18/07/2004

APPEL AUX NOUVEAUX CADRES WALIS ET GOUVERNEURS

     Forum Association des amis des myasthéniques du maroc

AU            www.rezoweb/sante/forum/myastheniagravi.shtml
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ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHENIQUES DU MAROC

 

 

 

APPEL AUX NOUVEAUX CADRES WALIS ET GOUVERNEURS

LES HANDICAPES PEUVENT SOURIRE ! 


APPEL DU PRESIDENT DE L ' AAMM
A MADAME LA CONSEILLERE DU SOUVERAIN
AUX AFFAIRES DES HANDICAPES
A TOUS LES NOUVEAUX WALIS ET GOUVERNEURS
AUX MINISTRES DE L'ENTRAIDE ET DE LA SOLIDARITE,
AU MINISTRE DE LA SANTE,
ET A TOUS LES CONFRERES MEDECINS,

                                                          PAR : DR MY AHMED IDRISSI.

Les maladies neurologiques et neuromusculaires, dont la sournoise
"myasthenia gravis" sont lourdes et sombres dans leurs évolutions.

La myasthénie grave est toujours fortement handicapante. Cette affection spontanée réduit l'espérance de vie et nécessite pour sa relative prise en charge, des soins réguliers et constants, lesquels iront en augmentant.

Nul ne sait quand, lui ou les siens ni comment il peut contracter cette terrible maladie. Le patient est rapidement réduit à l'état d'infirme ! Il vit ou végète, à l'état de pleine conscience, son amoindrissement progressif. Le myasthénique constate la faillite de son organisme, il voit son humeur déprimer et sa marginalisation s'accuser, le confiant à un meuble de lit.

Il périclite avec la fonte de ses muscles vitaux et celle de ses organes de relation qu'il sent rétrograder. Peu à peu, il devient tributaire d'autrui et dépasse les possibilités de soins et de patience de  sa famille.

Actuellement notre pays réserve peu de moyens et de rares techniques à ces concitoyens amoindris. Une chirurgie lourde consiste à faire l'ablation du thymus. La glande thoracique, où siège parfois la tumeur responsable du syndrome myasthénique est extirpée par thoracotomie large.

Il reste les corticoïdes, qui sont prescrits, avec leurs dangers, à vie ! Associés ou pas aux immunosuppresseurs, avec les risques patents que ceux-ci ont de l'usage des antimitotiques.

Dans tous les cas, le patient prendra, à vie, des comprimés dont paradoxalement, une forme seule est introduite au Maroc. Ce produit, le Mestinon, fait souvent défaut dans les étalages des pharmaciens. Ces
absences ( deux longues en un an ) sont gravement coupables, puisque cette spécialité est le seul anticholinestérasique du marché ! Ce produit est régi en situation de monopole dans notre pays.

Devenues fréquentes, ces absences prolongées, éprouvent, par leurs répétitions incohérentes et sans  conscience, les responsabilités des neurologues traitants ! Ces failles  terrorisent les patients qu'ils surprennent et entraînent dans l'épouvante des crises de paralysies diverses.

Des complications préjudiciables sont  provoquées par de simples déficiences. Celles du seul marché du médicament, qui mènent certains malades à des situations bêtement tragiques !

Ces tableaux désespérants sont faits « d'insuffisances respiratoires » brutales, de « dysphagies » sévères avec les « troubles de la déglutition » et leurs immanquables « fausses routes » alimentaires.

Ces crises sont parfois dramatiques et peuvent être fatales, si elles ne sont  pas secourues rapidement et aussi immédiatement reconnues par les  médecins. D'autant qu'il faut des moyens techniques adéquats, lesquels, dyspnées sournoises ou accidentelles, si elles ne sont pas assistées à temps, achèvent le malade.

Puisqu'il faut des muscles pour respirer, comme pour boire ou manger, et que cette substance permet de contrôler l'usage  de ces fonctions vitales. Les absences en médicaments incontournables, tels le Mestinon, ( dont il faut introduire la forme retard), doivent pousser les responsables de la Santé à convaincre le Laboratoire à introduire son PRODUIT sur le marché.

Juste équilibre entre deux produits pour juguler les absences et éviter aux malades de subir l'absence néfaste de l'un d'entre eux. Faut-il hospitaliser les patients en Service de Réanimation, dès que le produit est manquant ? J'en connais qui hospitalisent, ces malades fragiles, rein que pour délivrer les rares comprimés qu'ils ont su engranger pour palier aux « manque ». Merci à eux...

Bien entendu, ces failles burlesques grèvent l'action des médecins. Confrontés au peu de civisme et au manque de responsabilité qui les entourent, les médecins perdent patience et voient leur enthousiasme s'effriter avec les dérapages « réguliers » du marché du médicament.

Paradoxe d'un pays éminemment proche de l'Europe et qui entre dans la
mondialisation, ces absences prolongées poussent les familles à agir et
s'approvisionner, pour les plus nantis d'entre elles, comme au temps des colons, par des voies parallèles, détournées et retorses.

Notre Roi, Sidi Mohammed VI, que Dieu le Protège, a su redonner espoir et dignité aux handicapés. Aussi, tout en demandant aux autorités et cadres responsables de se saisir avec passion de ce problème banal, nous invitons toutes les personnes, ayant senti les leçons du cour, telles que
prodiguées par Sidna, d'avoir des pensées identiques à son bel exemple et de soutenir leurs frères Marocains diminués, dans la quête de leur santé.

A votre tour de vous manifester pour créer une association de défense des
myasthéniques du Maroc, pour servir d'exemple dans la région. Bien des
associations de ce type existent dans les pays du Nord. Il est temps de nous réveiller de notre morosité pathétique pour encadrer et servir nos myasthéniques humiliés et de leur apporter, vivement, en plus du réconfort moral, les médicaments idoines et les techniques de pointe, en usage ailleurs.

Parce que ces handicapés peuvent encore sourire, parfois bouger et peut-être, parfois, utiles. Ils attendent le soutien de leurs concitoyens. Vous ! Aux cadres responsables, aux intellectuels, aux  personnes qui peuvent encore marcher, et donner, de leur manifester leur  amicale solidarité !

Merci de joindre, dès aujourd'hui, les médecins et les pharmaciens de votre ville pour manifester votre disponibilité agissante ou votre simple sympathie envers ces handicapés qui nous rassemblement. Que Dieu vous protège, vous et les vôtres !


02:49 Écrit par VOTRE AMI, IDRISSI , VOUS SALUE ! | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC


Du droit de dire ouvertement à nos élus ce que pensent les malades des réglementations pour le moins antisociales et ringardes. Voici un texte franc et libérateur pour le « Patient marocain ».

« ÉNIÈME RÉQUISITOIRE AU GOUVERNEMENT

DÉFAILLANCES DE LA SANTE ET REFORME FISCALE PRO SANITAIRE »

APPEL AUX CADRES RESPONSABLES A PROPOS DES TAXES DE DOUANES ET DE TVA SUR LES MALADES ET LEURS FREINS NÉFASTES SUR L’ACCÈS AUX SOINS

Nous vous interpellons en requérant votre esprit d’à propos et d’équité. C'est à propos des taxes de Douane et de TVA sur les maladies, dont la défiscalisation entre dans le cadre des objectifs et des priorités du millénaire pour le développement et de l’INDH ! Qu’en dire maintenant que la dynamique nouvelle des Réformes royales, vient répondre aux appels des foules et des justes aspirations des Partis ? Nous demandons à toutes les officines nouvellement créées, comme aux cadres qui les composent et aux ministères et départements antérieurs de se verser sérieusement sur les affaires sociales les plus critiques. A savoir l’accès aux médicaments et aux soins de santé, pour réformer, avec courage et équité les lois et réglementations reptiliennes qui les entravent.

Médecins, pharmaciens, professeurs et malades, nous nous activons à l'AAMM, à travers la presse écrite, toutes tendances confondues, les médias d'avant-garde et les écrits directs, et ce depuis 7 ans, face aux taxes sur les soins et les médicaments. Une indécence fiscale qui date des troglodytes et qui a besoin du Peuple et du Roi pour une autre révolution libératoire !
Hélas et désolés pour notre franchise, nous sommes dépités et perplexes, ahuris par l'indolence que nous observons de la part du Gouvernement ! La négligence face aux exactions sur les malades est un fait qui reste constant, nonobstant les rares correctifs face aux maladies les plus graves et les progrès de l'AMO !

Les nôtres semblent atteints d'aphasie, de mutisme, peut-être de timidité ou de superbe, en ce qui concerne nos sollicitations, alors qu’elles sont vouées au bénéfice et au bien-être de tous les Marocains ! Ils donnent à penser, en ne l’appuyant pas, qu'ils rejettent l'importance, la justesse, l'éthique, la logique et l'équité de cette Réforme sollicitée des Hauts Lieux.


Nos cadres, sont-ils en manque de solutions civiques ou d'ardeur dans les rouages réglementaires et juridiques ? Est-ce trop complexe pour eux que de comprendre qu’il faut libérer les malades des entraves fiscales qui les aliènent et les atteignent ? Ces taxes indirectes, ces arnaques invisibles et illégitimes, les frappent lorsqu’ils sont malades. Et seulement s’ils sont malades, angoissés et impuissants, en quête de prise en charge techniques médicales et de recherche de médicaments !

Ceux qui sont sains, ne paient heureusement pas de taxes sur leur bonne santé en n'achetant pas de médicaments du tout ! Pourquoi alors et dans quel cadre de philosophie ou de libéralisme pénaliser les malades ? Pour ceux qui sont couverts par les Caisses, ce sont les Caisses qui se vident à payer pour eux des taxes indirectes sur leurs maladies ! Et ces Caisses, cette AMO, cette ANAM restent hautaines dans leurs silences ! Elles ne le savent pas, ou qu’elles ‘'s'en fichent'' ? Incapables de réfréner ces taxes pour le moment ou de solliciter en Hauts Lieux leur juste détaxation !

On appelle ces exactions coercitives et tyranniques, du sadisme ! Ça n'a pas d'autres dénominatifs plus pudiques ou plus diplomatiques. Ce fait d'exploiter les souffrances et d'appliquer la sinistre TVA sur les maladies et l’inique Taxe de Douane sur les médicaments est une punition collective, une exaction soutenue, inconsciente et coercitive sur tous les malades ! Nous l’abhorrons et nous la dénonçons.

Ce, quand on sait sciemment que la maladie est un état de faiblesses, d'improductivité, d'absence de gains et de bénéfices. Ces taxes sur les maladies sont donc clairement des atteintes à l'intégrité physique, à la dignité et à la vie même. Pourtant l’état de maladie n’est guère un produit de luxe ou de confort, justifiant qu'il soit taxé à l'importation et fiscalisé. Il est une phase de la vie qui a besoin de la solidarité de tous et l’humanité de la loi !

Sommes-nous, messieurs les légistes coincés, incapables d'oser ce qui est meilleur pour nous ? Sommes-nous incapables d'imaginer, de réformer, jusqu'à ce que nos protecteurs culturels et politiques nous impulsent leurs lois ? Ou qu’ils nous livrent des ordres pour application, sous le label moderniste des droits de l'homme ? Des invectives dictées, lancées comme des mises à niveau humiliantes, sous le couvert forcé de la mondialisation ?!

Excellences, nous nous devons d'ouvrir chirurgicalement, volontairement, indépendamment, ce chantier humanitaire de développement sanitaire ! Le financer, donner l'exemple du Maroc, là aussi, comme SM Mohammed VI le fait souvent par ses innovations sociales et sa présence passionnée sur le terrain ! Il s’agit donc pour l’Exécutif de translater les manques à gagner de ces rubriques éhontées, de les appliquer éventuellement sur les produits de luxe, d’inventer le concept qui se doit et la formule qui convient. Il s’agit pour vous, messieurs d’innover ce qui est juste et bien ! Non point de rester anesthésiés par les occupations routinières, que nous affrontons de façons vitales certes, et existentielles pour la sauvegarde notre de souveraineté.

Nous sommes indépendants depuis le retour de Mohammed V et libres de créer, d'inventer, de réglementer et de façonner les lois qui servent notre Peuple, au lieu d'en asservir honteusement les couches les plus faibles ! Celles des malades, exténués par près de 25% de taxes sur toutes les étapes des soins ! Des taxes fossiles, pire que la dîme et la gabelle du moyen-âge, qui affectent le parcours des soins et en limitent l'accès.

Avec deux Chambres de Députés et de Parlementaires, tellement de Conseils et de conseillers, assister à autant de faiblesses, dans ce secteur social si sensible, est décevant et consternant ! Et dire que ces cadres, hier respectés, sont les messagers du Peuple ! En fait, ils ne représentent que les gens sains et riches, diriez-vous, blasant les électeurs par le vide des amphis dont brillent leurs abscondes absences ! Preuves de leur désintérêt, ostensible, en sont leurs parachutages et autres navettes entre les Partis et ces défections qui sont autant de trahisons des ‘’rares’’ électeurs ! Nous nous adressons à travers leur fonction, à ceux qui se respectent encore, pour défendre les malades et les principes éthiques enfreints, par ces lois déloyales et machiavéliques !

Ceci est un cri embrasé, qui ne s'embarrasse pas des précautions hypocrites d'usage. Il veut interpeller tous les responsables, avec respect et responsabilité, afin qu’ils puissent, qu’ils osent donner le meilleur d'eux-mêmes ! Et ce ne sont pas nos dignes Premier Ministre et Présidents, passés, présents ou a venir, des deux Chambres qui nous en voudront ! Car, le Parlement peut produire et proposer des lois pour supprimer des réglementations antisociales ! Et là, il se situe dans l'essence la plus superbe de ses fonctions législatives ! Et que garantit la Constitution !

Les malades, n'ont que DIEU à espérer pour réveiller nos cadres et nos élus. Perclus qu'ils nous semblent dans leurs simples et étroits devoirs de figurants, machinaux, qui minorent les premiers préceptes d'écoute et de proximité pour une meilleure gouvernance.

Qui plus est, ces médiateurs vers lesquels des centaines de lettres sont tombées depuis 7 ans se sont montrés inhibés, jusque là, incapables de lire la presse et de soumettre nos dols et nos respectueuses demandes de grâce à SM le Roi Sidi Mohammed VI ! SM qui est l’emblème et le guide, pour la cohésion et les progrès, l'unité de ce peuple de paix, ne répugnera pas à sa libération fiscale des impôts et taxes qui entravent les malades. Nous espérons le réveil rapide de nos ministres et médiateurs et leur intercession efficiente agissante et urgente pour cette réforme ! Et non plus les silences usuraires du laisser-aller, complices du laisser-faire des us et impositions forcloses !

Si par ailleurs, les Caisses de Compensation nous permettent le pain, nous ne comprenons pas que les médicaments et les soins demeurent stigmatisés, frappés par ces taxes ineptes et surérogatoires ! Cette Réforme bénie, rejoint le chantier de règne de SM qui est un autre tremplin pour les progrès humains et la dignité retrouvée. Clairement, il n’y a pas de progrès sans santé. Et la santé est le complément ontologique, vital et moteur de cette INDH. Que Dieu vous aide tous à nous entendre et à transmettre nos doléances, nos vifs souhaits et nos espoirs, à SM le Roi, que Dieu Le guide !



