18/07/2004

AU NOM DE LA MUSIQUE,

Surnom AU NOM DE LA MUSIQUE,

Email:maidoc@caramail.com
Ville: Kenitra , Maroc

Date: Thursday, March 13, 2003 at 09:16:46

AFFAIRE DES 14 MUSICIENS DE CASA

UN TEXTE CRITIQUE DE LA JUSTICE

POUR "  MAROC-OUEST "


Commentaires:

                                            AU NOM DE LA MUSIQUE,

 

Un radeau en flamme sur une mer en folie, des mots vides devant la puissance de la douleur ! Un rideau en pleurs, sur une scène en délire.

 

Des procédures kafkaïennes, propres à offrir le dos rond à la mort. La douleur poétique n’est pas une chimère nouvelle, elle est la fille ordurière de l’injustice

EXORDE AU NOM DE LA MUSIQUE, des poètes, des aèdes et des chanteurs, des loisirs dont il nous faut créer pour le tourisme et la vie de tous les jours, un nouveau Ministère, au nom de la jeunesse médaillée et de son magistère, de l’éducation et de ses refrains de libertés.

 

Au nom de l’éthique de la Justice, de son but, de sa raison d’être et de sa morale, au nom de sa transparence enfin. Au nom de la tolérance et de l’ouverture à la modernité et aux progrès. Au nom de la mondialisation qui nous oblige à vivre en harmonie dans son sillage, ou a mourir ! Non aux exactions de toutes natures ! Nous vivons celle des armées de Bush entre martiaux personnages ! Celle des messies déchaînés, vengeurs endiablés, des quatre Cavaliers de l’Apocalypse ! Vampires, prédateurs nécrophages, nettoyeurs ethniques des sous espèces, les Princes de l’Enfer ont fait un pacte, un sermon de clan. Faire venir le règne du Saigneur. Leurs sectes et castes de privilégiés ayant pour religion, la soif de sang, de pétrole et d’argent. Dans leur quête du Démon, ils fabriquent des armes de plus en plus sophistiquées et ravageuses et axent leurs messes noires, (appelez cela des campagnes ou des guerres), comme autant de croisades, de lutte du bien contre le Mal qui habitent leurs Satans orientaux. Ils se livrent à la chasse aux ripoux, leurs anciens acolytes, devenus des terroristes notoires. Par contre, oui à la réticence de Chirac, de se livrer contre ses fidèles clients sur le simple coup de sifflet de celui qui a cassé l’Union Européenne en trois et qui veut venger le dollar ! Chirac est devenu l’homme de la paix, un juste, qui reste amical et dans le vrai de la situation. Ni faible ni rigide, Rigoureux et responsable, serein, il restera pacifique sans aliéner l’Union Humaniste aux cow-boys impérieux !

Alors, pas d’amalgames mes frères, gardes de paix, avocats et juges ! Ne tirez pas sur la Musique ! Sauvez ces jeunes amateurs, ces innocents bardes et joyeux histrions, ces rudiments de la création artistique. Au nom de la culture occidentale et de vos racines musulmanes, au nom du rythme africain et de nos danses bèrbères. Au nom des tambourins, des tamtams et des violons, au nom du luth et de la guitare gitane. Pleurez vos faiblesses au lieu de haïr l’engouement des jeunes ! Mode passera et vieillesse vaincra ! Au nom des poètes et de moâllaquates, des classiques et des modernes, des maâlems et des chikhates. Au nom de leurs particularités et de l’existence. Au nom des différences et de la transparence Soyez honnête justice ! Soyez honnêtes, pas d’amalgames ! Car vous jugez au nom du Roi, ce Peuple, que des errements sont en train de soulever. Votre rôle d’arbitres, qui sanctionne et qui rééduque, est une émanation, une expression du sien !

