ? Où que la carapace qui vous gonfle, le camoufle, en effaçant votre âme ! Éperonna Arafat sur un air de tragédie lyrique !
- Qui vous dit qu’il a un cœur !
- Mon cœur palpite pour le Grand Israël et ma poigne écrasera ceux qui veulent le réduire ou qui tentent de lui nuire. Fit Sharon en levant les bras au ciel dans un geste théâtral. Je travaille sur une idée cinq fois millénaire. Et, elle est là, à portée de ma main ! Le rêve de millions de morts se réalise ! Celui de ma Nation est à ma portée ! Israël, Israël, sans voir un arabe même à la télé !
- Avec nous tous dans vos tombes ! Et nos fantômes dans vos rêves !
- Allez mourir ailleurs ! Je n’ai pas besoin de vos os séniles dans mon espace sacré ! Cassez-vous plus loin ! Israël est trop étroit pour deux peuples !
- Vous tuez autrui comme du bétail, pour le confort des vôtres ! Envahisseurs, colons, criminels voleurs !
- Nous sommes revenus chez nous, c’est à vous de déguerpir !
- Je ne vous ai pas chassé de vos terres, j’y suis né, j’y reste !
- Mon peuple est chez lui, ici, depuis cinq mille ans !
- Mon peuple est chez lui, bien avant que vos hordes, sorties de leurs prisons d’Égypte ne viennent nous envahir, au nom de vos insupportables légendes…Que vous imposez à tout l’univers qui se dit laïc !
- Au nom de Yahvé, espèce d’apostat !
- Ni votre dieu, ni vos supposées légendes, ne vous donnent droit sur nos biens, sur nos vies et sur nos terres !
- Sacrilèges, anathèmes ! Révisionnisme impie, tranche de renégat, énorme païen ! Vous reniez la parole de Yahvé, « la Bible, le Coran et les sciences » ! Mokhazni dih lebniqa !
- Nous expulser, nous coloniser avec racisme de surcroît, jusqu’à annihiler notre espèce ! Vous êtes des fourbes… abjects ! Votre histoire antique, c’est un leurre ! L’opinion d’une tribu et de ses rabbins ! Qu’est-ce que mes ancêtres ont dû faire à votre Yahvé, colérique et atrabilaire, pour mériter son méchant et inique courroux ?
- Haï! Haï, Haï Haï !
- Votre mythologie sémite, construite à nos dépens, est si peu « démocratique » pour un Dieu « juste », qu’elle est loin d’être humaine !
- Ou simplement équitable ! Ajoutai-je, impudemment ! Question d’actualité et de droits de l’homme !
- Et vos gènes malades de haines ataviques sont en train de leurrer le Monde ! Continue Arafat ! Et, Sharon ou Sharoune, Le Mal, malade en sa personne, vous ne vous prenez pas des fois pour l’Antéchrist ?
- Celui qui va avancer son règne, pour que vienne la Fin du monde ! L’Apocalypse ! S’éleva Sharon.
- Sous-traitant de Bush, pour plaire à vos amis fascistes d’Amérique, aux extrémistes qui squattent le Sénat, comme aux autres clubs de fous de caricature et de lobbies extrémistes !
- Ha le vieux méchant ! Gardes, cassez-le !
- Je n’ai pas dis de le cacher !
- Je n’ai pas allumé les feux de l’holocauste et vous nous faites payer vos souffrances passées sous Hitler, en éradiquant notre peuple de sa Palestine natale ! En nous expulsant, morts ou vifs de nos terres, devenues un infernal calvaire. Les exactions et les souffrances que vous suscitez sur nos gens ne peuplent-elles pas vos cauchemars ? Mitrailla encore Arafat de l’intérieur du sac de jute où les gardes l’avaient placé !
- Vos peines, Arafoute, ne me font guère souffrir ! Je ne suis pas votre Ministre de la Santé ! Allez consulter Thami El Kheyari…Il s’y connaît, en crabes et en vieux requins, l’affameur des ibères ! Hé, Docteur, donne-lui une lettre de recommandation, pour ton Ministre !
- Propagande, endoctrinement, mystification, illusion d’un pays, soi-disant vivant dans une démocratie, fanfaronnade, fantasme de légende, fantaisies idéologiques, basées sur le racisme tribal et l’exclusion des autres ! Marmonna Arafat qu’on essayait de libérer de ses entraves.