FAIT A KENITRA, LE 09 MARS 2011, DR IDRISSI MY AHMED





ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC
CENTRE DE RÉFÉRENCE RÉGIONAL DES MALADIES NEUROMUSCULAIRES
112, avenue Mohamed Diouri, Kénitra, Telfax : 0537376330, Assistance: 0661252005
http://myasthenie.forumactif.com , aamm25@gmail.com

Écrit par : DR MY AHMED IDRISSI | 13/03/2011

LES CLINIQUES, LA FERME ! BARRA !

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DESCENTE OU HARKA

D'ASSAINISSEMENT SUR LES CLINIQUES PRIVÉES:

SILENCE ON FERME !



JE COMMENCERAIS PAR LA CONCLUSION

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Primum non nocere ! D’abord ne pas nuire est le fronton princeps de la médecine. Son fondement initial sinon initiatique. Dès lors la recherche de la santé, synonyme de vie, sa protection sont choses sacrées. Tout pouvoir doit la garantir et s’y impliquer constitutionnellement ! Et là, bien sûr l’Etat est en devoir d’assumer, de garantir la sécurité, l’enseignement, même sobrement, la justice, très indépendamment ainsi que la santé, sans discriminations. Veiller sur la qualité de ces prestations fait partie des obligations de tout gouvernement qui doit appliquer les textes de lois, corriger, sanctionner au besoin et fermer, en dernier recours, les boîtes des impétrants.

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LES MÉDECINS, DES BOUCS ÉMISSAIRES.

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Seulement il y a eu dérive en matière de jurisprudence et de procédures. On ne ferme pas autant de cliniques de cette façon ni aussi méchamment. On ne divulgue pas non plus les noms des fautifs au public et aux médias. Comme il est déontologique de ne pas montrer en photo les ‘’ coupables’’ jusqu’à ce que le jugement ait lieu, du moins. Et ce, par respect pour la dignité et l’innocence, afin d’éviter de commettre des erreurs judiciaires ! Un ministère quelconque ne peut pas remplacer la Justice et s’imposer en juge, fut t-il dirigé par une avocate ! Et quand le règlement de compte atteint les 13, ça fait tsunami et panique sociale ! Un effet de fantasia, de règlement de compte, de guerre ou de séisme, avec ses impairs et ses impacts sur la société et sur le devenir de la profession.

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PRIÈRE DE LIRE AVEC MOI LA FIN DE L'ÉDITO

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Il est rédigé par M. Fahd Yata, le directeur de La Nouvelle Tribune, avant d’entreprendre celle des réflexions. Le document est accessible sur ce lien : http://medecine-maroc.xooit.com/t18104-La-Clinique-Les-Orangers-dement-les-allegations-mensongeres-de-fermeture.htm#p112296

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J’en reproduis la partie qui concerne les cliniques. « Enfin dernier exemple de cette vacuité administrative et politique, la polémique publique qui vient d’opposer Mme Yasmina Baddou, la courageuse ministre de la Santé, à son homologue Driss Dahak, Secrétaire général du gouvernement. Celui-ci a refusé de prendre les mesures administratives décidées par le département de la Santé à l’endroit d’une quinzaine de cliniques privées déclarées non conformes au terme d’une enquête diligentée par les services de Mme Baddou. Mais, sans doute, la puissance du lobby des médecins est-elle supérieure à la solidarité gouvernementale, laquelle d’ailleurs, ne saurait s’exprimer quand elle est dépourvue d’une autre composante en principe indispensable à l’exercice de responsabilités publiques et officielles, la volonté politique. Celle-ci faisant totalement défaut à l’actuel Premier ministre, pourquoi donc voudrait-on que les membres de son équipe en soient pourvus ? A quelques jours donc de l’ouverture du mois sacré de Ramadan, propice au recueillement, à la méditation, à la piété, il serait sans nul doute bon que les autorités publiques, gouvernementales, et autres, donnent des signaux forts et convaincants à une opinion publique de plus en plus déboussolée et qui n’accepte sans doute pas que l’Etat se délite ainsi. Fahd YATA »

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MISE EN GARDE PRÉLIMINAIRE

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D’abord, loin de moi toute volonté d’entrer en polémique avec un vétéran olympien du mot vulnérant et des belles flèches. Je n’ai pas les mêmes facultés ni les mêmes approches économistes que lui. Et si je critique les inspections des cliniques menées par maître Yasmina Baddou, je récuse toute menace de les fermer, parce que j’approuve leur mise à niveau, autant que celles des dispensaires de la Santé et des hôpitaux qui relèvent du même ministère. Est-il borgne pour ne voir que d’un côté ? Un délai suffisant, assorti d’un calendrier de contrôles réguliers devrait être l’usage, sans harcèlement, afin de rester respectueux et constructifs, dans un domaine si sensible. Je disais des urgences que c’est la vitrine de l’état ! Que les inspecteurs de Madame, chargent un peu les leurs, par bienséance et pour l’exemple !



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DU DROIT DE PARLER ET DE DÉFENDRE SA CORPORATION

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En pensant au titre d’un vieux film, j’allais titrer ma réflexion : ‘’ j’irais cracher sur vos blouses’’. Mais je me suis contrôlé. Là, si je plaide en faveur d’un métier ou d’une corporation que l’on veut assombrir ou lézarder, et que j’ai fais par et non par accident, je le fais avec en tête le respect de la déontologie et de la place que doit occuper l’Ordre des médecins dans tout ce qui a trait à la médecine, aux malades comme aux médecins. Durant ces incursions, il semble l’avoir fait pour les inspections des cliniques du moins ! Les syndicats se mobilisent et c’est l’occasion pour eux d’entrer en dialogue avec les régisseurs et les gérants de la Santé.



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Cette levée de ton, je la fais en tant que Koutlaoui, fort d’avoir écrit à feu Ali Yata, une lettre où je l’encourageais à fortifier le front épars, des plus vieux partis nationalistes marocains. Et ce ne sont pas les socialistes qui reprocheront à un ancien unémiste de prendre la parole, comme ce fut le cas à la Cité U ou dans notre amphi, du temps de Fathallah Oualaalou et de Si Mohamed El Ouafa.



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Quand les choses ne marchent pas, il est ‘’incivique’’ de les taire. J’ai appris ce mot de maître Abderrahim Harouchi qui avait commencé à le professer alors qu’il était ministre de la santé et avant de créer son association Afak. La culture citoyenne actuelle, est de dénoncer les excès, même s’ils proviennent du Gouvernement. Sensés commettre des erreurs ou des aprioris, les hommes qui nous dirigent ne sont-ils pas comptables de ce qu’ils font? Nous écouteront-ils, s’ils sont en vacances et que nous prêchons, hors du vide saisonnier du Parlement ?

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« OÙ EST L’ETAT, OÙ VA L’ETAT, QUE VEUT L’ETAT ? »

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Dans ce texte, où il relate l'état de reddition du Gouvernement devant les dérives des marcheurs, des émeutiers et des ambulants, M Yata fait dans l'amalgame le plus surprenant. Sombre confusion de la part d’Ibn Tangeaoui, signe de respect inconditionnel ou plus qu’obligé à notre Madone, Lalla Yasmina Baddou ?



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Là, visiblement, le directeur de la LNT, fin lettré, percutant agitateur d’idées, faiseur d’opinion et influent personnage, n'est pas de toute sympathie envers les médecins. Hélas, j’en suis touché. Le corps médical est ciblé dans son ensemble, quand FY parle avec légèreté du « Lobby » médical. Un mot galvaudé mais pernicieux !



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LOBBIES, KABBALE OU FANTASIA ANTI MÉDICALE ?

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La kabbale traditionnelle, opérée sur le Ministère de la Santé, est comme une antienne redondante, excipée depuis des lustres par tous ceux qui en sont malades. Personne ne peut louer des services que la Ministre elle même sait pour être corrompus. Personne n’est encore venu fermer un des hospices insoutenables de saletés. Sauf que le privé est hautement mieux tenu que les hôpitaux publics. FY aura fait ici l’objet d’une véritable glissade en allant dans le sens d’une harka, qui ignore la poutre de son œil en voulant ôter la paille de l’œil du voisin. Il est plus logique de donner l’exemple et de balayer devant sa porte avant de critiquer, aussi ostensiblement, un secteur qui ne démérite guère par ses avancées et ses prestations !

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Ce glissement sémantique dans les propos du fils du zaïm du PPS est à relever. Fiers de leur libéralisme et de leur indépendance, les médecins privés, cliniciens en tête, sont hélas plus individualistes et ce contrairement à d’autres corporations parallèles. Les lobbies ont une connotation très péjorative qui ne s’applique pas aux hommes de l’art et de la science ! CE dérapage est une véritable chute, qui incrimine tous les médecins ! En voulant sauver la Ministre, Si Yata nous traumatise en nous plongeant, dans les strates détestables, de ceux que l’on indexe pour les faire abhorrer encore plus. Un empoisonnement de mieux, servi comme un aliment populiste aux invectives populaires ! Les médecins libéraux, les cliniques, sont livrés en pâture. De l’huile jetée sur le feu, par ces temps de poudrière arabo printanière !

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NIHILISME ET MINISTÈRE ÉRADICATEUR ?

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Cette culture dénégatrice est tout sauf justifiée. Nous avons nos faiblesses dans notre secteur libéral, comme le Ministère, a ses grosses tares. Il faut lire les courriers des magazines pour comprendre cette haine faisandée des médecins. Une malveillance que l’on veut coûte que coûte vanter et fructifier pour la coller sur le dos des Privés à les en plastifier. Le journal dope l’info. La rancune est servie en repas chaud à la vindicte populaire. Il ne fait pas plus pour crucifier les cliniciens ou les empaler sur la place publique !



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Et dire que ce n’est pas un faussaire connu pour ternir le jeu. Seulement, au lieu de jeter de la lumière, il jette le trouble et le doute aussi ! Sauf que c’est indigne d’un poids lourd de la pensée, comme le sieur Yata. Lui, dont le brio rappelle la faconde percutante du père des Yata, Si Ali, qui fut un orateur intarissable, un leader, socialiste et bon musulman, qui nous illumine encore.



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Si c’était n’importe quel journaliste, nous aurions, par charité oublié sa gesticulation ? Bénigne en fait, mais qui irrite dans ces circonstances en venant de sa part. Parce qu’elle fait preuve d’une étonnante incompréhension. Nous aurions toléré le poisseux vitriol pour le jeter là où brûlent les pages mécréantes et mesquines du caniveau. Sauf que ses propos nous interpellent. Positivement. Venant d’un homme sage et engagé, ils nous permettent en nous laissant réfléchir avec lui, mais pas comme lui, sur le façonnage politique de cette opération de propreté. Une descente non stop, un engouement hilarant et triste ! Cette ingression trompe même les plus avertis sur son tempo et sa scène ! Hygiène discriminatoire ou opération antisociale ? Fibrillations et trémoussements d’une sirène en voie de caducité, une mortelle déifiée, qui oublie de balayer ses propres vagues ?



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QUI VEUT DYNAMITER MME BADDOU ?

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Qui a autorisé, qui a pensé et qui a permis d’entacher l’image des plus monarchistes tranches de la société ? Les toubibs, les sages ? Il était un ! Ces médecins, emblèmes défraichis aussi, déjà haïs et stipendiés, parce que ‘’apolitiques’’, pour la plupart et plus que royalistes, par dessus le marché ! Qui est le fin psychologie du Gouvernement ou l’ennemi de celui-ci qui a permis d’ameuter et de les sortir de leur housse dans la rue ? La rue avec un grand ‘’R’’ depuis ! L’incompétence ? Sans chercher plus loin, c’est un piège pour casser l’image du Parti de l’Istiqlal, en mouillant, en souillant l’une de ses icônes Yasmina Baddou ! Erreur administrative ? Piège et complot ? Oui, les trois, pardi ! Sont-ce les affaires, sordides qui manquent pour pimenter la vie dans ce pays ? Ce, la veille de pacifier les mutineries des opposants vieillis et des séditions archaïques !

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C’est quoi ce délire, ces inspections guerroyantes, ces menés coercitives, délibérément hostiles et punitives ? Des bavures et des exactions gratuites ? Ce pourtant quand on voit l’état des autres secteurs de santé qui relèvent plus directement encore des obligations de Mme la Ministre. Pire que des erreurs, on veut aussi casser les idées brillantes et pacifistes, de SM le Roi ! Lui, qui est si fortement aimé par les foules et si hautement respecté par les dirigeants des pays. Lui, qui a su rallier le Peuple, contrairement aux tyrans et qui pu opérer une opération sublime de réforme, qui s’avère être très audacieuse sous nos tropiques. Cela, cette tempérance impliquée et agissante, s’est opérée pour faire progresser la Démocratie. Pour induire sans risques, la séparation des pouvoirs, sous Son incontournable autorité arbitrale !

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OMERTA

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La duplicité et les silences de ceux qui doivent régir la vérité et mettre de l’ordre dans les pensées et les agissements de ceux qui détestent les médecins et en veulent à leur supposée classe est tragique et patente. C’est le silence des foules ! La classe politique s’essuie les mains, occupée qu’elle est de par le calendrier induit par le nouvelle Constitution. La classe médicale n’existe pas. C’est le silence des agneaux ! Ceux que l’on guide vers les autels sacrificiels !



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Par delà les plébéiens qui composent nos couches, les plus embourgeoisés parmi les médecins, sont largement dépassés par les hommes de l’art, les agriculteurs, tous terrains et les simples commerçants. Il n’y plus de raison de les jalouser et les haïr ! Les médecins sont mis dans la même galère. On est donc la cible d’un combat anachronique, stupide, sociologiquement forclos et politiquement dépassé ! A moins que des politicards de dernière minute, des conseillers pervers, n’aient d’autres partions estivales à jouer pour faire les singes et montrer au peuple ramadanesque que le Gouvernement fait dans la propreté, en liquidant ses ennemis, les médecins. Et que là, nonobstant les réserves réfléchies du SG, qu’il agit dans la légalité et la transparence. Un écho, préconçu avant terme, en réponse antidatée aux foules déchainées des dimanches. Et que ce Gouvernement, sensible aux choses sociales, agit pour mettre de l’ordre, à travers sa madone, en apportant des garanties pour la santé des citoyens et la sécurité des gens ! Ce qui n’est pas faux en fait. Reconnaissons-le ! Mais pas dans ce registre vindicatif.

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LE BÂTON SOCIAL

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Dépassement volontaires des prérogatives qui montre que les médecins sont devenus des boucs émissaires. Le viol de leur blouse blanche servira d’avertissement et de freins aux autres factions, qui maintiennent la pression de rues ! Voilà donc une réponse sanitaire adéquate aux choses sociales.

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Parallèlement, si on oublie les requêtes des chômeurs, on engage un maximum, on augmente les fonctionnaires connus pour leurs grèves. On fait un tas de choses pour la Caisse de Compensation, quitte à vendre du pays et des sociétés. Le principal est d’avancer dans la sérénité. Mais il fallait un intermède chialant, une musique émotive qui réponde aux mœurs et aux humeurs consternées, une musique de fond ou d’accompagnement d’un navet navrant ! Il fallait avec le pain donner des jeux !