 

Ne commettez pas en son nom, ce qu’il ne voudrait pas faire, au nom de la Loi que vous appliquez ! Au nom de la Justice et non des diktats et des ukases, au nom de la vérité, dites-nous la vérité. Comment s’est passée cette rafle ? Qu’ont-ils fait ces apprentis chanteurs dans leur drôle de musique ? Le rock, et après, c’est bien vieux, la hard music, la techno, ces quelques petits instruments de provinciaux ? Si ce n’est que ça, ce n’est pas si pervers ! Et puis, avec des affichettes au mur des chambres, qui n’en a pas eu, même dans ses rêves ? Avec de belles filles ? Des houris aux bustes éclatés et des gorges à vous sortir le lait maternel de la bouche ! Quatre cédéroms, c’est un peu court et minable, pour Le Diable tout ça ! Comprenez le ridicule de La Question, son côté minable, car le Diable, disait-on, Votre Honneur, il faut se réveiller de bon matin, disposer de sérieux atouts occultes, autrement plus lourds et complexes, à la fois culturels et hermétiques !! De toute façon, cela reste théorique, pour la grande majorité des gens ! Et cela ne doit se faire avec des dilettantes ! De toute façon un diable, qui a déjà vu ça ?

Messes noires, culte satanique, dans quels films avez-vous déjà vu ça, Excellence ?! Il faut fermer la RTM et la 2M, car ces télés insipides, je suis témoin monsieur le juge, ont montré des films de coucheries, pas très torrides, des diables et des succubes, dess sorciers et de loups garous, avec du sang qui gicle et des objets qui les éviscèrent et les transpercent ! ça c’est satanique , mais personne n’a voulu encore enfermer ces boites ! Ou la science fiction se mêle à la sorcellerie ! où il y des trucs, comme ça ! Et puis, lors du jugement, le juge est témoin de la chahada, et cela suffit pour faire rentrer en islam, même un gaouri ou apostat, mieux encore pour relaxer un prévenu : non ? Tiens, il y a des herboristes, des chouafates, des saharates qui professent dans nos villes comme ça ! Protégez les délateurs, ils vous montreront où se cache le diable ! Juste qu’il faut avoir assez d’armes pour le dominer, et assez de courage pour oser l’affronter ! Quant à l’asservir, monsieur le juge, vous ne croyez pas j’espère à ça ! Je continue mes prières, pour chasser le malin de mes pensées, mon voisin autant ! Nous célébrons l’Aîd et nous disons vive le Roi ! Je pense que nous n’avons pas été sous l’influence maléfique de ces quatorze musiciens du dimanche ! Ni de celles de la télévision ou de la parabole ! Celle-là, monsieur le juge qu’est-ce qu’elle déverse comme frasques, à vous faire des pollutions nocturnes ! Tenez, si le Diable, était docile, je pense que les orientaux, en quarantaine, comme Satan Housseine, en auraient envoyé quelques escouades à Sharon et à Bush. Question d’échapper à la liquidation physique promise et à l’anéantissement de leurs peuples !

 

Votre honneur, nous n’avons nullement été subjugués par Satan ! Rien de cette musique n’a « branlé » notre foi ! Oui, quand nous étions gosses, on nous parlait du diable, des colons, des Saliganes, des Bougates, du loup, et même, qu’on nous faisait peur de la piqûre et du médecin ! Les ogres et les monstres peuplaient nos murs et nos délires. Depuis cela nous fait fantasmer ! Nous n’avons plus peur de ce qu’on ne voit pas, mais peur pour les nôtres ! Ou des vôtres, quand ils se trompent à bon escient ! Dites-nous la réalité, qui sommes-nous, Maître ? Sommes-nous des anges, des adorateurs nés de la lumière, parfait, uniquement pour cela ? Sommes-nous des démons ? Non des jeunes. Des Hommes nouveaux, Souverain et citoyens, sujets de son amour et de son empagement ! Tous issus de ce peuple hospitalier et crédule, de cette civilisation du juste milieu. Nous sommes des hommes, pris entre l’étau des libertés et celui de la prédestination. Destin d’avoir des cadres qui nous trompent et qui ne nous aiment pas. Des profiteurs corrompus, qu’ils soient de droite ou de gauche ! Que chacun vive sans contrainte !