- Pour tes jeteurs de pierres, tes kamikazes imbéciles, tes dinamiteros idiots ! Et cesse de te répéter, radoteur, tu alourdies le texte ! Tu as mouillé la table de ta bave, fasciste ! Gardes, scotchez-le !
- Une nation de haine et de mépris, une enclave ennemie, peuplée de desperados kidnappés de partout…Voilà ce que vous avez réussi à implanter au milieu de nos sables et nos oliviers !
- Des canailles arrachées à leurs foyers, des repris de justice, que nous devons surveiller par nos étudiants, nos pionniers et nos agriculteurs….Lança Sharon, dans un bruit de char, qui démarre.
- Des colons plutôt que agriculteurs, qui les exploitent ! Quand ils ne les tirent pas,! Pseudo primate, antédiluvien, pachyderme archéopétreux ! Tu trouves, Sharon, grosse vermine, que le vol et le meurtre des colonisés soient licites ? Allez cultiver vos graines de violence, ailleurs !
- Fissurés, fracturés, balkanisés, bantoustanisés*, émiettés, pulvérisés, paupérisés, sous blocus et embargos, dans vos patchwork de villages, colonisés et après ?! C’est ça la légalité légitime ! Fit l’homme de Sion ! Allez cuire à la casserole de l’histoire ! Mouthou kelkoum*!
- Hou Hou Houuuuuu, fit l’assistance en chœur.
- Satan archaïque, vaurien, démon chthonien, gras saurien ! Invectiva Arafat.
* La qualité du texte se détériore avec ces gars, Lecteur !
- Alors vous subirez le cycle infernal de la damnation ! La vengeance instinctive, la vendetta religieuse, nos réflexes de haine et d’autodéfense, la juste et vindicative loi biblique du talion ! Vous crèverez sous les invasions et les raids à chacun de vos attentats ! A chaque bravade vous sentirez nos justes répliques, nos représailles sans freins ni tabous ! Nos coercitions légitimes et nos châtiments divins sont justice ! La Bible nous a donné la Terre pour la dominer ! Allez ailleurs ! Pesta Sharon.
- Hou Hou Houuuuuu, fit l’assistance en chœur, contre le gourou d’Israël.
- Je suis sidéré, Sharon ! Mais, je sais que je discute, depuis longtemps et bien avant que tu ne déclenches la deuxième Intifada, avec des extrémistes religieux, des terminators militaires, des fanatiques du mirage, qui ont construit une état sur une vision archaïque, des généraux fous, des aliénés fous et des criminels de guerres fous, qui deviennent par le miracle de votre démocratie douteuse des Premiers Ministres, avec lesquels il me faut pourtant négocier ! Vitupéra Arafat
- Vous vous plaignez à l’ONU des répressions collectives et des expulsions ! L’Amérique, notre amie, est au fait de vos fausses déclarations, de la guerre psychologique que vous menez contre nous ! Fulmina Sharon
- Mensonges, mystifications, leurres sont des faits qui vous ont rendus célèbres ! Les Musulmans (qui attendent de l’au-delà plus que du matérialisme de l’existence terrestre) étaient colonisés par les mêmes impérialismes qui vous ont châtiés et décimés pour vous abandonner, en réparation de leurs outrages, cette terre volée ! Pogroms et holocaustes ne furent jamais le fait des Arabes !
- Arafat, vous avez des traîtres parmi vous et des espions bien à nous. D’autres sont prêts à tout pour vous culbuter, le temps venu. Vos militants, ces piètres terroristes et rebelles, une fois pris entre nos mains viennent vite à la confidence ! Ils vous dénoncent et nous donnent les listes et les preuves de vos responsabilités dans les crimes. Ils vous dénoncent et crient contre vos abus. Ils nous donnent vos positions, vos noms, vos ressources et vos codes secrets ! Comment arrive-t-on à assurer nos tirs précis : vous deviez vous en douter ! Ricana Sharon
- Les délateurs, les manants, tournesols nains sur les bateaux ivres qui les transportent vers des mirages convulsifs, ont chacun un trou devant qu’ils laissent béants pour laisser s’infiltrer des eaux sales des vermines ! Quand il ne s’agit pas de se gausser sur autrui et de le saborder pour que leur pays fasse naufrage. Le bateau tangue et les rats se sauvent, attendant qu’il échoue pour s’y réinstaller. Ils se noient ou se mordent. Mais, personne en, Israël ne nous survivra ! Voilà le destin de votre Israël ! Lui renvoya Arafat.