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Une réponse à nos romains, qui eux, trouvent les cliniques privées, trop chères par rapport aux hôpitaux ! Lesquels, mal taxés, sont bondés, ou en état avancé de dépassements divers ou de vacuité dans l’âme ! Leitmotivs. Après les DVD, on ne trouve plus que des absents ! Ils vaquent à leur travail externe en suivant leurs clients ! Ailleurs…Barra ! « Et là c’est encore la faute bien sûr des cliniques. Toutes celles qui reçoivent impunément les médecins de la santé publique». Et que les inspecteurs trouvent pourries !



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Odeur de revanche sur un corps revêche et que l’on va prendre en cassant les cliniques privées que l’on va fermer pour les blâmer ! Emblèmes du libéralisme et de la modernité, mais aussi des chantres du nationalisme médical ! Les médecins ne veulent pas d’extranationaux dans les cliniques du pays. Ils refusent, comme tous les médecins de tous les pays et leurs lois avec, qu’on importe des capitaux et des étrangers pour leur livrer les marocains malades. Pieds et poings liés, quand on sait l’engouement complexe, que la gente marocaine voue aux étrangers !

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VENDETTA ET REPRÉSAILLES

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Un refus organique qui tient à ce qu’on ne livre pas la médecine, comme on a livré les services et soldé les offices ! Une position similaire à celle qui refuse que l’on vende, les Polycliniques, cette partie du patrimoine CNSS, aux étrangers. Autres façons néocoloniales de faire ré-entrer les étrangers, par complaisance ou en remerciements politiques, dans des secteurs privés fragiles ou de souveraineté névralgique. La solution aux manques en médecins ou en cadres, n’est pas dans ces options. C’est aux universités et aux banques de stimuler le secteur. La médecine, ce n’est pas un fruit de saison que l’on importe au besoin. Mais un choix de société et un programme de nantissement humain et financier, qui rapporte à l’État, ne serait-ce que pareillement à l’enseignement.

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LOBBIES, CONFUSION ET MAGISTÈRE

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Pour revenir au papier de M. Fahd Yata. De culture locale et régionale, on sait les confusions péjoratives qu’entretient le mot ''lobby''. On sait envers qui on l'affiche, comme imprécation politique dolosive, pour indiquer des prédateurs influents que sont les sionistes en particulier. Cet usage, partial, nous rend plus que susceptibles en ce moment, où tout le monde veut bouffer du médecin. Fragilisés plus que jamais, nous soufrons avec le Peuple.

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Nous faisons du social, naturellement, par conviction. Notre magistère, plus qu’ailleurs, nous implique dans le domaine ingrat des pauvres et de la souffrance. C’est un honneur de servir et une récompense en soi. Néanmoins, s’ils ne ferment pas leurs offices, certains sont menacés de le faire, sans l’obligeance du ministère ! Sauf que n’ayant pas d’autres métiers, la plupart des médecins tancés, peinent à vivre, mais ils ne s’en vantent pas ! Les Médecins, frileux du côté de leur fierté et autres symboles de respectabilité, gardent leurs distances pourtant avec tout ce qui est politisé et sujet de struggle. Beaucoup restent proches de leurs humanités comme de leur serment, malgré tout ce que l’on colporte !



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Sans chercher à lever les doutes, ni à renseigner ses lecteurs sur la crise médicale marocaine, que les inspections n’ont fait que grossir et politiser, les pages de LNT ne renseignent pas, pour le moment, sur les défaillances juridiques ni sur le bien fondé des remarques qui ont fait l’objet de la harka anachronique ! Encore moins sur les dérives de la partition jouée par la Baddou, ni son tempo qui survient en baisser de rideau de l’actuel gouvernement. On n’a pas besoin d’être fin psychologue pour noter l’hypertrophique sympathie affichée par le viril moustachu et qu’il voue, comme nous d’ailleurs, à notre sémillante Yasmina. C’est presque du népotisme pour lui, doublé de respect de notre part !

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Mis dans le même sac subversif, Si Yata semble confondre, sans convenance, les agitateurs insatiables des rues, leurs mentors et leurs gourous, avec les marcheurs pacifistes en blouse blanche et les cliniciens !! Les médecins de la Santé qui avaient été sauvagement maltraités, sont nos confrères, nos jeunes, sinon vos disciples. Il oublie que c'est le même corps de métier que les cliniciens privés, des citoyens pacifistes et travailleurs, quasi serviles, qui a auront été contrits, puis étouffés et conspués. Il oublie que ces manifestants ont été l'objet d'odieuses exactions, devant leur propre maison, devant leur Ministère. Sans réflexion sur les conséquences socio politiques et sans scrupules aucuns. Violentés, humiliés, bastonnés, sans nulle marque d’intercessions ni de compromis véritables. Et là, mille fois hélas, la Ministre de l’Indépendance, a montré ses dons et sa décence relative ! Ses dents, qui ne ricanent plus, comme au Parlement ! Au lieu de servir d’avocate, au lieu de freiner la brutalité rancunière, sur les médecins, elle a joliment, participé à la stupide et antipathique inquisition.

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LES TOUBIBS ENTRE LA RÉPRESSION ET LEUR MAGISTÈRE

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Cette phase de notre involution sociale, qui suit la paupérisation des médecins et leur déchéance sociale, dans ce pays du moins, aura des retombées, instinctives certaines, sur le rendement et le civisme de ces citoyens, blessés dans leur honneur et bafoués dans leurs droits, par le populisme d’en bas ! Joli printemps pour la Médecine, monsieur Yata et bravo madame Fassi !



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On leur avait administré, près de leur département, une fracassante et chaleureuse correction. Une caresse que les forces de l’ordre, inermes et pacifistes, ne firent même pas à Gdim Izik ! Un traitement médicalisé sur mesure, que les générations de médecins; d’ici et d’ailleurs, pourront marquer dans leurs méninges, leurs viscères et leur génome, pour les transmettre de façon atavique à toutes les générations. Attention, les cliniques, elle mord, souffleront t-ils, pour s’immuniser de ses traits ! Beauté mortelle, l’icône déicide, que la nature a parée de ses meilleurs atours, amazone en son genre est bien trop cavalière ! Plus proche de Diane que de Méduse et Gorgone, elle vous transperce de ses flèches ! Un regard au sourire fatal, de grands et beaux yeux, magnétiques, qui n’écoutent plus vos râles !



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La partie de chasse aux blouses blanches se passe sous ses yeux donc. Cette glorieuse réception, ce châtiment aurait fait, je dis aurait commis, un mort, un meurtre ! Et 20 fracturés, entre autres marques de respect pour leur dignité et leurs signes extérieurs de bienveillance. Ça reste à vérifier : l’intox ça court le Net ! Cependant, ce fait est unique dans les anales du monde médical. C’est un signe qui a dû être ressenti, comme les menaces de fermeture des cliniques, comme un symptôme de recul démocratique, pareil au choc de ce marchand ambulant des quatre saisons. Ce tunisien, héros et martyr malgré lui, qui s’est ‘’enflammé’’ afin d’apporter un peu de printemps aux tunisiens !

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SAUVETAGE ET NON DISSENSION GOUVERNEMENTALE

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Pour terminer, voilà un important journaliste, respectable professeur d'économie de son état, qui tombe dans le piège de l'intox et qui la ventile, à qui mieux mieux, du haut de sa chaire aux nouvelles !

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BRUYANTE FUREUR ET BOUÉE DE SAUVETAGE

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Si Driss Dahhak , le SG, qui est à féliciter pour son indépendance et sa technicité, au contraire de notre aérienne inspiratrice. Il aura de justesse voulu calmer le jeu. Il a tranché un torrent boueux, dévoyé et violent. Il a voulu faire une halte de réflexion pour permettre plus de compréhension, d’esprit d’à-propos et/ou de concessions, face à la vindicte avérée et à l’emportement inefficace ! Faut-il encore irriter les gens, par les temps qui courent ? C’est ce que ne comprends pas monsieur FY quand il parle de « cette vacuité administrative », en incluant les cliniques et les médecins parmi les marcheurs du dimanche et les ambulants arrogants ! Faut-il par ces actes schizophrènes grossir la rue, déjà repue de sédition ? Le SG a voulu sauver la Ministre de sa tapageuse bévue, comme le Gouvernement, dont il demeure l’un des principaux ressortissants. Acte salvateur, extra médical, extra clinique, même s’il ne reste que quelques semaines à vivre à ce gouvernement ! Frappé par le destin, plus que par sa vacance ou la fièvre aoûtienne du Ramadan, nous espérons à ce Gouvernement, que les meilleurs de ses éléments puissent retourner aux affaires, pour mieux nous gouverner, avec moins de menaces mais plus d’adresse, d’audace, d’à propos et de proximité du peuple.

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DR IDRISSI MY AHMED

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Kénitra, ce 24 juillet 2011

Écrit par : DR MY AHMED IDRISSI | 26/07/2011

LES CHRONIQUES DIFFÉRÉES DE MME STUDENT
CHAPITRE 39

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« PASSIONS DE SABLES ET DIEUX DE PAILLE »

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ENTRÉE
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Les dieux sont devenus cinglés ! De combien de dieux un homme doit-il s’accommoder et demeurer responsable de ses actes et impropre destin ? De son ADN au climat, de son corps et sa santé, de sa famille et son école, de sa ville et de sa région, sa culture et sa religion, son moqadem et sa hiérarchie d’empereurs ? Les dieux sont néfastes pour l’homme. Mais, le vrai Dieu, celui dont l’univers n’a aucune limite, dans l’espace, le nombre et le temps ?

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PRÉLIMINAIRES
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Hier, quand la Grèce n’avait pas besoin de l’aumône des peuples d’Europe, la barbare, ils quittaient à peine leur Olympe, leur Capitole, pour se faire quelques belles mortelles. Lesquelles en retour, faute de saints, leur faisaient des portions de dieux. Des demis et des quarts pour faire trinquer les mortels. Cet acharnement des montagnards sur les chairs mortelles, étaient à leur goût comme du nectar et de l’ambroisie. Allez savoir s’ils connaissent la satiété et la faim ou qu’ils nous goutent juste pour nous honorer de leurs bons plaisirs? Ces démons, ces déments, au lieu d’agir par Titans et Hercules interposés et à distance, s’immiscent et se mouillent directement, comme les barbouzes qu’ils sont. Que sont devenus les dieux depuis, des despotes ? Et le vrai Dieu, là dedans ?

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LES PREDACTEURS

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Les frénésies voraces des dictateurs ne sont plus à la mode. Bien mal acquis ne profite jamais, ou du moins plus tellement pour longtemps ! Les pouvoirs se partagent leurs privilèges avec tolérance. Finies les guerres mondiales et les empires sanguinaires ? Pas tellement en fait ! Tyrans et martyrs jouent sur la même scène, sur terre.
La globalisation, exploitation à ciel ouvert et sans frontières, permet à l’impérialisme, dénationalisé, d’investir et de financer, d’unir et de faire progresser la terre entière. Question de faire oublier les guerres impériales, les mythes des surhommes, les millions de tués entre blancs déjà, de mêmes religions et les nettoyages ethniques des plus colorés ! Mais là, ce ne sont que des erreurs de parallaxe, des souillures de l’histoire.
Sauf que pour être modernes, on a besoin de supprimer les rétroviseurs et d’emprunter d’autres voies de raisonnement ! Une logique déculpabilisée qui réhabilite et absout. Ainsi le mot ‘’impérialisme’’, à l’historique fâcheux, a besoin d’être relooké pour ne plus attiser les peurs ni émouvoir les puristes ! Cette action des supers puissances, quel que soit son pudique et nouveau nom, semble comme le destin, implacable et incontournable, impossible à exclure ou à gommer. Cela du moins dans les contrées propices, là où les peuples et les terres représentent un marché attractif, une source de minerais précieux et des réserves d’énergie exploitables. Par quel autre adjectif d’importance décliner le penchant possessif et irrédentiste de ces exploitants intempestifs? Les anciens paramètres sont à intégrer à l’aune des ces considérations. Les pays friables sont les cibles pour ne pas dire des proies. Alors, alea jacta est, parlons de ces pays comme des ‘’ Prédacteurs ‘’ ! Acteurs interventionnistes et faiseurs des lois qui les arrangent et qu’ils changent au cours des parties qu’ils engagent. Parce que ce sont eux qui font le monde et qui impulsent les progrès, que la morale des pays, financièrement pauvres ou techniquement attardés, le veuille ou pas ! Si cette vérité les blesse, elle représente, notre part de franchise ou d’insolence, ce qui est un acquis déjà !


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SUR LES BASSES TERRES

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Plus terre à terre, en plus des moyens de transport, le ciel pour témoin, l’accès à l’internet et l’accélération des progrès rapides ont établi de nouvelles règles pour la mondialisation. L’inégalité est la caractéristique première des innovations qui creusent les supériorités des pays innovants et inventeurs. C’est une vérité cruellement banale. Elle paramètre les influences, creuse les écarts et les profits. La créativité, la communication, la vitesse en sont les facteurs premiers. Dans le monde du business et de la suprématie, l’amitié est une notion surfaite et subsidiaire. Les colons n’ont pas de copains ! Leurs clients sont leurs inférieurs ! Dès lors, la paix est instaurée. Les démarcations établies. Les barrières du développement exigent la paix et la sauvegarde des vraies frontières, celles de l’espèce antérieurement nantie. Les assujettis n’ont d’autre choix que de consentir. Les donnes sont fixées et les bouleversements politiques sont sensés devenir impossibles. Ainsi, les exceptions à ces pénétrations montrent les limites entre zones négligeables et pays utiles. C’est l’utilité et la richesse des sites et non de leurs crises qui font décider du temps et du lieu d’intervention, là où les actions des maîtres doivent être menées pour préserver ses droits et privilèges.
Ingérences et pénétrations, influences économiques, le partage des connaissances et des valeurs humanitaires ou culturelles est un fait notoire indéniable, irrépressible et implacable. Seulement quelle part, à quel taux et à quelle vitesse. Comment développer le partenaire, ‘’adversaire-client-obligé’’, sans risquer de le perdre ou que ses écarts de développement différentiels programmés, vous freinent vos propres progrès ?
L’ingérence est devenue la nouvelle formule d’intervention coloniale, revêtant l’aspect d’une protection altruiste et généreuse pour des questions humanitaires, démocratiques voire électoralistes ! Une morale laïque universelle. Un consensus ! On ne laisse pas n’importe qui arriver aux élections et dégager un ami compréhensible, loyal et fidèle, un obligé qui mérite de rester au pouvoir ! Pour rendre service. En retour et en paiement pour l’acte de salubrité humaine, les visées matérielles, matérialistes et guerrières, ne sont pas cachées. Ce retour des pays coloniaux vers leurs Oregons canoniques et réserves de pouvoir historiques, se fait de droit…Un droit de préemption, avec l’appui des puissances ‘’sœurs’’ sinon leur reconnaissance tacite.
Ces déploiements disposent d’un arsenal, ‘’juridique’’, d’un statut historique établi, d’ordre financier et militaire. Le quorum des pays influents l’approuve. Le tout, toute intervention, est encadrée de légalité universelle ! Avec à l’appui de l’aventurisme impérial, pour les interventions ou les contraintes un paravent ‘’légal’’. Un laisser-faire, doublé du droit de véto, comme garde-fous. C’est à l’Onu en l’occurrence que l’on avalise les décisions venues des l’Olympes politiques ! Une cosmogonie où siègent aux premières places les pontes des plus grandes puissances. L’Otan, leur armée, est leur blason, leur credo et surtout leur force guerrière. Ces ingérences se déclinent comme un système de défense où le partenaire usant de sa suprématie sur le sort de l’ancienne colonie, devient instructeur, maître, juge, procureur, banquier et guerrier ! La démocratie et le libéralisme, sont les valeurs, les maitres-mots que la presse triture pour préparer l’opinion mondiale et embrigader leurs électeurs métropolitains !