Dieu est là pour nous juger. Demain, nul n’est responsable de la charge d’aucun ! Ne prenez pas la place de Dieu, Ô Justice, bien terrestre ! Tout ce qui est humain peut se tromper, et c’est une erreur de ne pas se reprendre, comme il n’y a nulle honte à se tromper, quand on accepte de se corriger et qu’on soit capable de le faire, sans complexe ni arrogance ! La société a besoin de ses fils, travailleurs, gais et entreprenants, sans boulets ni carcans ! S’il faut, votre honneur, faire une purge et des exactions, ne le faite pas au nom du Sultan ! L’inquisition, les mœurs, les credo Les adorateurs de Satan ? Ou les adorateurs de Salon ? J’ai mal entendu et mal à mes droits, mal à mes libertés ! Voilà donc que Casa, une des plus grandes villes du monde, celle de la mosquée Hassan II, le phare de l’Atlantique, qui faute de bruler ses prisons, aliène quatorze de ses fils et les jette en pâture aux violeurs parmi les assassins ! Dis donc Gouvernement : Es-tu juge et procureur, avocat, plaignant et policier à la fois? Maître et père ou simple bourreau ? Faut-il à chaque fois, se révolter, irriter le peuple pour lui faire oublier son dessein nationaliste, ses engagements africains, ses promesses arabes et son destin musulman ?

 

Que d’outrages en ton nom, Justice ! Que d’erreurs dans l’emportement ! Justice, est tu juge ou plaignant ? Ou les deux ? Est-ce ton rôle ou la bavure soldée d’un étrange diktat ? Au nom de la raison du plus juste de tes qualificatifs, du raisonnable, de ce qui est pragmatique, et de la décence, sois douce ô Justice et moins emportée ! Qui venges-tu ? Qui s’est plaint ? Et quoi donc que je me doive d’éviter, pour te plaire ? Des tee-shirts noirs, des vestes en cuir noir, de crânieux blousons ? Au nom des laissés pour compte, ceux qui grossissent la malveillance et qui font fermenter le terreau, la rumeur concierge et l’incertitude, au nom de cette société éclatée, entre les puissants, les riches, l’élite, les maîtres et ceux qui faute de rire, veulent créer l’honneur…Au nom des infortunés et des fortunes qui récemment s’investissent au Maroc, au nom des exilés et de ceux que les flots emportent… Au nom de ceux qui viennent pour la connaissance des nôtres, de nos beautés et de leurs sites…Au nom des pauvres, des démunis sans défense, de ceux qui sont sans joies, sans loisirs ni labeur, sans espoir… Au nom des paumés, des sans religions, des laïcs sans mosquées, sans intercesseur ni église, de ceux qui adorent Allah et vont en pèlerinage…

 

Au nom de ceux qui espèrent et veulent croire en Dieu, et viennent dans notre pays pour embrasser l’Islam… Au nom des femmes et de leur juste Moudawana, au nom des fondamentalistes que l’on range injustement parmi les extrémistes, au nom des intégristes que l’on indexe comme fanatiques, au nom des militants palestiniens que l’on dit terroristes, au nom de la société civile, voilà que crie contre cette justice. Est-ce un double langage, quand on se rend compte que des prêcheurs du vendredi les contredisent et vitupèrent ! Voilà que des milliers de personnes, pudiques et engagées dans la société civile, se défient de cette errance qui vient, contre l’aveuglement et le poids des ténèbres ! Non à tous les Bush de la planète, non aux fauteurs de cataclysmes et leur intolérance, non aux fanatiques que Le Rédempteur devrait assagir, non aux criminels de guerres, non aux génocidaires racistes ! Au nom de la croix que forment les tibias et les fémurs, au nom des lunes qui font briller les crânes, au nom des fosses communes…futures…Au nom des crâneurs que nous sommes, rebelles à toutes les formes d’injustice ! Au nom de la chair qui devient poussière, au nom de l’homme qui n’est que gènes et chromosomes ! Laissez les jeunes jouir de cette flamme de liberté. Oubliez Satan et ses fils de l’oncle Sam, oubliez ! Les démons sont-ils si bêtes pour s’amuser avec nos fils, au lieu de s’occuper de ceux qui mènent le monde… à sa perte…Plutôt que de tambouriner avec ceux des quartiers, le Démon a autre chose de plus dévastateur à faire ! Satan, je le connais, il ne va que chez les gens très importants ! Ceux qui mobilisent des armées par milliers, qui torpillent les peuples, détruisent des villes sous les milliers de bombes, pillent leur économie, et fabriquent, pour en disposer seuls, des armes atomiques, des chars invincibles et des Mohab, ces nouvelle mères des bombes… Que la poudre de vos yeux s’enlève, que la poutre qui est dans les leurs soit ôtée ! De quel droit et avec que plaisir largueront-il l’enfer sur leurs frères humains ?