- Mon coeur palpite pour…
- As-tu un cœur, Ariel ?
- Mon grand coeur palpite pour le Grand Israël !
- Gros et fous, et du meneur et du pays qu’ils détournent !
- Grands et forts, pour l’exemple, tous les deux !
- Messieurs, un verre ? Buvez à la santé du Toubib ! De son propre vin ! Puisse-t-il être un élixir de paix !
- Amen ! Sauta Arafat !
- Tu ne sais pas boire toi, l’Arabe ! On te coupe l’eau !
- Libérez mes mains ! Libérez le Jourdain ! Assoiffeur, affameur !
- Tu ne saurais pas boire ! C’est pour cela que tes vœux de paix ne collent pas ! Ça ne trinque pas sérieusement, un Arabe, ça se soûle !
- La paix, Sharon, un peu de répit, bon Dieu ! Laisse-nous nous désaltérer à la fin ! Desserre l’étau lâche le carcan, tu nous étouffes !
- Je vais le perdre si je le relâche !
- Laisse-nous nous desserrer la gorge. Tu nous la noues à force de t’entendre proférer des menaces et déblatérer !
- Ce sont les « Larmes du Christ »?
- Il nous doit à tous un devoir de paix !
- C’est le seul messager qui n’ait pas fait de guerre sainte ni tué son prochain pour aller au paradis !
- Le Christ n’a rien à voir là-dedans ! Il ne concerne pas les Sémites ! Lança Pérez !
- Pardon ! Reprit Arafat ! Nous y croyons !
- Toi, tu crois à tout et en tout, même aux mirages de la paix ! Reprit Pérez. Il ne nous concerne pas comme Dieu et partie de Dieu ou comme simple prophète. C’est pour cela que nous avons inventé la laïcité dans les pays que nous occupions…Enfin où nous campions, depuis le moyen âge, avant de nous réinstaller, chez nous, ici, en Israël
- Si, si, nous y croyons, Madame !
- Il n’est pas Dieu, mais nous y croyons. Dis-je !
- Il est Dieu et nous y croyons ! Fit madame Student ! Trois en Un, Un en trois ! C’est la le miracle ! Croire ou ne pas croire, tel est le clou de l’histoire. Il n’interpelle pas la raison, mais la foi et cela ne se discute pas ! Fit la Student, avec un signe de croix, en se mettant à genou sur mon tapis de prières.
- Il n’est ni dieu ni messager, ni pour vous ni pour nous ! Voilà ce que nous croyons ! Fit sentencieusement le Prince David !
- Il est prophète et nous ne l’avons pas tué ! Continuais-je !
- Depuis quand tue-t-on les dieux ?
- Depuis que leurs mères sont humaines !
- Depuis que les Arabes occupent Israël ! Décocha Sharon
- Quand les Hébreux occupaient la Palestine ! Relança Arafat.
- Messieurs laissons les dieux tranquilles ! Occupons-nous des humains ! Laissons les querelles divines aux autres saintetés ! Ai-je dit avec philosophe à Mme Student.
- Dieu n’est pas dieu et vous l’avez tué ! Et les uns et les autres… Fit l’extraordinaire madame Student, sur un ton de colère Nietzschéenne !
- Mais, messieurs dame, on n’était pas là, pour Jésus ! Osa l’ Arafat ! Ce sont les gens du Hamas et de la Haganah ! Je condamne vivement cette lâche agression ! J’en ferais une lettre à Bush et un fax à son black boy de ONU ! Et au Pape !
- Il a une carrière très courte, finalement, le pauvre Jésus ! Hein Mamy ? Fit gentiment le prince David, comme pour désavouer un passé, où des religieux juifs étaient politiquement incriminés dans le meurtre présumé d’un agitateur, dénommé Yashoue. Jésus ! Passé flou, où la région était sous mandat romain !
- Il n’est pas mort ! Vous divaguez ! Vous vous trompez tous sur son compte. Dis-je, avec foi à Pérez.
- Et vous les, Moussulmans, les derniers des parvenus, vous avez assisté à la vérité ? Lança-t-il pour me contrarier !
- Tout le monde fait une carrière tronquée, là-bas ! Regardez-vous Pérez ! On vous espérait Président ou Premier Ministre. Et vous continuez à décevoir vos supporters Arabes ! Ai-je fini par lui faire observer !