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LIBERTÉS A SENS UNIQUE

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L’ouverture et la tolérance, totales pour le Nord, sont les paramètres moraux, les mesures incantatoires et coercitives pour inclure les pays cibles à s’investir de force dans l’angle de visée et de développement parcellaires concédés par leur pays protecteurs ! L’ouverture dans un seul sens, parce que les métropoles ne sont pas prêtes à ‘’recevoir toutes les misères du monde’’. Celles qui proviennent des assujettis. Alors que dans le sens positif, on ouvre les cœurs et les frontières, les mines, les entreprises, les sociétés d’état, les fermes, les banques, les hôtels, les services, les palais…les maisons closes ! Et même les cliniques, à ceux qui ne sont pas médecins chez eux ! Faute de politique vigoureuse pour promouvoir suffisamment la formation et l’investissement des médecins nationaux !
Cette liberté de mouvement des biens et des hommes, que couronne la mondialisation, sont limitées, bridées, monolithiques et unilatérales pour les pays tiers. C’est donc un partenariat forcé, où l’administration directe n’est plus de mise et où la supervision coûte moins en mâtons ! Un partenariat obligatoire, contre gré, inégalitaire et léonin, qui n’a plus de Mur de Berlin, ni de ‘’Isme’’ quelconque, pour jouer de l’alternance, relever les épaules, balbutier des lèvres un semblant de non, qui permette de changer de parrain ou de parasol ! Alors, plus question non plus d’être neutre ou indépendant, réellement, pour un pays. On est toujours appendu dans l’attaché-case de quelqu’un. Et ce partenariat se fait à coup de valises magiques. Une valse qui suit le tempo des élections là où les présidentiables trouvent appui chez leurs obligés naturels. Des affaires et des ventes d’armes chez les affidés, rendues nécessaire, à cause des magouilles tissées par les mêmes past-administrateurs. Entre voisins jaloux et frères mal séants, c’est plus aisé et plus nécessaire de créer la zizanie et de rendre ces compères plus belliqueux encore ! Dès lors, leur faire faire des guerres pour leur vendre des armes, est une formalité, une éducation, une nécessité qui se justifie pour les assagir. Car ils ne doivent ni s’unir, ni se développer trop vite. Encore moins jouer dans les classe des grands en manipulant les armes sales qu’ils risquent de retourner contre la couche d’ozone ! Comprenez Sion la pure et Israël, la démocratique tribu de Dieu, qui prépare pour l’univers l’Apocalypse! Ainsi vont la civilisation, la modernité, la démocratie et le libéralisme. Il n’y a pas d’autres méthodes plus économiques pour des prédateurs.

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DIALOGUES DE SOURDS

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Le dialogue des civilités et des civilisations, impose la démocratisation. C’est un fait indéniable, certes ? Par delà les idéologies, les manips, les stratagèmes fourbes et les conspirations. Et les libertés médiatiques sont fréquemment délocalisées avec : cela va avec. Malgré les murs xénophobes, qu’elles soient extrémistes ou racistes, les réticences cultuelles, les traditions folkloriques et culturelles, persistent encore entre les deux hémisphères. Malgré les autonomies apparentes que recèlent certaines satrapies, les révolutions qui occupent les rues et les écrans sont des faits moins rares qu’on ne le voit. Seulement on n’en parle que si l’on a un programme. Ces secousses telluriques, n’arrivent pas qu’aux autres ! Il y en a eu déjà sous nos tropiques, sauvagement réprimés, dans le silence absolutiste et absous, sous la chape verbeuse de la tolérance mercantiliste des maîtres à penser de toujours. Mais ces printemps, ces soulèvements populaires, ces séditions de la misère, pour le pain, sans organisations parallèles ni soutiens extérieurs, avaient vite bruni sous nos soleils ardents ! Passons !
La faune partageant avec les prédateurs ses prévarications, n’a plus d’assurance ni de garantie pour persister. Ou elle se tient à carreau en mutant ou qu’elle fasse ses bagages et qu’elle parte, barra! Ainsi parlait la rue, avant de donner l’impression de tenir le pari et l’antenne dominicaine, juste pour voir, ‘’hit hya ma mefakache’’ !
Depuis, ces menaces existentielles sont devenues des phénomènes organiques, pas des mirages, appelant à des mesures correctives importantes et urgentes ! Sous peine de révolution et de guerres civiles ! Et ça se compte en jours, pour se faire ! A moins d’opter pour un définitif voyage ! Ces avertissements vont permettre aux pouvoirs en retard de se reconstituer une jeunesse. De l’intéresser, de l’embrigader, de lui donner un peu de sa chance. Quels que soient leurs façons de penser et de régir passées. Plus ouvertes, elles ne représentent que plus d’urgence à réagir. Promptement. Finie la curée amicale ou en autarcie ! Finies les solutions embryonnaires, les mesures de charité smicardes et pifométriques, la magie rhétorique des mirages, finie la parapharmacie homéopathique.

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DÉCHIREMENTS ET PERVERSIONS

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Si c’est pour temporiser ou pour tromper, toutes les raisons de solidité, de particularisme, de fiabilité interne, de loyauté deviennent subitement vaines et vénales ! La loyauté des contrats et autres fidélités aux sermons s’effilochent devant les risques, les menaces et les promesses !
Il faut aller au fond du sujet avec ces assujettis, devenus des citoyens majeurs et braillards. Les mesures administratives entreprises, les organismes nouvellement créés, ne répondent pas à la quête immédiate, telle que gauchement exigée et posée en vrac! Elles ne sont plus des garanties de solidité interne, car un vent de folie, dans la surprise et la confusion la plus totale, tel un incendie, calcine les plantes vertes, avec les braises allumées dans le lointain ! Nous voyons la guerre civile au Yémen, en Syrie et en Libye, et des interventions, cachant mal leur statut colonial, exciper de fonctions humanitaires et morales ! Sans doute altruistes ! Ce n’est trop dire que l’argent économisé par les despotes payera en retour les guerres de libération-aliénation !
Les certitudes locales, telles les convictions religieuses, les us et les coutumes semblent devenir des préceptes virtuels. Aux yeux des autres, ceux qui ne peuvent plus nous protéger contre la lave de nos volcans, nos historiques remparts ne sont que du folklore. Nos murailles de béton, chapes sécuritaires, fondements et préceptes religieux multiséculaires, ne résisteront pas longtemps à la pression folle des gens. Déboussolés, déracinés, repoussés de partout, incultes, infirmes dans leur nationalisme, ils n’ont plus d’amour civique à donner ni de patrie à défendre, car tout est vendu ou en voie de l’être. Que reste-t-il donc comme pactoles aux émirs, une fois concédés les recherches et les exploitations de pétrole, par exemple ? Et leur religion même est conspuée par leurs fils devenus apostats des cultes de leurs pays et nations ! Ils n’avaient qu’une jalousie, une insatisfaction matérielle, apaisée par le crédo en le Paradis et l’Au-delà, la crainte perdue diminuant le respect, ils n’ont plus que haine à offrir, faute d’espoirs à partager. Bons pour l’usage interne, sous la houle, ils s’en vont.

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AMITIÉS ET INTÉRÊTS SUSPECTS

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Les amitiés frigides et glacées, regardent faire, le temps de changer d’alliance en vous voyant partir ! Une ironie implacable sonne le glas des vieux systèmes, devenus subitement vulnérables, faibles et révocables. La rapide agonie des kleptocraties cruelles et nécrophages, terrifiants hier encore des repères les voici, ahuries et sous le déluge des séismes qui secouent la région ! Et pourtant que de différences entre les pouvoirs et les systèmes, malgré la ressemblance des gens ! Quels que soient les réelles sympathies, les égards entre états et les services antérieurs, rien ne peut plus survivre, s’il est placé hors du temps.
On l’a vu avec Benali. Vos propres amis, votre famille, vos proches serviteurs et conseillers, seront les premiers à retourner leurs vestes, djellabes et âbayas ! Hier encore leur général, leur zaïm ou leur leader, était bénis par la foule, ils le maudiront et fuiront dès que la rue ne comptera plus ses morts ! Qui plus est, les Protecteurs réinvestissent le pays, pour peu qu’il ait une situation stratégique dans leur sphère. De l’or en barre ou des minerais sous terre. On se débarrasse de l’ennemi pourchassé. On le pend tel Saddam On reprend leurs avoirs des banques. Quitte à envahir le pays où ils ont un sanctuaire !

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DIEUX ET APOCALYPSES

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Obama a bien gommé Bel Laden. Était-ce vrai, ou une simple mise en scène pour faire semblant ? Une mise à mort, ludique et virtuelle. Celle d’un agent romanesque comme, un maladif héros, un Che à l’orientale ! Un enfoiré de plus, qui est devenu après son étape de mercenaire, un magnifique maquisard et dangereux résistant, qui manipule les consciences, arme les passions de violence radicale et de vengeances de tragédie contre ses maîtres instructeurs et employeurs de cérémonie ? C’est un drame dont on ne sait rien, qui garde son suspense même à la baisse du rideau ! Supputations ? On est tous bernés, par les uns et par les autres ! Le spectateur fait partie du scenario. Il paie sa place, mais il n’entend rien au dialogue ! Le pire c’est qu’il ne sort même pas du cinéma. Il y habite, comme un mur !
L’ignorance et les faux lyrics font partie du décor. Un bon justificatif du bellicisme impérial, qui a besoin pour sa tragédie de martyrs et de héros. Mais le héros de cérémonie, était-il déjà éliminé sur un autre autel, auparavant ? Nous gardons l’image d’un mage, sa barbe blanche de druide, son ton monocorde, sa haute stature étique, tel que repris en non-stop par la chaîne acolyte d’Al-Jazeera. Volontiers vertueux pour les uns, monstre sanguinaire, apocalyptique pour l’usage des autres ! Un fantôme-dragon de cérémonie, manié comme l’ombre chinoise d’un dragon, pour l’intox et la peur des foules hébétés, révoltées ou humiliés que sont les spectateurs de TV à travers le monde. Et qui devront ‘’choisir contre-gré’’ leur clan et se battre ! Pour un quitus aux dieux, pour applaudir le grand inquisiteur devenu maître de cérémonie sur les planches satellitaires d’un grand échafaud…Et ce n’est pas lu ile laquais des dieux…Ce n’est qu’un employé du théâtre pour un temps déterminé. Un rôle, quelle que soit la couleur de l’acteur qui en joue la partition de Zeus dans son Olympe américaine !
Et puis la saga continue. On sort l’Otan et sa carte de sa cachette pacifique. On cache les dieux. On ne montre que la valse des demi-dieux et de rares photos des dégâts causés par l’usage sur les hommes et les blindés du tonnerre des dieux. Pendant que sonne le glas du monstre vert sous l’hallali des tirs croisés, d’odieux monstres citent le nom d’Allah, quand ils égorgent fièrement leurs frères. Ils découpent la chair de leurs frères du même Livre Vert et de même nationalité. Ils la distribuent aux prisonniers, forcés de la mâcher ou de crever. Mâche ou crève ! Alors qu’à côté, des fosses communes sont découvertes et des cadavres calcinés dans des garages sont engrangés ! Un peu plus, à coté, ce sont des centaines des prieurs, d’un pays dévasté par les Bush, supposés adorer le même dieu, s’explosent en pleine mosquées. La terre est un vaste autel, je vous dis, vouée aux dieux païens, qui ne répugnent pas de coïter avec Satan ! La guerre civile est quasi civique et citoyenne. Elle en devient un rite, une cérémonie religieuse. Demain, ils feront le pèlerinage autour dans la même mosquée, afin que leur supposé dieu leur pardonne. Allah, soyez témoin, ils vont la souiller ! Les victimes ne pardonnent pas à ceux qui leur ôtent leurs âmes des corps que Tu leur a donnés !

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ICI ET MAINTENANT

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Des populations freinées, durant des décades, hier encore stables et exemplaire, sombrent, donnant de tragiques hantises à ceux qui restent encore debout dans le marécage, pour tenter de les protéger et de les guider ! Le séisme dévastateur a fait sortir les foules de leurs peurs, de leurs prisons, de leur sagesse et de leur raison. La ligne d’horizon est brumeuse, l’avenir n’a plus de repères. Destins contraires, libre arbitre, propagandes et endoctrinements…De quoi sera-t-il fait, Demain ? De beaucoup d’attentes immédiates, hic et nunc, et de questions, pour ailleurs et l’Au-delà.