 

Que des larmes coulent en sang sur les pages tristes et que justice, soit faite ici et là ! Si tu veux du sang verser, Justice, va chez ces gens ! Regarde là où il y a des fous et des crimes ! Des vols par milliards et non de simples guitares ! Allez sortir les pervers de leurs cachettes. Ne faites pas l’erreur de l’Inquisition. Entrer sans frapper, forcez, défoncer les portes, forcez les serrures. , tu hésites ? Allez justice, tu es la Loi qui importes...Tu es la balance et l’idéal de Liberté. Que ta leçon suffise et que l’appel, suivi par la voix du Roi, vienne vite libérer nos enfants ! Justice montre-nous tes belles pages et non la noirceur de ta robe ! Montre-nous avec brillant ta transparence. Si la justice n’est pas politique, qu’elle se publie et qu’elle sorte des urnes ! Afin de convaincre ce peuple tranquille qui devient susceptible et qui risque de déchanter. Justice sauve ta face pour sauver la nôtre du regard du monde ! Publie les raisons et les causes ! Et si c’est le social qui est ton domaine, corrige le, éduque au lieu de sacrifier, respecte l’innocence manifeste, publie librement tes preuves et tes dires. Au nom de crânes des tee-shirts qui t’effraient, des photos et des murs qui t’offensent, des grottes et des bars, des dancings et des disc jokers, dis nous ce que tu aimes comme musique et chante en vers tes poèmes ! Au nom des fosses, que ces os représentent, as-tu peur de mourir ? Au noms des diables que tu es seule à voir et des anges qui nous protègent ou les calment, assez d’amalgames ! Montrez-nous justice, ton côté humanitaire, en bon père de famille, en mère, issue de la patrie. Au nom du dieu, Allah, Le nôtre, celui qui chez nous t’inspire; laissez libre ces gens ! Ils évolueront d’eux même, vers la sagesse et la maturité. Or ils n’ont rien commis que je ne voudrais connaître ou faire !

 