- C’est à cause des Juifs... qu’il est… qu’il est…qu’il est… ! Quoi, au juste ? Martela Arafat, indépendamment de son parkinson !
- Non des Romains ! Non des Romains ! Répéta à son tour Pérez, à son jumeau nobélien de la Paix !
- Qui n’est pas été étêté chez vous, des enfants aux adultes ? Rien ne pousse, Attila(s) ! Depuis que vous avez foulé cette malheureuse terre de Judée et de Samarie ! Vous avez corrompu l’histoire de la Terre, de l’ère des dinosaures à celles des égyptiens…de Ramsès et Moise…à nos jours ! Eclata avocatement* l’Arafat.
- Amalgames ! Fit le Pérez.
- A moua lih kida had el hogra ! Ka teharchou âalina hakada ! Ajouta le Prince David !
- Pourquoi tout le monde, nous hait-il et nous en veut à mort ? Sursautèrent Sharon et Pérez ensemble, comme pour traduire l’expression de leur Prince !
- C’est vrai ! Reprit le Prince. Sur un ton frétillant au duo Des choses graves !
- Pourquoi tout le monde se ligue, complote, conspire et trame-t-il contre vous ! Dis-je, innocemment, ou presque pour les amener à s’amender.
- Kae kae, kae kae, kaaâe ! Traduction du fou rire onomatopéique et beuglant de Arafat ! Lequel comprit la manœuvre, mais qui par sa grasse intelligence, du moment, en cassa la maïeutique ! Le résultat escompté ne vint pas ! Pas d’autocritique qui vienne. Un simple silence général pour une fois. On sait les impératifs et les contraintes des régisseurs du monde. On sait les impérialistes, les colons et les sionistes, sans autorité ferme, sur leur protéiforme et hypertrophique surmoi !

- Messieurs, quand le vin est tiré, il faut le boire ! Interrompit encore, la Student !
- Je ne suis pas un saint, je suis un vieux militant, un martyr de la paix, on m’a emmené ici, menotté, malgré ma condition de malade et pire… de Président ! Et l’on me met dans un sac ! Devant un toubib assermenté ! Allah et ses anges vous regardez aussi !
- Démissionne, vieillard ! Va rejoindre Youssoufi Abderrahmane à Cannes. Fait des élections correctes ! Inscris-toi à la fac de droit de Rabat ! Dit pour se moquer, Sharon.
-Qui les fera, les élections, si je ne suis pas Président ? Fit Yasser innocemment ! Ils ne connaissent que moi. J’ai été élu démocratiquement, mieux que Bush ! Elu à 200 voix, d’écarts, de l’Al Gore ! Je suis quand même, mieux formé, que lui, politiquement !
- Ta stupide et franche idiotie, te fait faire des ennemis et elle joue contre toi à Washington… et contre toi au Sénat ! Notre Sénat !
- On s’égare, bavard ! Revenez au texte ! Sinon dehors, Sujet !
- C’est à ce Président, inachevé, élu avec anfractuosité, après révision des cahiers de vote, n’est-ce pas, que tu as soufflé cette ridicule stupidité, Sharon…Mais je me représenterai ! Et ce sera la gloire certaine ! Je vaincrai, si je vis encore !
- Toi, Arafat ? Toi, dont le profil est déjà tout tremblant ! A force d’oublier tes médicaments. Ceux que je te permets d’acheter ! Toi, dont les photos sortent floues, comme les bulletins de vote des trente partis marocains! Donne tes comptes, rends ton sceptre Autocar ! Tu es brûlé, calciné ? Pars au Maroc, Hrég* ! Va à Tunis ou chez Bongo ! Ils te feront un meilleur prix ! Va chez ton affreux jojo de Libye, gratos, ou bien…. à coté, dans un sarcophage, au musée du Caire, chez notre ami le pharaon, Moubarak ! Cae caca caaâe ! (Ça, vous l’avez compris, c’est le rire intelligent de Sharon). On viendra te rendre visite et ajouter du camphre pour te conserver ! Champion !
- Il est Président, Sharon ? Plaça Mme Student! Hchem al sgaêe di sharoune !
- Il est président de quoi déjà, la Copine de Chirac ! Ou de Lyautey ? Se moqua Sharon.
- Toi le Gros, la ferme ! Sauta Pérez, pour défendre la dame des piques !