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DR IDRISSI MY AHMED
KENITRA, LE 25 SEPTEMBRE 2011

Écrit par : DR MY AHMED IDRISSI | 12/10/2011

MADAME STUDENT
Chapitre 39 des chroniques différées
LES PLIS ÉROTIQUES DE LA MAJA OU L’ANNONCE DE L’APOCALYPSE

Je pensais… Il faut bien que quelqu’un compte les feuilles des arbres qui naissent, celles qui tombent sous nos pas, ma chute de tout à l’heure sur le trottoir. Et cette âme d’Ahmed Lemaricani, qui s’en va. Cette hémorragie d’ulcère d’estomac chez un adolescent. Cette méningite de l’enfant et cette tumeur du sein de Mme Zineb Patience ?
Il faut bien qu’il calcule au sinus près les bosselures colorées et le trajet des nuages, le cycle des astres, où vont les parfums et s’arrêtent les vents. Ces ondes sur le lac qu’admirent les enfants, ces vagues et cette mousse sur le roc, ces perles de pluie qui tombent sur les traces des pas d’un papillon lorsqu’il sort du cocon. Sais-t-il où il va quand il suit son instinct ? Ses battements d’ailes vont-il faire cesser les bombardements aveugles mais conscients de l’OTAN ? Il faut encore des yeux pour déchiffrer les codes informatiques des caractères que j’écris à ton attention, Lecteur ! Il faut une sacrée intelligence, dis-je, munie de moyens de perception pour s’informer des influx de tous les yeux de la terre. Ces milliards d’humains ou presque et ces milliards de milliards d’êtres qui s’agitent sur terre. Organes multiples et limités, rivés sur les écrans, sur les objets que l’on voit et ceux que l’on ne voit ni entend pas, qu’ils proviennent de l’espace ou d’ici-bas. Il y a forcément quelqu’Un qui doit les voir à Sa façon et que l’on ne voit pas !
N’ayez crainte, je ne délire pas. D’ailleurs, même ceux qui délirent se défendent de le faire, ne s’en apercevant pas ! Appelez ça donc ontologie. Je me pose des questions sur ce monde extraordinaire, sur l’infiniment petit et les compétences divines nécessaires pour s’informer et régir l’immensité, de cet univers né sous X, époustouflant ! S’informer et agir sur ces milliards de milliards de planètes et d’étoiles, leurs trajets et leurs lois... Surveiller ces êtres et leurs actions…Inspecter ou écouter peut-être notre conscience relative et nos moyens limités, à la recherche éperdue de notre origine et notre devenir ! Bêtes cruelles, fauves sanguinaires, barbares nourris de crimes, ou âmes en formation ? Espoir pour la chenille de devenir un beau papillon. Mais cette comparaison est un raccourci insuffisant, car le papillon reste mortel et l’âme, ne le devant pas, selon les crédos et concepts usuels. Je ne pense pas que nous puissions avoir des réponses logiques à notre quête d’humains, en manque nostalgiques de ce que nous ne savons pas. Bornés que nous sommes de par le matériel constitutif de nos organes de perception, labiles et éphémères, nous manquons de moyens efficients pour percer ce que nous sommes, la finalité de notre vie et où nous allons.
Les réactions chimiques des aliments et comment ils pénètrent dans chaque cellule de tout être vivant. Ceux des plantes qui vivent et ceux des animaux dont nous vivons. Ceux qui circulent sous terre et qui brillent de couleurs dans les profondeurs des mers. Et puis veiller sur le comment pour recycler ces atomes et leurs plus petits éléments. Non seulement ici, mais dans tout l’univers, depuis la nuit des temps et avant que naissent le Soleil et la Terre et jusqu’au terme supposé de la création !
Difficile de croire que tu n’es qu’un accident de la nature, compère ! Une vie fortuite, un destin inutile. A quoi ai-je été utile, te demandes-tu peut-être ? Avais-je un but avant de naître ? En quoi ai-je pu servir les miens, mon pays ou mon Dieu, de mon vivant ? Dieu, a-t-il si besoin de mes prières ? Évidemment que non ! Car nos louanges, nos attentes et nos vœux, sont des invocations, des appels souvent égoïstes et personnels ! Alors, en dehors de soi, pour justifier sa vie, comment peux-tu être utile au Maître du monde ? Alors que Lui, Il est auto-suffisant par Lui-même, par essence et par définition, et qu’Il ne demande rien pour conforter Sa Déité. Une raison de croire que l’homme n’est pas un rien créé pour rien et que le néant n’est pas une justification rationnelle et que la vie encore ne s’arrête à la seule terre
Derrière la Création il y a bien une Volonté. Sinon un but imperceptible pour nous autres qui ne faisons qui ne sommes qu’une partie infime du décor ! Il y a donc d’importants mystères. Seulement, Dieu garde la clé de Ses mystères. Et la persistance de ces mystères implique l’existence de Dieu ! Dès lors, il vaut mieux croire et ardemment y croire. Ce n’est pas un pari pascalien, c’est un placement logique, garanti ! Il n’y a aucune virilité d’égo à se démarquer par le nihilisme et la superbe, de peur d’être berné par les prophètes. Nier alors, peut être une erreur de jugement et de tir. Justifiée du moins par les dissidences entre les religions et ceux des hommes qui les colportent et les exploitent en vue d’assujettir les plus crédules. Les mystères persistent et la Science, toutes les sciences, essaient de percer les inconnues de l’univers.
Cogitations et Mystères. Néant et inexistence, création, évolution, involution, chaos, guerres et révolution, apocalypse, résurrection, jugement et sanction, enfer et paradis, éternité, vertiges qui le matin, mieux qu’une dépression te forcent au travail, à la réflexion et l’inspiration.
Thèses homicides. Parallèlement à la création, la destruction se fait homme. Entre l’arrogance et le mépris, la connaissance et son contraire, l’attirance de l’argent et du pouvoir, l’homme, sans freins étale sa main armée, quitte à casser pour prendre, à tuer pour voler. Ces nègres descendus de l’arbre, dont les blancs se moquent, l’un deux est président aujourd’hui de la plus grande puissance du monde. Ce marocain, sultan ou empereur de pacotille, manipulé par les colons, est devenu une référence pour les résistants de l’Afrique, une icône de la libération du Tiers-Monde…Cette vielle malade qui pue la misère à repousser les aides, est devenue une houri de l’Eden. Et ces multiples bébés, jetés chaque jour aux ordures, s’ils n’ont pu devenir des enfants sur terre, sont aujourd’hui des anges au ciel …
J’étais en train de penser à ces banalités mystiques et philosophiques, sans solutions visibles, pensées propres ou psittacisme inconscient et régurgitations, que voilà la Fattouche(F) qui entre en trombe au bureau, comme prise de panique et en colère.
F _ Docteur, Docteur, il y a votre amie, cette vieille chipie de Mme Student( S) qui débarque, sans prévenir ni crier gare, alors qu’on a terminé la consultation et que les manifestations d’en face, sur la place de la Fontaine, font un brouhaha terrible, face à la police qui les surveille ! Pour une revenante, c’est une ingénue ! Elle aurait dû prendre un rendez-vous ! Ça alors, ces zombis, c’est des impudents !
M _ Tu as dit : Ces salauds, ces zoghbis, c’est des imprudents ?
F_ Oui à peu près, Docteur Maidoc ( M ) ! (Il faudra qu’il consulte un Orl ! Il faut l’appareiller dare dare ou lui retirer le stéthoscope). Ils clament à tue tête des slogans impensables contre les grosses légumes du gouvernement. Hchouma had chi, les jeunes du M20Fev ! Ils veulent ‘’barra’’ pour tous ! Moi, je me barre ! Toute ma famille a émigré barra ! Moi aussi, je, sors Docteur ! Je sors ! Il y a mon cours d’espagnol, mon sport et la cuisine qui m’attendent. Sans compter le linge des enfants, leurs devoirs scolaires et ceux de Mon-Mari ! Les profs comptent sur nous pour expliquer les cours de maths, de conjugaison en plus des devoirs conjugaux…Et il faut de plus les payer tous, pour ça !
M _ Hum, hum, va, bla fhamate wa la khaouf ! Laisse-les manifester sans crainte, puisque le gouvernement autorise les jeunes à s’impliquer dans la politique ! Fais-la entrer, ta zombie, avant de refermer le caveau !
F _ Le caniveau ?
M - La porte STP ! On gagnera du temps sur les explications et les chicanes. Les contraintes de notre métier nous illustrent et nous haussent. Enfin, c’est subjectif comme positionnements !
F _ Hum ! Ah, allez, entrez Mame, allez vite, le Docteur vous attend au caniveau !
S_ Caveau, vous avez dit ?
F _ C, A, V, E, A, Uuuh ! J’ignorais que ce cabinet où je travaille depuis trente ans était une porte spatiotemporelle ! Et qui plus est, ouverte sur l’Au-delà ! Ce qui est, avouez, une première en matière de SF. N’est-ce pas ?! Et moi, je me tire de peur d’être aspirée outre-tombe, avec vous madame Du Spectre ! Je vous le livre vivant, madame la défunte. Gardez-le entier, pour ses malades du moins ! (Entre-nous, je ne comprends pas pourquoi elle vient consulter un médecin ici ? Y a pas de bons médecins, là haut ou pour elle, en bas ?)
S _ Darling Maidoc !
F_ (Hakili, Elle lui dit Darling La Fossile ! Qu’est-ce qui l’attend le pauvre Maâlem. Quel métier ! Même les morts viennent nous consulter ! Célébrité oblige ! Bye, je me tire… Tchao Lecteurs, surveillez ces deux là ! Dites-le aux services spéciaux, qu’ils viennent mater ici, au lieu de mater les chômeurs aux slogans !
M_ Ma chère Mme Student ! Je n’ai plus de force, je n’ai pas d’énergie, mais assez de vigueur pour ne pas me laisser submerger par l’angoisse et la déprime…
S_, Mais, vous n’avez pas pris un seul pli ! Alléluia, les miracles ne sont pas perdus après les derniers prophètes ! Et les nouveaux médecins, mutés par la Ministre sur l’Au-delà ! Par contre, votre aide, elle prend de ces airs ! Ma parole ! Ya Latif, comme vous dites ! Je vais te tutoyer comme avant, si tu permets. Tu ne la paies pas assez ou que vous ayez permuté vos gènes et vos offices ?!
M_! Tutoyez-moi, madame autant que vous pouvez. Vous, OK, tu es comme moi-même ! Il n’y pas d’espace entre nous ! Tutoie-moi Chery, autant que tu veux, jusqu’à ce que mort s’en suive ! Ne fais pas attention à la mort si elle survient et serre encore. Ne fais pas attention à elle, non plus. Elle a trop de boulot-s.
S_ Trop de culot, oui !
M_ Mais, dis-moi ! Plus de cernes, plus de fronces ! La colonne toute droite, comme un général cinq étoiles en garde à vous devant un plouc devenu parlementaire ! Quelle audace, quelle allure, avec ces cheveux maïs et chocolat ! Ton secret, que je m’en inspire! Je peux les sentir ? Il y a comme un goût de glace interdite à un enfant malade ! C’est du Titan ou du Magnum ?
S _ Oh, my God! Vous êtes impudent, My Dear! Vous prenez des excitants ? On nous entend, calmez vos ardeurs ! On vous noie d’échantillons. Prenez garde à l’automédication et aux mauvaises projections ! Vous êtes mal inspiré-là ! Nous ne sommes pas à l’hôtel Lincoln de New-York. Et je ne viens pas faire la chambre d’un faune FMIste, non plus ! Je vais vous vouvoyer pour moins d’intimité, si c’est comme ça !
M_ Non !
S_ Et puis engage une autre ! Ou trois autres infirmières pour le même prix. Vos clients seront mieux servis ! Ils pourront les consommer ! Votre Mac Do d’en face, il donne bien des jouets aux enfants avec les repas à emporter !
M _ Chut, elle entend ! Non, surtout pas ça ! Elle est fidèle et loyale ! Et puis elle connaît bien son métier ! Mais dis-moi, tu viens de l’Au-delà pour médire, prendre ta tension ou nous soutirer des infos et subtiliser des nouvelles du pays ? Tu ne peux pas faire ça directement du ciel, sans devoir débarquer inopportunément, ici, en crevant la couche d’ozone, pour t’infiltrer parmi les vivants ?
S _ Non, non, si je reviens c’est pour m’amuser. Je suis en mission, pour m’amuser. Tous frais payés ! Et pour agir et changer les événements, un tantinet. C’est plus grisant.
M_ Pour les cheveux ?
S_ Non, pour les neurones ! Et votre femme de charge, cette maigreur de Bounedif ? Elle circule toujours ? Elle a grossi ? Mariée ? Je ne la perçois pas derrière la porte en train d’épier et d’écouter ! C’est déjà ça !
M_ C’est vrai que tu peux entendre et deviner, voir à travers et même de travers ! Traverser et faire sauter si besoin les éléments !
S_ Et de Bounedif, tu disais quoi, pour ne pas perdre le fil !
M_ ‘’Elle s’est retraitée’’ ! Tu devrais le savoir plus que moi et en être mieux informée. Puisque tu viens des hautes sphères où les destins et les cours sont écrits.
S_ Pas tout à fait ! C’est pour bavarder et le faire savoir aux lecteurs…Moi je le sais, même si je pose des questions à propos de tout et de rien, c’est pour édifier les auditeurs!
M_ Alors laisse les AudiCteurs* me poser directement des questions au fur et à mesure ! (Auditeurs et lecteurs en même temps qui écoutent et regardent la pièce de théâtre que nous jouons, maintenant, pour être interpelés et s’y exprimer et participer). Et je leur répondrais alors au fur et à mesure… Tu résonneras comme une interface, en utilisant tes pouvoirs télé-spacio-temporels-au-déliens*! (Audélien*, barbarisme pour parler des ondes, des mots et des esprits qui proviennent ou qui vont instantanément vers l’au-delà, en brisant la barrière spatiotemporelle et en dépassant la vitesse de la lumière !)
S_ Soyons sérieux, Maidoc ! On est juste entre-nous ! Laissons de côté la mystique, la scatologie et l’ésotérisme pour ne pas déplaire aux lecteurs ! Sinon ils ne vont pas aller jusqu’au au bout de tes pages.
M_ Oui, préférons leur parler d’érotisme ! On peut faire alors ce que je veux ! Il n’y aura pas d’abandons.
S_ T’es devenu fou ? Fricoter avec une femme morte ! Une demoiselle qui n’est même pas la tienne ! C’est de la nécrophilie à laquelle tu m’invites, compère ! C’est du pénal avec camisole de force garantie en milieu de santé ! Et la Bounedif ?
M_ Fin de partie. Partie sans laisser d’adresse. Partie dans un couvent de fqih guérisseur.
S_ Le fquih Mekki Tourabi de Témara ? Ou le Qadiri Boudchichi de Madagh ?
M_ Chut, elle entend. Elle est chez quelqu’un m’a-t-on dit, de plus cultivé en démonerie angélique ! Elle a grossi. Elle s’était cultivée. Mais revenons à toi, à vous, my dear Lalla Student ! C’est formidable vous volez le temps disais-je! Vous vous subtilisez à ses tours et à ses morsures ! On vous a volé d’un musée égyptien ? A propos Moubarak, Saddam, Ben Ladden, des nouvelles ?
S_ Ils sont au secret !
M_ Je vous croyais émigrée outre-tombe, pardon outre-mer ! A Paris, à Tel Aviv !