Fumer est licite et les boissons se vendent aux bars ! Que le kif, foi de médecin, n’est pas qu’un doux tranquilisant, beaucoup moins coupable que le séditieux tabac qui est cancérigène. Au nom des erreurs, des bavures et des amalgames, au nom du patrimoine culturel et de notre engagement humanitaire… Au nom de nos libertés et de notre démocratie, de notre Souverain, laissez–les libres, au plus vite et sans chantage ! Qu’ils chantent la vie et célébrent la jeunesse, qu’ils chantent comme ils veulent et s’habillent comme ils veulent paraître ! Qu’ils dansent dans leur grande patrie, le Maroc ! La jeunesse à 18 ans, elle vote ! Elle est tolérante mais intelligente et elle est la nôtre. Ses expériences passantes et volages La Justice a des millénaires, elle doit aimer et conserver ! La jeunesse aime et aspire à travailler : laissez-la souffler un peu, au lieu de la tuer et de la faire disparaître ! Ô gardiens du temple, ouvrez les barreaux, laissez les trilles arriver jusqu’à nous ! Fuyez les prétextes sataniques et les dictées cyniques, les positions intransigeantes et fanatiques, la haine primaire. Laissez-les souffler aux trompettes de la victoire ! Laissez-les tonner sur les tambours de fête ! Car la musique n’aime ni la taule ni le violon ! Laissez les jeunes jouir du temps, de la musique, du cinéma, des plages, sans carnage ni tintamarre ! Justice sous influence, exactions ou exubérance, dérapage sur le dos de futurs de desperados, ou dérive de la justice …La justice n’est pas un texte saint, un totem déifié. Ce n’est pas tabou que de la discuter, car elle est affaire humaine Et ce ne sont pas des prophètes ni des chamans qui s’occupent de la délivrer par la voix des pythies ! Autrement, si elle n’est pas évolutive, elle resterait archaïque, démagogique et néfaste, manipulable et mensongère Taxer la justice de fixisme, c’est lui faire un mauvais procès et une terne réputation. C‘est la manipuler avec la religion. Aussi dangereusement que la religion par la justice ! Manipuler le politique par le religieux et vice-versa, c’est nous plonger dans le triangle des Bermudes ! C’est faire de l’ombre au premier Arbitre. C’est ternir le domaine du Roi et polluer les pouvoirs les uns par les autres ! Justice subversive, justice politisée, qui déstabilise la société et la manipule ! Par jeu machiavélique, au lieu de la servir. Les enfants de riches ou les enfants des lycées français, sont aujourd’hui dénigrés. Quitte à les dénaturer de leur religion et à les excommunier de leur pays ! Ne sont-ils pas une des richesses de ce pays, plaque tournante multiple et diverse, dans un monde éclaté ? Cette polyculture n’est–elle pas la preuve, choisie de plein droit, du dépassement des complexes de colonisés ! Polyglottes, rien ne nous empêche d’être de bons musulmans, moraux, ouverts, et non d’hypocrites tartuffes ! Admirateurs de ceux qui conservent, se nourrissent et nous honorent en se spécialisant dans la connaissance des sciences musulmanes et de la tradition théologique ! Nous ne devons scotomiser aucun aspect des innovations culturelles, des découvertes techniques, ni taire nos richesses et nos contributions, encore moins être nihilistes et dénigrer leur valeur aux nouveautés, par crainte pusillanime des dérives, par passéisme, par ignorance ou par paresse ! Efforts surhumains derrière des portes fermées, crime d’habit, et crime de chant, pas très loin des concepts racistes que sont les délits de silhouette ! On doit coffrer toutes celles qui portent du noir, des pantalons, des habits serrés ou des jeans, des cuirs autours des fesses et de la taille, celles qui vont en boîte ou se dorent sur les plages ! Musique sacrée ou musique profane, la musique brasse les croyances et sous ses rythmes exultent la foi et ses passions ! L’oreille nous relie à autrui et au souffle du monde. Le mouvement du corps est l’expression dynamique de la vie ! L’habit devient un symbole peut-être, un choix libre, ou un manque de moyens ou de goûts ! Dès lors doit-on coffrer toutes celles qui dansent avec les Aissaoua, sur le rythme africain des Gnaoua, ? Voire ceux qui se saignent comme les Hmadcha et boivent le sang chaud des victimes sacrificielles ! Poules noires et boucs émissaires ! Ce folklore appartient plus aux us antéislamiques, sémitiques et africains, même s’il apparaît aux laïques et aux fondamentalistes religieux comme les témoins de dérives comportementales. Alors, si on accepte le folklore, pourquoi ne pas accepter, je ne dis pas tolérer, les tendances musicales à la mode et les loisirs des jeunes ?

 

Faut-il que la Police et que la Cour s’en mêlent et dépassent les attributs de l’ordre par leur contingentement de nos frêles libertés. Brider les libertés qu’octroient le Roi et la Constitution ? Tous les pratiquants, dans leurs rites divers et quelles que soient leurs religions, en querelle, ne peuvent être d’une seule et d’une même orthodoxie ! Même si le Dieu qui les a créés est Unique et le même ! Faut-il alors poursuivre les gens et les placer dans un seul moule, leur faire détester leur existence, leur pays et leur marocanité ? Faut-il les poursuivre même dans leurs oublis, dans leur genre de musique, surveiller leurs loisirs, leurs calmants et leurs rêves ? Le Maroc est-il encore un archipel carcéral, maudit par le destin, pris dans l’étau de deux mondes ? Policer, est-ce vouloir rendre poli, ou terne et dénaturé ? La prison est-ce fait uniquement pour sévir ou pour corriger aussi et guérir ? L’état ne peut continuer à être l’héritier réactionnaire de l’ancien colon, avec ses bagnes, ses méthodes punitives dépassées, ses ogres qui traquent un peuple infiniment gentil, ses couches infirmes analphabètes et souvent mollasses pour s’exprimer et voter ! L’administration est au service des citoyens et non le contraire. Le Makhzen juridique doit cesser de céder à la conspiration et à la peur ! Comme de cesser de conspuer ses ressortissants en les regardant comme un ensemble de barbares, d’indigènes indignes ou d’agents séditieux: Cette culture de la haine des administrés, cette méfiance du bas peuple, ce doute doivent être oubliés à jamais. On est chez nous, tous, ensemble ! De l’autre, qui vous dit que les marocains n’aiment pas leur administration ? Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra Le 12 mars 2003

 

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UN TEXTE CRITIQUE DE LA JUSTICE

POUR MAROC-OUEST

04:43 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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