- Voilà une insurrection de plus, une tentative séditieuse de renversement du pouvoir ! A cause de ce gueux d’Arafat ! Je vais te placer à Tazmamart, en garde à vue, chez notre ami le Roi ! Méfiez-vous les Arabes !! Et là, voici que ce ministrion* de façade, Pérez, qui classé aux archives étrangères, ose défier son Premier Ministre ! Moi, Sharon, le Chef de l’Etat d’Israël ! Fit Ariel, en montant le ton et en tapant sur la table !
- Attention au mobilier, les amis ! Fis-je !
- Entre truands de carrière, on ne se respecte pas ! Ça fait partie du jeu d’oublier les fausses hontes et d’enterrer la pudeur ! De se libérer des pseudos respects ! Quand on n’a pas de morale et qu’on tue des innocents…la politesse devient superfétatoire !
- Taisez-vous, à la fin le Shar. ! Utilisez des mots moins pompeux, on n’est pas dans un dico ! Fit la Student avec son autorité de vieille maîtresse (qui n’a jamais cédé à un homme, quoi que ce soit !) et qui, vieille jeune fille, déteste les superflux !
- Mais, on est venus nous disputer, chère madame Stud.! Salut Najat… On n‘est pas dans une écurie ! Hahhaha, ou dans un salon de lettres, fin de règne de Louis XVI !
- Dites, nous sommes venus ! Rétorqua-t-elle, pour le corriger ! Même sous Arhioul Sharone ! Injuria-t-elle, pour se gausser comme les autres du Monstre I
- Madame Machin ! Laissez-nous nous défouler à la fin ! On est venus au Maroc pour ça ! ? Foutez-nous la paix ! Osa Sharon !
- Moi, Maidoc, je vous dis que chez moi, ce n’est pas un bordel comme à Tulkarem ou sur un stade à Naplouse. Ni un bal de vampires pour démons défigurés ! Il y des voisins, des amis juifs, dont il faut respecter le sommeil des enfants. Ils ont classe demain et peut-être des examens à passer…
- Ah bon ! Ah bon ! S’excusa Pérez !
- Hé les auto invités, ni une foire d’empoigne, pour ministres désavoués, encore moins un marché où vous laisseriez vos explosifs perpétrer un massacre chez mes voisines de palier ! Continuai-je !
- Ils n’on rien a craindre, c’est la Qaéda ! Votre prophète vous a recommandé de respecter les voisins ! On respecte, dès lors !
- Certes ! Sauf ceux qui habitent le même quartier que les chefs des brigands terroristes ! Là, c’est la roquette qui fuse, la fusée en érection qui jaillit des hélicos ou des torpilles…et qui font boum !
- Et pourquoi tu as sabordé le leader du Hamas avec plein de voisins civils innocents…
- Parce qu’il n’était pas caché dans une voiture !
- Il était chez sa femme !
- Il mal choisi son heure de conjugaison !
- Nous nous faisons pêcher par les moindres de nos moindres péchés.
- Il ne savait pas, que se cacher sous les jupons de sa femme, est une lâcheté ? Qui plus est au milieu de la population si vile ! Il lui fallait mieux comme façade ! Les seins de vos femmes ne sont pas des sanctuaiiiiiires pour vous ! Hahhaha !
- Et les gosses, ça se pète aussi, comme des cacahuètes grillées, pour votre plaisir culturel…. de criminel …l’ami Sharon !
- Contretemps et malchance, tel fut leur destin ! Celui de se trouver sur la route ! Ce sont des bavures connexes ! Ça se pardonne…Je l’ai dit à Bush !
- Non, des crimes de guerre ! Assassin !
- Non de simples …erreurs de martyrs. Tu te trompes de Vocable !
- Des échantillons gratuits en surnombre, des êtres en surplus malthusien, un cadeau complémentaire à vos tableaux de chasse ou des innocents certains à sur la liste de vos crimes infâmes !
- Devenus grands, ils auraient lancé des Molotov et dynamité des bus ! Ces erreurs, ces impondérables, ne sont finalement que des actes de prophylaxie, de justice immanente, de prospective et de prévention prédictive !
- Arafat, Mme Student, Prince, Maidoc, évitez ce fou ! Il ne veut rien discuter, rien céder, tout prendre et ne rien leur laisser ! Finit par lancer Pérez !
- Il veut tout : la terre, toute la terre et le prix de la terre, à soutirer de préférence aux Américains !
- Et pourquoi pas un doublon, et faire payer aussi les Arabes !