S_ Non, non, il y a longtemps que j’ai terminé avec la Palestine, les Juifs et leur Prince de sang hébraïque,
M_ David Salomon le 60 ème ! Mon célèbre malade. Je n’ai plus eu de princes après lui.
S_ Oui ! J’avais dit adieu au Roi de Sion, ses cérémonies, sa stratégie, car il devait préparer l’Apocalypse. Le Mahdi, Hagog et Magog, le retour de Jésus et celui des Quatre Cavaliers de …
M _ De l’Apocalypse ! Ce n’est pas d’un bon présage ! Ça ne me convient pas. Rien ne presse pour broyer du noir ni broyer cette bonne terre et la pulvériser. Les riches fermiers qui ne paient pas d’impôts agricoles vont vous fulminer. Et, il n’y en a pas trente six comme elle, tu sais ! Notre pu… de bonne Terre, elle a des fans qui refusent son chaos ! Dans toute la Voie Lactée, dans touts l’univers, elle est unique, comme toi. Et je tiens à garder ma maison et mon cabinet, ma patrie, qu’est cette bonne petite Terre ! Dont je n’ai aucune acre pourtant !
S_ Est tu si sûr ? Tous les fondamentalistes bibliques d’ici et d’Amérique ne croient qu’en ça, depuis l’origine de la planète et bien avant ! L’Apocalypse ! Toute création est mortelle. Même le Soleil, finira par s’éteindre un jour et l’univers entier se ramasser dans le petit grain qu’il fut avant le Big Bang !
M_ C’est votre droit, je le respecte, malgré moi et ce par conviction, mais sans y croire ! Balivernes ! Et, Dieu, Sidi Rabbi, Lui avez-vous demandé Son avis, avant de vouloir bazarder Sa création ? En prétextant de stupides prophéties et avant de vous lancer dans cette hypothèse et ces aventures sans lendemain...
S- 11 / 9 ! 2012 ! Tiens-toi prêt ! Tout est prédit d’avance.
M_ C’est vrai qu’on ne peut prédire qu’à l’avance…Rarement après ! Tout est périmé d’avance ! Et que prédire tient plus de la science que du hasard et de l’illumination. Enfin, ce n’est pas tout à fait mon domaine, même si on imagine le décours de certaines maladies. Encore que le destin n’est destin qu’à postériori ! N’est-ce pas ?
S_ Ne te moque pas des choses hermétiques et des causes et raisons qui te sont cachées !
M_ Mais ne cassez pas des peuples et ne faites pas de nettoyages ethniques pour ça !
S_ Qu’est-ce que ça avoir ici, pour l’instant ?
M_ Le mythe, le rêve, les religions, c’est bien d’y croire, mais sans porter atteinte aux autres crédos, à la paix générale, aux biens des gens. Et ce même si vous êtes de pieux illuminés, en mal de divins clans et de célestes filiations. Forts de votre extraction Laissez-faire la nature. Laissez faire les peuples, les civilisations. Ne cassez pas l’horloge pour avancer l’heure !
S_ C’est entendu ! Je te sais plus philosophe en surface et plus laïc en apparence ! Sans formation pointue, pour ne pas blesser, ni profonde ou large pour ne pas te noyer !
M_ Merci ! Mais qu’insinues-tu par là ? (Vipère, tu n’a rien perdu de ton poison en crevant)
S_ Non, c’est plus cynique que ça n’en l’air et que j’en ai entendu de plus péjoratif sur ton dos ! Je dis, j’affirme, mais je n’insinue rien.
M_ Pari gagné, perverse créature ! J’avais pris cela pour un compliment. Ça gonflait mon égo ! J’en avais besoin avec tous les ratés, les maladies, les malades, les déprimés, les déceptions, les manques, les autorités qui nous surveillent mais ne nous écoutent pas…Les soulèvements inutiles des révolutions ratées, les pollutions nocturnes des peuples de la Lune !
S_ Ne pleure pas ! Les mortels sont devenus récalcitrants ! C’est pour ça que je te laisse chater ! Je respecte les délires en surface et les bravades face à face ! C’est le droit de chacun de se tromper, de croire comme vraies à ses erreurs ! Mais, c’est mon droit et de mon devoir aussi de ne pas faire avec ce qu’il raconte ou qu’il croit juste. Et ça ne me dérange pas que tu ne crois pas en ce que je crois ! « Lakoum dinoukoum wa liya dini », parole coranique, appliquée à de laïcs crédos ! Dieu n’a besoin de personne ! Ni des manipulations d’aucuns, pour Le défendre. Encore moins d’obliger les gens à se plier en quatre, à jeuner, à égorger un mouton pour Lui, ou à se sacrifier, Lui-même sur une croix, s’y laisser percer de lances et de clous, afin de demander à Soi-même, la grâce du troupeau !
M_ Oh, la vache, on ne te dirait point chrétienne, tu refuses le miracle de la Trinité !
S_ pour te rassurer je ne suis pas apostat. Le credo est une chose mais je suis une laïque. Parallèlement aux libertés, croire c’est admettre les miracles et c’en est un ici, si ça te plait de l’entendre ainsi !
M_ Oui, entendu ! Ce sont tes concepts mais ton crédo Une belle nuance que je viens de saisi. Je t’ai comprise. Il faut être d’opinions diverses pour dialoguer avec profit ! Sinon ce serait un monologue de foule ! Un ronronnement d’une platitude qui se répète et qui répète ce que l’autre sait déjà !
S_ Ou un brouhaha, quand il gène les autres, leurs concepts et leurs crédos et qu’il suscite de l’incompréhension, l’opposition, les soulèvements, les révoltes et les guerres. Et, puis sans transition, il est toujours malade, Le pauvre !
M_ Qui ça, Chirac ? Boutef, Kadhafi, Saddam ?
S_ Non je parle de mon filleul et disciple, David Salomon le 60 ème ! On vous doit une fière chandelle. Israël vous est reconnaissant d’avoir soigné son héritier du trône et sauvé Sa réputation et Son aura ! Depuis que vous l’avez sorti d’une gono-candidose de la bouche et protégé de sa succulente copine arabe, Ruby Berlusconi, qui allait briser sa carrière et nous causer un néfaste Davidgate ! Mais, Il est resté mince et fluet, l’allure maladive, au lieu de garder son air princier.
M_ Oui, je me rappelle du cas médical. J’en tremble encore. On lui avait fait faire, à son insu et à la tienne aussi, une recherche du Sida ! Pour ne pas l’alarmer et pour ne pas passer à côté de la plaque non plus ! Parce que la pulpeuse Karima El Mahroug risquait de le calciner aussi ! C’est une tombeuse d’icones ! Méfie-toi !
S_ Ah oui, je me rappelle de cette bombe iconoclaste, avant qu’elle n’aille botter en Italie. Je suis son dossier. Elle y sévit encore. On avait emprunté un autre nom imaginaire, pour ne pas divulguer une maladie éventuelle aux ennemis du peuple de Sion qui auraient…calciné le Maroc pour se venger de la marocaine…
M_ Il faut aux princes d’éviter de faire trop bonne chair. Ne pas abuser des protéines, ni des bonnes terres, synthétiques ou esthétiquement modifiées ! Ce sont de mauvaises rencontres gastronomiques qui bombent le ventre et causent des météorismes.
S - Une mauvaise idée que cette recherche de nostalgie charnelle avec les filles de l’extérieur…Elles perdent leur garantie et leur pureté locale. Et puis le Prince perdait sa pureté raciale en fricotant avec une Arabe d’ici ! Méfie-toi, je te dis!
M- Elles sont meilleures que les autres, dit-on ! Et pour une femme, tu en connais plus qu’il ne faut à propos des nôtres.
S_ Il a dû être contaminé par une flore résistante, certes.
M_ Certainement, une souche importée des pays riches où sévissent l’homosexualité et l’usage les drogues injectables ! Mais, je ne jette pas la pierre !
S_ Ces terroristes sont minées de l’intérieur. Elles sont bourrées de germes mortels pour les autres. Ce sont des porteuses saines. Mais ces microbes restent quiescents dans l’organisme Ces espionnes sont préparées, vaccinées, protégées et utilisées par vos services…Cette poule dynamitée est une porteuse qui a été envoyée par le Hamas ! L’Iran ou Al Qaeda, Bel Laden, qui sait ? Qui a pu perfectionner cette arme terroriste femelle et la propulser sur le Prince David ? Lui si jeune, si pur et si innocent !
M - Ah, je ne savais pas que les terroristes gardaient leurs militantes vivantes après usage !
S_ Tu ne sais rien ou tu fais mine de ne rien savoir, dès qu’on parle de politique locale ou d’Israël ? Tu as peur de dire des bêtises ou de parler des tabous ? Un secret médical de plus ! Décevant comme posture intellectuelle de la part d’un scientifique ! Tu aurais peur de dire ton opinion, publiquement, à une vieille dame, sur le retour, qui sait garder tes confidences ?
M_ Je ne sais pas à qui tu me vends quand tu sors ! Cette pimpante espionne, vue la sournoise approche et le cynisme de l’affaire, ne pouvait être qu’au service du triste Mossad ! Nous, on n’a pas le génie pervers, sournois, fourbe et suffisant qui peut défier le leur !
S_ Vous avez appris depuis. Vous êtes devenus une puissance en la matière ! Vous avez des conseillers et des formateurs ! Et vous êtes moins radins ! En plus de la bouffe opulente et des cadeaux, vous les payez mieux. Elle s’était rendue volontairement malade, j’en suis certaine, sachant qu’elle allait être offerte comme cadeau en nature, aux fins d’attirer la sympathie du prince, et de l’infecter mortellement en retour!
M_ C’est trop compliqué pour moi ! Elle servait non seulement de vectrice, mais aussi d’arme redoutable, politique, pour impliquer faussement les adversaires d’Israël et dire des Arabes qu’ils sont la cause de l’effacement d’Israël et de l’empêchement de la fin du monde. I faut le faire ! C’est de la ‘’pourritique* friction’’ !
S_ Passons sur ces insanités.
M_ Attention ‘’çha glische’’ ! Tu es revenue de l’autre monde. OK, vamos ! Et tu as une mission Student. Laquelle, dis-nous ? Le lecteur veut connaître la fin de l’histoire. Le pourquoi de son inception et de son intrusion.
S_ L’Apocalypse reste un credo très attendu par toutes les religions ! Même la vôtre, d’islamiste !
M_ D’islamique…
S_ Lapsus ! Alors que vous, les Mahométans, vous préférez prolonger la vie dans ce bas-monde. Et en ce bas monde, les bons croyants, les vrais croyants, eux, ils aspirent et se préparent pour avancer la fin du monde. Et par là, la venue du Paradis !
M _ Quel culot ! Quel calcul ! Je vois. Cette fille est une bombe, sexologique qui a détourné le destin de l’Univers ! Et qui détourne par là, la sainte Apocalypse que préparent Sion et l’Amérique ! C’est le grain de sable qui va faire éclater le globe. Le Gono gagnera la guerre. La bléno va éradiquer l’homo sapiens. Si la syphilis espagnole a fait le nettoyage ethnique des Incas, la bléno signera la fin de l’espèce humaine ! Homo erectus, bye bye ! Homos eroticus versus homos eradicus*, une espèce éteinte des suites de mauvaise étreintes ! Bravo les politiques !
S_ S’il vous plait Docteur ! Il y a des couples, légalement mariés entre femme ou entre hommes, qui ont adopté des enfants et qui vont vous détester. Et puis vous allez perdre vos clients.
M_ Blache ! Si c’est la fin du monde, ma clientèle suivra ! Attend, je laisse tomber les homos et je reprends mon raisonnement. Voilà donc une putain, impétueuse et pulpeuse, qui fait le trottoir dans les lits des célébrités et qui devient un surhomme. Plus puissante que les surhommes des cartoons ! Elle va sauver le monde de sa destruction, telle que programmée politiquement par les fils de Sion selon les crédos religieux de certaines communautés juives ! La Jeanne d’Arc universelle s’appelle Ruby ! Et, miracle, elle est marocaine !
S_ Tu dis tout cela pour ternir la sainte famille hébraïque, stériliser la dynastie royale des descendants de David Salomon. Le patrimoine d’Israël, est issu de Noé, d’Abraham et de Joseph et Moïse allait se terminer dans un naufrage sidatique. Réduire à zéro tout les espoirs de la mythologie, pardon de la nation juive ! Heureusement que tout est sauvé et que la fin du monde attendue viendra ! Ah ces pu… de femmes, que vous avez ! Ah les racistes de bougnoules ! Aujourd’hui les canaques sont démaquées !
M _ Pas d’injures ici, SVP ! On est susceptibles et trop surveillés ! La funeste fortune qui allait corrompre la destinée prophétique, les projets vénérés de Yahvé, le credo commun à tous les monothéistes ! Tralala et tralala, lal, lala ! Qu’est ce que je m’en tape, ma belle ! Je ne crois pas du tout à vos balivernes funestes et belliqueuses. Je ne trouve ni logique ni démocratique pour vos clans et tribus de vouloir casser la terre. Et de venir justifier l’appropriation de la Palestine et la colonisation de ses gens par une supercherie une fumisterie, anachronique, un mythe vorace ! Et prétendre par dessus le marché, avec la frénésie des fanatiques américains, vous activer, afin d’avancer le supposé fâcheux programme de votre Yahvé en forçant de venir avant terme les cavaliers de l’Apocalypse …Ouf !
S_ Il était temps de laisser souffler mes oreilles ! Tu m’as fait un bouchon ! Sauf, qu’après ces dires hérétiques, tu n’es pas moins qu’un virulent apostat qui s’ignore et s’agite !
M_ Jette-moi la première pierre…
S_ Si tu ne crois pas aux cavaliers de l’Apocalyse, c’est que tu ne crois pas en la venue du Christ, non plus !
M_ Moi, je l’appelle simplement de son prénom Jésus ! Yéchou, Al Yassouë. Ce n’est pas aux hommes de commander, d’exiger ou d’activer le retour du Mahdi, de Hagog ou d’Issa !
S_ C’est un peu logique, il y a du vrai dans ce raisonnement. Seulement..
M_ Ça suffit ! Amen ! Jette-moi la première pierre et enterre-moi dans le sable de Merzouga jusqu’au cou ! Et frappe si tu ne me comprends pas. Je rejoindrais alors une belle iranienne qu’aurait sauvée sans doute Jésus de la lapidation. Il aurait empêché par charité le caillassage de la caille, s’il n’était pas trop élevé ou trop loin !
S _ Tu admets qu’elle soit libre ! Tu as dû être contaminé par cette résistante, la Ruby, cette satanée femelle, envoyée par le Hamas ! Il faudra faire ton bilan…Le sida et l’hépatite vont te ravager mon pote et te rapprocher enfin de moi ! C’est ce que tu veux…
M_ Je plaisantais ! Laisse-moi, ici ! Vade retro ! Tu es trop vieille, pour moi, nous avons au moins 62 ans d’écart ! Au Paradis j’aurais droit à un harem de juvéniles houris !
S _ Dans l’Au-delà, dont j’ai l’expérience, les écarts d’âge disparaissent. Oublie-mes rides, oubli les plis de la maja, habillée ou nue. A elles, je serais pareille ! Il n’y a que les écarts de température !
M _ Il faut rire ? Et il se pourrait que je te trouve plus irrésistible encore
S_ Tu peux ! Tu peux être amoureux et prendre même une australopithèque ou une jeunesse, du genre pithécanthrope ! Remise ou maquillée au look du jour !
M _ Je te redis Lucy-Student, que cette pimpante personne, vue la sournoise approche et le cynisme de l’affaire ne pouvait être qu’une espionne, au service du triste Mossad ! Pas des nôtres ! Si elle s’était rendue volontairement malade, afin d’infecter ton Prince et servir non seulement de vectrice, mais d’arme redoutable, je n’en sais rien et je te promets que je ne la connais point, ni d’Adam ni d’Ève, ni du lit !