- Lasse-moi parler. Il veut tout le Moyen-Orient, en fait ! Sans l’ombre d’un Palestinien, quel qu’il soit. Il veut les exterminer d’abord, pour qu’ils ne reviennent plus. A moins de les réduire en esclavage ! De les emmurer dans leurs camps du nouveau Bantoustan ! Sinon dans des fosses commune ! Avec à chaque village un char pour les tenir en joug. Et en face de chaque Palestinien un soldat du Tsahal, pour le mettre en laisse ! Comme moi, menottes aux poings. Regardez monsieur Bush ! Car je sais que vous avez des caméras de surveillance toujours braquées sur nous ! Et que, comme le bon Dieu, vous nous écoutez ! N’est-ce pas ? Clama Arafat sur un air de piété !
- Je ne veux pas de Palestinien, ici ou ailleurs ! Ce sont des truands et des terroristes qui finissent par produire des afghans et endoctriner des islamistes. Ils font la guerre sainte et la propagande dans les écoles laïques ! Et de la culture de « prosélytes » dans les rues et les mosquées de quartiers, pour se venger de notre justice et poursuivre les nôtres partout où ils résident ! Riposta le Gras.
- Alors pourquoi les extrader, s’ils sont dangereux, même dehors ? Pourquoi les culpabiliser et les empêcher de revenir, sachant que ta guerre consomme un grand nombre et met les juifs où qu’ils sont à la merci de votre vindicte folle et sous la menace des terroristes que votre traque éperdue renforce et aguerrit pour mieux se dissimuler !
- Mais je les extermine plus vite qu’ils ne se reproduisent ! J’en extermine plus qu’il ne s’en cache ! C’est arithmétique 10 pour un et 100 pour dix !
- Vous entendez madame Student ? Rapportez les déclarations de ce monstre à votre monde civilisé, qui l’arme et qui le soutient contre nos droits les plus élémentaires ! Voilà la démoncratie* de votre démon crasseux !
- Je les « nettoie » pour vous assurer la paix en Occident, ma Sœur ! Eux ? Ils ne peuvent pas vivre en paix avec vous ! Ils ne servent à rien ! La preuve, c’est qu’ils ne sont ni Chrétiens ni Juifs, ni blancs ni beaux ! La preuve aussi, c’est que ça fait cinquante ans qu’on les protège, parmi nous, qu’on les tolère sur nos terres sacrées, pour rien ! Des paresseux et des ingrats !
- Ha, le pharisien ! ha les mensonges, les mystifications, les fourberies, les amalgames et la duplicité ! Tu t’es vu sur une glace ? Ou, que celle-ci ne te renvoie pas ton image ? Démon que tu es !
- Messieurs, c’est assez, vous me fatiguez ! Buvez, mangez, relaxez vous, avant d’entamer les déflagrations…Je veux dire les discussions, avec sérieux, calme et plus de sérénité
- Mais ça y est, on les a entamés !
- Les discussions ?
- Les Pâles-Estimiens ! Tannés, exsangues et déshonorés ! Demain ce sera le jour des irakiens, des perses, des égyptiens et des saoudiens... Etc.
- Comment diable de Sharon, osez-vous, sans autre formule de politesse ni la moindre digression ou réserve diplomatique nous découvrir de la sorte et fausser notre jeu ? Nous identifier sous un angle aussi fâcheux que péjoratif ? Nous exhiber de la sorte, comme des racistes immondes et des irrespectueux des autres peuples ?!
- Toi Le Pérez, cesse de flirter avec hypocrisie, « contre » les Arabes ! Je sais que tu te prépares à ma succession. Tu as toujours voulu être calife à la place du Calife. Mais toujours cassé, KO, à coté de la plaque ! Raté de peu, ton numéro de diplomate, pseudo gentleman!
- Monsieur Le Premier Ministre !
- Je goûte au charme du struggle avec toi pour la primauté ! Avec ton génie de champion de deuxième catégorie ! Et ton Nobel, toutes races confondues ! Beurk ! Ha haha, hahahaaa ! Haganah !
- Je suis supposé rire, Monsieur Le Premier Ministre ?
- Je te l’accorde ! Mais, supposé, seulement ! Je vais bientôt rigoler de toi ! Gardes, donnez-moi ma ceinture de sécurité ! Vigile

Écrit par : DR IDRISSI MY A | 20/07/2004

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