S_ Une bombe sexologique ! Une bombe auto-immune. Une conspiration, une félonie interne, un coup bas contre Israël et l’Apocalypse avancée ! Le Paradis avance. Alléluia !
M_ Non, non, non, laisse ça aux généraux !
S_ Mais ce sont eux les cerveaux et non pas que les gâchettes ! Le pouvoir, l’intelligence et l’argent, la sécurité des gens, de leurs lois, de leurs biens…Et la force de frappe économique.
M_ Comme dans les films ! Ils conçoivent, manipulent à l’ombre les politiques et les services eux-mêmes. L’armée, ce ne sont pas des tueurs, des assassins ou des liquidateurs, mais des génies ! Des ingénieurs, des tacticiens qui font dans la prospective ! Et partout maintenant ! On ne va pas donner des trucs aussi précis et névralgiques à des fonctionnaires, à des bachibouzouks, des parlementaires mal réveillés, absents ou abscons, ou à des civils mal électrisés par les dernières coalitions électorales attirés des alliances et des alaires seigneuriaux…
S- Ah, mais oui ! Comment sais-tu tout ça, toi qui n’es que médecin, apolitique et simple généraliste !
M_ Je t’avoue comprendre que ce n’est pas qu’un rôle banal de respectueuse ! De pute pulpeuse et impétueuse, que cette merveilleuse aventurière aurait endossé ! C’est une inversion perverse et sournoise. C’est la conversion charnelle d’une conspiration. Secrète, la prostitution n’est pour elle vraisemblablement qu’une couverture !
S_ Une couverture avec bien des plaisirs ! Des soirées de bonheur, de jeux et de joies, de luxe partagé, de musique et de danse. Avec des célébrités blin-blin et beaucoup d’argent en sus.
M- ‘’ La luxure du pouvoir atteint des sommets orgiaques’’ !
S_ C’est bien frappé comme sentence, même si je ne suis pas d’accord ! J’aurais admis, banalement que ‘’ Les orgies du pouvoir ont valeur de luxures extrêmes’’. Ou vice versa,’’ La luxure du pouvoir atteint des orgies extrêmes’’. Passons au principal, nous y réfléchirons après, ensemble !
M_ Amen !
S_ Amen, quoi ?
M_ Ensemble, tes dictons sont au bon endroit !
S_ Dis plutôt, Maidoc, que c’est une femelle qui répand la terreur !
M_ Pas « un mal qui répand la terreur… »
S_ Une croqueuse de vie qui répand les plaisirs sur l’humanité, c’est bien beau ! Et qui vole les hommes à leurs épouses, c’est un peu trop mâles* !
M_ Elle ne les garde pas, ce n’est pas une roturière, elle les utilise !
S_ Elle les use ! Elle les compromet. Elle les casse.
M_ Penses-tu !
S_ La volonté des plus puissants du monde, le trône divinisé, allait succomber pour une amourette de passage avec cette aguichante bête du démon ! Le diable est fort de la beauté des femmes aguichantes et de leur pouvoir d’attirance sur les hommes qu’il vise, lui même de séduire.
M_ ‘’L’’ , c’et Lui ! La tentation même ! Le 69 ! Avec des tétons à la place des cornes ! La politique satanique ne manque pas de belles femmes ! Toi, tu ne peux venir que de Dieu, ma bonne Student ! On devrait faire un film de cette histoire !
S_ Pas tout de suite, attendons la fin du monde !
M_ Ah oui, 2012 ! Il ne faut précéder les événements ni contourner le destin ! On prend quand même une photo souvenir avant le retournement…
S_ Tu comprends qu’alors, on ne verra pas qui sortira des élections de France, de Russie et des States. Encore moins ce train qui va faire gagner une heure aux Marocains. ! Ce cher TGV, prévu pour 2015, lancé par Sarko et M-6, risque de ne pas siffler, si la fin du monde est avancée pour 2012 !
M_ Laissons, ces balivernes quotidiennes et ces babils géopolitiques du café de la joutya*, à ceux qui vont les lire et nous cacher leurs opinions. En saluant, pour ma part leurs efforts ! (Coucou, les lecteurs !). Alors raconte, en dehors du train-train habituel ! Qu’est-ce que vous faites des vieilles vierges dans l’au-delà, en attendant la Résurrection ?
S_ Par quoi que je commence ? Toi, Maidoc, qui a l’heur du temps et qui se joue du temps en interférant avec les vies et le destin des malades, tu as du temps pour moi ?
M_ Toujours ma belle Student ! Je parle de ton esprit ! Si ça peut calmer tes fausses étreintes…Et j’invente des chapitres de tes chroniques pour te redonner vie.
S_ Trêve de plaisanterie, trêve de fiction. Les lecteurs vont croire que tu es amoureux de moi….Ce qui n’est pas mon cas ! Je suis venue sans rendez-vous pour te faire la surprise et en même temps te donner une information décidée d’En-Haut et qui est inéluctable. !
M_ De la Maison Blanche, du Pentagone, de l’Elysée ? Du palais royal ? De M-VI ? Rappelle-lui mes trois milliards de centimes !
S _ Non, du Ciel !
M_ Rappelle lui d’y veiller.
S_ Il ne t’a pas entendu ! Mais il aurait pu te répondre que tu peux continuer de rêver !
M_ sui tu dis que l’apocalypse est proche, il n’a rien à faire avec ça. Me rétribuer, m’honorer, le délivrerait d’un poids inutile…
S_ Personne ne lui dira rien de ta plaisanterie. Mais il aurait pu te répondre que tu peux continuer de rêver !
M _ Nom du Ciel ! Ah Rebbi ! Ne plaisante pas a Lalla ! Moi je suis à l’étage du moqaddem et du percepteur de la trésorerie du royaume, qui pour 467, 20 dh, oubliés depuis moins d’un an, « menace de se voir dans l’obligation de faire poursuivre le recouvrement de cette créance par toute les voies du droit »…
S _ Ce n’est pas grave ! Mais c’est bien rédigé ! Ils ont fait des progrès en français. La colonisation est payante.
M_ Prenez tout ! Je demande mon salut !
S_ Il veut dire la police, le tribunal, l’armée, Sarko, Clinton, l’OTAN. Leurs porte-avions qui gitent en méditerranée en offrant le couvert céleste aux libyens du CNL !
M _ Je ne suis pas surpris, Mme Student, que tu ne viennes me visiter que lors de grands événements ! Des bouleversements de l’histoire, des chamboulements politiques, des révolutions géologiques, des insurrections telluriques et de la Résurrection des dieux.
S _ C’est vrai, Mondoc, je ne viens pas ressusciter les vivants ni les réanimer ! C’est une alchimie qui me dépasse…
M _ A propos, où cachez-vous les âmes des morts, quand vous prenez leurs vies des corps?
S _ Moi je ne prends rien : ce ne sont pas mes attributions. Voici mon opinion. On ne va pas laisser chambouler la Terre et transférer les âmes des humains ailleurs que sur la Terre ! Sur une autre planète inhabituelle ou inhospitalière pour eux. Il s’agit de la sauver pour eux, tant qu’elle reste globalement utile. On ne va pas transférer les Argileux sur un monde ou d’autre êtres doivent retourner après leur mort et leur recyclage posthume. A chaque planète ses cycles et les siens !
M_ Il reste bien quelque chose de nos passages, n’est-ce pas. Et les morts, comment font-ils pour se rappeler après tout le temps passé ailleurs, après leurs inhumations ? On les réanime avant de les caser ? Et tout cet arrivage de Lybie, du Yémen et de Syrie. Et puis ceux du tsunami du Japon et des grandes guerres. Des fours crématoires, celles des résistances, des colonies, des conquêtes, puis avant Napoléon, entre Alexandre et les Perses , les Romains et les Barbares, les Turcs et les Barbares, les Musulmans entre eux, les Chrétiens entre eux, entre …Bon Dieu quel boulot pour rafistoler tous les débris, des calcinés et de ceux qui été pulvérisés. Par les explosions et les bombes américaines ! Et toutes les âmes des vieux ringards de la politique locale…Et ce qu’il faut vraiment les ressusciter ? Vos ministres et nos parlementaires ? Un puzzle ma chère ! Sans compter les squelettes fossiles des milliards de milliards de milliards d’êtres vivants, qui il y a 300 millions d’années, étaient des hommes debout, des singes, des dinosaures, des poissons et qui ont précédé ‘’les humains’’, façon de parler ces races et de leurs ancêtres qui se sont succédés sur notre glaireuse de terre !
S_ Je reste bouche bée…Les Lecteur sont partis se reposer avant de reprendre. Je te laisse chater et tchatcher, tout seul. A plus Darling ! OK, @+ !
M _ Pardon, pardon Mamie ! Ce sont des questions auxquelles je n’ai aucune réponse logique ! Je tenais à t’en faire part, avant des les oublier. Alzheimer, la démence, le laisser-aller. Ou si on ne se voit plus, tu les auras entendues au moins une fois ! A toi, Student, qui est la plus proche créature des dieux et des rois ! A toi, qui traverse l’espace-temps en moins d’un chapitre. Il fallait bien que je te confie pour tes chroniques des mes questionnements d’être humain fragile.
S _ Je ne suis pas venue divulguer le secret de Dieu ! Sinon vos promoteurs et leur basics instincts, risquent d’aller jusqu’aux lointaines planètes du système, Uranus et Neptune, soudoyer les Habous de là-bas, l’Église de là-bas ou les Anges de là-haut, pour exploiter sans vergogne, les lieux où se reposent les âmes et puis les faire évacuer par le Ministère de là-haut, afin de faire des lotissements à la Doha du Sefrioui, qui s’est trompé de ghassoul en trempant dans le ciment…
M _ Ah, toi aussi tu as des nouvelles d’ici-bas ! Mais, que deviennent ces riches investisseurs, une fois morts ! Est-ce qu’ils demandent aux leurs des enterrer debout pour ne pas perdre de place à lotir ? Salut au professeur Benomar qui a posé le problème pour le conseil de Témara !
S _ Lâche-moi, je pars ! Je suis venue pour t’interviewer et non me faire harceler de questions. Il ne faut pas te prendre pour DSK et inverser les rôles ! L’initiative est la mienne, puisque je suis venue t’avertir de la fin du monde ! Alors, ne me harcèle pas de questions sur l’Au-dela !
M _ A propos comment va Arafat ? Et ce salaud d’Ariel et de Bush, ils ne l’ont pas encore rejoint ?
S _ Encore des interrogations médicalement stupides de la part d’un médecin ! Ah non, ils ne peuvent pas ! Arafat est déjà au Paradis en train de jouer aux logos. Les autres vont devoir être recyclés pour renaître, sous forme d’insectes ou d’animaux de proie, afin de corriger leurs karmas ! De mourir encore plusieurs fois pour se refaire une santé et corriger leurs âmes délétères !
M_ Alors pour les corriger, comme tu dis, pour sauver et rééduquer leur âmes, n’avancez pas la date de l’Apocalypse, laissez faire le temps. Laissez faire la nature, sans plus d’interactions externe des dieux.
S _ Si on n’agit pas tout de suite la terre, sera irrémédiablement détériorée qu’elle ne pourra plus servir de paradis pour les bienheureux.
M _ « Dieu a créé les États-Unis pour qu'ils dominent le monde », assure Mitt Romney ! A quoi bon alors la démocratie, avec un empereur pareil…Mieux vaut l’Apocalypse et attendre la Résurrection…au moins on ne se sentira humiliés pas ces arrogant cowboys !
M_ Laissons de côté ces considérations scabreuses, d’allure mystique. Passons aux choses moins érotiques. La chair des passeurs est fragile et mortelle. Laisse les dire !
S_ Ils n’en pensent pas moins ! Heureusement qu’ils sont mortels. Laissons ces discussions eschatologiques thanatologiques et scatologiques aux spécialistes !
M_ Ariel Sharon ? Il ne faut pas trop se casser pour lui ! Il va polluer l’enfer ! Laissez-le ici en réa ! Pas de métempsychose pour lui ! D’ailleurs on n’a aucune nouvelle vraie. Ils n’ont jamais déclaré qu’il soit mort. Il doit être en phase intermédiaire…Zombi ! Peut-être qu’il vit avec les organes d’Arafat, et que par pudeur, on ne veut pas dire que les gentils Juifs volent aussi bien les corps que les terres des palestiniens ! Ou leurs âmes ! Pour les revendre avec profit à, on sait parfaitement, quel Démon !
S_ Là je t’arrête sinon on ne pourra jamais traduire ton texte en hébreux. Mais bien te traduire devant un tribunal du genre Nuremberg. Ou te rentrer dedans ! On n’a pas hésité à gommer de plus illustres tapageurs ! Tu as bien un téléphone ? Donc, tu es accessible et pilonnable !
M_ Je plaisante ! Mais si tu le prends au sérieux, c’est autre chose. Je ne vais plus l’utiliser, ni sortir de chez moi…Je vais avoir peur de cogiter. Je vais clouer le chapeau, accrocher mes hémisphères au porte-clés ou leur une cure de chez le blanchisseur. ‘’ Je ne vais plus parler, je ne vais plus bouger, je me cacherais là, à te regarder danser et puis mieux...’’
S_ Salut Brel, salut Nina !
M _ Je vais en vacances secrètes…A l’hôpital Mohammed V, comme d’habitude, pour ma formation, ma remise à plat, mon recyclage…
S _ Ton reformatage, oui !
M _ Ils ne viendront pas tes amis me poursuivre, jusque-là, j’espère ? Et pour Arhioul Charogne ?
S _ Ils y travaillent ! Quant à Ariel Sharoune, ce n’est pas pressé. Il se nourrit d’extase que sont les nouvelles de la Nouvelle Palestine qu’on lui perfuse dans la sonde ! Il attend de pâtir, oups, de partir, avec tout le Contingent des Netanyahou et la Cohorte des Hyènes !
M _ Le CNCH ? Ah, tu ne les aimes pas non plus ?
S _ Je suis tolérante, mais pas silencieuse.
M _ Ils ont déjà un nom ? CNCH ! Enfin, passons ! Mais là, tu n’es plus revenue au Ministère de la Santé pour sauver Maître Yasmina de sa révolution tunisienne ? Ça la déprime qu’on tape sur ses médecins dans la rue …
S _ Qeyasse el kheir âlina ! Ma hna qaddine ! Mme Baddou, elle est tellement ravissante que pour elle et son sourire, on voudrait la revoir, dans un autre ministère et garder les mêmes fassis, les mêmes partis aux prochains gouvernements !
M_ Il y a des fils de zaïms qui sont faits pour gouverner. Ils ont le génome plein de chromozhommes d’états. Ce n’est pas une tare génétique, c’est un plus culturel, un placement boursier pour l’éternité. Le temps au pouvoir, c’est de l’argent au carré. Le pouvoir c’est de l’argent, le temps c’est de l’agent. C’est ainsi que les fils des présidents deviennent des présidents, puis des rois et que des tribus deviennent des empires et des nations. Ce n’est pas trop tard de reprendre notre histoire à partir du passé, déconfit et décomposé, pour remembrer les anciens territoires spoliés, Tlemcen, le Sénégal et l’Andalousie. L’Europe s’est bien refaite sur les décombres de la Deuxième Guerre Mondiale, Non ?
M _ Prend les avec toi. Pour leur prochain et autre monde. Tu feras une bonne action ! La Rue te saura gré ! Ils te rueront dessus pour t’embrasser de reconnaissance !
S _ Oui, sans problème. La Rue ne les voulant plus, a voté !
M _ Pour Yasmina. Elle a trouvé une bonne secrétaire, médecin, berbère et puéricultrice de ses enfants, cuisinière, une femme à tout faire sur mes recommandations. C’est mieux qu’un homme ! Dans d’autres ministères, où officient les femmes aux portefeuilles, j’espère qu’on s’en inspirera.
S _ Ah, elle embaume ?
M_ Elle, elle est folle du jasmin, la Yasmine. Ça lui permet de retenir son nom et de le rappeler vertement aux autres ! Elle l’exhale à sa façon, haut et fort. Les Égyptiens ont leurs pharaons intacts, grâce à leurs embaumeurs !
S_ Ouvre, ouvre la fenêtre, ça ne sent pas la rose !
M_ C’est normal, je reçois des enfants diarrhéiques, des ouvriers en transsudations de produits chimiques, des vieux qu’on ne baigne plus, et même des moisies, après leur séjours chez les morts !
S_ Il y des gens qui mélangent nos odeurs avec leurs relents. Ceux qui vivent et se sentent bien, devront fermer leur narines à l’avenir et ne pas se pencher avec trop de fierté sur soi ! Autrement, pour sa secrétaire, la rifaine pleine de khattabique* orgueil, on avait fait un sketch, un épisode de la saga des Chroniques de Student. Tu te souviens ?
S_ Et comment ! Je ne suis pas aveugle, mais je ne me rappelle plus de son parfum ! Laisse-la ? Lâchons-la. Ces derniers temps je te vois fantasmer dessus. Comme si c’était, elle, ta muse ! Tu m’oublies, ingrat Fidélio ! Elle est assez grande pour comprendre tes demandes, dont celle de détaxer les médicaments et de laisser les cliniques tranquilles !
M _ Mais ça ne dépend pas d’elle ! On lui demande juste de passer le relai, aux Parlements, aux ministres, au Secrétariat de Sa Majesté le Roi Sidi Mohamed, prudemment, gentiment avec respect, passion, ténacité, insistance et engouement.
S _ Mais tu leur a déjà écrit, que je sache ! T’es un râleur impénitent. On te croirait un Français de souche ! Je suis sûre que l’Au-delà a déjà reçu des copies de ton courrier…
M _ Oui, tu me lasses, avec ces histoires terrestres et terre à terre ! passons ! Revenons à nos ‘’mutons’’ virtuels, c’est plus sain et moins engageant !
S _ Mutants ou moutons ? Oui, il vaut mieux faire dans le virtuel ou le PC, que dans la réalité ! Par pragmatisme !
M _ Au moins pour notre degré zéro de lâcheté, au moins on est libres de nos propos ! Sans devoir faire allusion ni blessures aux vivants et autres zombis ! Sans auto-sangsues sur nos vers. Pardon pour la dérive voulue ! Sans sangsues sur nos cerbères ! Qui sont sens dessus-dessous, pour savoir qui s’alliera avec qui, qui sortira et qui vivra ?
S_ Oui, vaux mieux faire dans le vétéranariat *
M_ Tu veux dire vétérinaire, pour s’occuper des moutons !
S_ A peu près ! Des mutins, c’est à la mode ! Les moutons sont devenus des mutins ! Les ânes d’antan et les mules de leurs compagnes se sont débarrassés de leurs harnais !
M _ Je veux dire vétéranariat*! Les vétérans, les vieux de l’engagement, sauf ton respect ma vielle…À propos Mis Student, tu as quel âge, enfin celui déclaré ? Est-ce que la Reine Elisabeth n’a pas pensé à t’anoblir ? Et le prix Nobel des Revenants ! Sûr qu’on te le donnerait, alors va représenter dignement le Maroc. Pour nous rougir le visage*.
S _ J’ai compris en dialectal, Sebhanna Allah* ! Pas besoin de traduire ni d’écrire en rouge. Et puis toi, Mathusalem, salam âlikoum !
M - Je disais, pour couper court à ta belle coiffure, que les 3èmes et 4èmes âges, qui s’occupent encore du civique et qui vont voter comme des citoyens… normaux, c’est brav…
S _ Parce que les citoyens vieillis, devenus ‘’anormaux’’, n’auraient pas le droit de voter ?
M _ Que si ! Mais, si je parle des femmes qui, la fatigue, les enfants, la cuisine, le linge, le lit et le temps, ont pris de l’âge et des plis, malgré les courbes estompées qui leur restent…
S _ (En colère et injurieuse !) Raciste archaïque, macho ingrat; misogyne, misanthrope, ennemi de Sappho ! Il n’y pas d’aptitude à voter. Pas de certificat de santé à présenter devant les commissions de vote, le jour aux urnes. Ni certificat d’étude ou de virginité à exhiber avant de voter ! Le vote est libre, de droit et contre ton gré ! Ha !
M _ Ah, tu veux que les vieux votent et qu’ils remplissent les urnes, au lieu de combler les tombes ? Après la panse et le bas ventre, les urnes ! Un fait d’armes (à gauche), si normal à leur âge ! Et qu’ils règnent encore, s’ils sont toujours au pouvoir !
S _ Je ne suis pas pour que les vieux reptiles et autres dromadaires fossiles continuent de diriger les jeunes, en tremblant, en oubliant, en se faisant diriger par leur entourage. Et s’ils sont très malades, qu’ils continuent à représenter le peuple, le pays, le gouvernement, la cité, l’usine ou l’entreprise, même s’ils sont amoindris ? En toutes compétences ? Face aux autres, aux adversaires et aux concurrents ? Là c’est la faillite assurée ! Non, là je cède, sans disputes…
M_ Dix ! Où sont-elles ?
S_ Elles te font saliver à ce point, les pouffes ! ?
M Ce sont des femmes, plus femmes que les autres. Qu’ils gouvernent, qu’elles dirigent, jusqu’à un certain âge, avec à chaque fois un certificat de bonne santé ! Le serpent Ouroboros, qui se mord la queue. Quintessence de la sagesse ou de l’égocentrisme inlassable Ce qui renforcera leur légitimité ! Un certificat étayant et confirmant leur stature politique, leurs compétences et la santé de leurs neurones !
S _ Tu es sérieux ? Et si on exigeait des cadres des certificats de bonne santé avant qu’ils ne prennent les affaires en mains. C’est juste une dérive, un rêve glissant, un idéal .improbable et inapplicable ? Idéal…istique* !
M _ Tu voies bien que non ! Nos champions, nos héros sont partis avec l’âge ou en martyrs. Il ne reste plus de leurs fans que des ombres décrépies !
S_ Tu parles de qui, Maidoc ?
M _ Des acteurs de cinéma qui on bercé notre jeunesse et qui se sont éteints ! Je regarde leurs vieux films dans notre lucarne avec tant d’émotion et de nostalgie que ça me donne de l’émotion et de l’âge e ! Mon jeu les plus souvent, avec Azzed, est de tenter de retrouver leurs noms !
S _ Sans beaucoup de succès !
M _ Il est vrai ! Tu me vois faire de la médecine avec un Alzheimer ! Ou de la chirurgie avec un Parkinson ! Tremblant tentant de tenir en érection un bistouri ou une aiguille de sutures, incapable de me tenir debout et de marcher? Comment-pourrais-je ingurgiter les milliers de génériques que l’on veut me faire prescrire, par ordre de la Non-Tbiba, mais néanmoins belle avocate ? Et toutes ces nouveautés qui défient chaque jour mes compétences et l’entendement…Ne le dis pas à mes fidèles !
S_ Ana ma âmmate had ! Ana ma wazirate had ! Continue ce que tu as commencé mon cher neveux, et surtout ne t’arrête pas ! C’est ainsi que pensent les vieilles, elles ne veulent pas être exclues pour ne pas dépérir ! Mais toi, tu te recycles, enfin ! Il y a le Net, même si n’assistes plus aux conférences, inamicales, devenues de gastronomiques et cynique dérisions…
M _ Hum, je vois le topo. Les vieux sont inaptes à survivre par nature ! La mémoire et la concentration leur échappent. L’intérêt de la chose décroit. La cessation, le chaos personnel. C’est la fin du monde pour eux. Dès lors, tu es venue me chercher. Tu veux que je déguerpisse d’ici pour te tenir compagnie…dans l’Au-delà ? Ou à Benali et ses chers collègues Saddam, Kaddafi, Saleh, Bachar…
S_ Ne parle pas de celui-là ! Il est tellement récalcitrant, que c’est lui qui va allumer la mèche de 2012, la dépôlisation* du globe et la fin du monde en visant Israël !
M_ il aurait dû se consacrer à la médecine où il aurait commis moins de morts et de dégâts ! Pas croyable, tout le monde en veut à la tribu du bon dieu !
S_ Son trône ou le chaos, ose-t-il ! Alors que l’Otan de Rasmussen le pousse à la sortie pour ses actes génocidaires sur les manifestants. Imagine donc, qu’il veut enflammer tout l’Orient pour ne pas lâcher la présidence, quitte à se faire aider par le Hisbollah et l’Iran, que l’on dit être prêts et solidaire de sa ténacité meurtrière !
M_ N’oublie pas les regards complices de la Russie qui fait niet* au conseil de sécurité de la Chine qui manifeste son opposition !
S_ Tout ça c’est loin de la démocratie, du nationalisme bien pensé et des ringards de parmi les despotes et les tyrans.
M_ Il y en a eu parmi eux qui ont été pour leurs pays des dictateurs, des sauveurs…
S _ Tiens De Gaule, Eisenhower, Franco !
M_ Oui, si tu veux, dans une autre partie du monde ! Parfois, ils furent des pères de leurs nations et les garants de la paix de leurs peuples et régions. Mais on ne rencontre plus que de grands voleurs, des satrapes, à la solde des empereurs…Riches comme Crésus, avec des magots placés dans les cavernes d’Ali Baba…!
S _ Mais, tu fais comme eux ! C’est vrai ! Qu’est-ce que tu fais encore là, dans ce gourbi que tu ne veux pas lâcher ? T’as pas de pension de retraite ou que tu veux mourir à la tâche ? Comme l’inaltérable Moubarak, l’inénarrable Mitterrand ou l’innommable… !
M _ C’est vrai que dans ma catégorie, notre Ordre et notre État n’ont rien prévu de général ni d’obligatoire, pour assumer leur rôle de cadres directeurs, avisés et prévoyants ! On doit crever au boulot, sans retraite ou harassés par les maladies sans mutuelle ni pension ! C’est notre façon de tenir au pouvoir et trône contre nos marcheurs que sont les maladies et les affections ! Si je lâche mon stéthoscope, c’est mon sceptre que j’abandonne, mon trône que je vide. Partir et quitter ma mission, c’est mon magistère et ma passion, mon devoir que je trahis.
S _ Oui, j’ai compris, tu veux mourir debout plutôt qu’un zombie dans un pieu ! Crever à la tâche, pour ne pas sentir la mort ! C’est quasiment prévu et prescrit pour toi ?!
M _ C’est beau ! Non ? Nous sommes des accros du stéthoscope, qui nous sert de gouvernail, de barre et de canne. Partir entier, comme un capitaine sur son bateau, c’est un genre ! Partir en donnant les soins à un jeune enfant, ça doit être aussi super !
S _ Maidoc, c’est effrayant ce que tu dis même pour une morte ! Tu vas décevoir nos lecteurs et pire tes clients potentiels ! Tu ne les sens pas terrifiés ? J’espère que ce n’est pas prémédité en ce qui te concernes et qu’un jour tu laisseras un jeune médecin, ton fils par exemple ou ton neveu, trimer à ta place !
M _ Le cabinet n’est pas une monarchie divine ni une république héréditaire, non plus ! Et il faut bien préparer la relève et me préparer à faire barra barra de moi-même !
S _ Tu te révoltes ? Ou tu fais semblant ?
M _ Je critique pacifiquement mollement, comme on le veut : démocratiquement, certes ! Tu me voies en train de m’immoler par les flammes, en public et faire la révolution tout seul contre ce qui ne va plus ici ? Ou contre mon propre destin ?
S _ Ça m’a effleuré l’esprit. Tu vas devenir trop vieux pour ce métier. Et, tes rides vont effrayer tes jeunes « clients » ! Tu imagines un pilote partir en volant ou en atterrissant, avec plein de passagers dans son avion ? C’est de la folie ! Passe la main, a Houbbi inou * !
M _ Tape sec ! Darbi el khamsa ! Ce n’est pas la même chose, je ne suis responsable que de moi-même ! Je ne suis pas absolument éteint ! Ni tellement atteint. Je philosophe, je crois, même si je déraisonne, selon toi ou que je dérange ! Je réfléchis en écrivant, en parlant, en te causant. Tes observations servent de barrières et de juge à mes extrêmes et dérives !
S _ Merci, Mondoc ! Je sais qu’on se complète !
M_ On se complète ou on complote ?
S_ Mais je suis déjà, maintenant, je suis une âme !
M_ Une âme ?! Une âme de défunte, ayant réellement vécu ? Ou une âme que j’ai pu créer dans le réel et l’invisible ? Une âme en détresse en tout cas, et, bien tracassière !
S_ Non, à la recherche d’une autre âme, ‘’qui s’attache à mon âme et la force d’aimer’’. Sais-tu Doc, la différence entre l’esprit, et l’âme ? Ils ont identiques, sauf que l’âme est sérieuse et que l’esprit aime plaisanter ! L’âme est existentielle et statique, détachée mais identitaire. C’est la partie vivace, quand à l’esprit, il a plus de souplesse et de dynamisme. Il reste accroché au souffle de la vie, à la laquelle il contribue de son vivant, avant de se recoller à l’âme son autre aspect.
M _ Ce sont tes théories ou des explications illogiques ? Alors, tout ce qui vit sur terre, ça a un esprit et une âme ? Les fauves, le bétail, les oiseaux qu’on ne cesse d’occire pour se remplir la panse ? Et les insectes les arbres et les fleurs ?
S_ Pour les poètes, c’est sûr !
M_ Non. Ce délire est le résulta colporté par l’imagination et la seule culture des mots, des lettres, des rêves et des phrases…!
S_ Comment peux-tu être si sûr, alors que je m’en remets à Dieu, pour ce que je ne m’explique pas ! L’esprit est une traduction un aspect de l’âme ! Néanmoins, je pense que les esprits sont plus spécifiques des êtres évolués ! Ayant une conscience, une idée de soi ! Ils seront tous ressuscités, comme les témoins des atrocités qu’on leur réserve
M _ Mon Dieu ! Qu’est-ce qui m’attend avec toutes ces cuisses et ces chairs, immolées pour me servir d’aliments ?
S_ Deviens végétariens, pour souffrir moins de tes crimes sur les vivants !
M_ Je ne suis pas autiste dans mes monologues ! Je pense que tu es ma mauvaise conscience et non un spectre qui veut frimer sur terre et sur mon compte ….Je pense que je me découvre en parlant, en discutant, en t’écoutant ! Comme en écoutant ceux que ne sont pas de mon invention.
S _ Les autres te regardent. Tu éventrer vas notre secret. Ne te déshabilles pas trop, ni tout seul !
M _ C’est gratuit !
S _ Hum ! Y a pas de quoi faire un grand repas !
M _ C’est volontaire, c’est un don de soi ! Même de si peu, il faut savoir donner ! Ce sont les lois de l’hospitalité. Et c’est grâce à ça que l’on dit de nous un peuple hospitalier et généreux.
S_ C’est courageux comme position, certes ! On dirait un curé chrétien qui fait un sermon le vendredi dans une synagogue !
M _ C’est de la pommade, ma gente Dame ?
S_ Attends Maidoc ! Ce qui tu as dit au début est d’un aventuriste dément ! C’est ingrat de vouloir crever à la tache et de gouverner, jusqu’à la sénilité ! De vouloir gérer seul. Seul, jusqu’à la lie ! Seul contre tous, seul contre gré ! C’est d’une hystérie paranoïaque !
M_ Attends Student encore. Je n’ai pas l’âge de faire dans la politique. C’est un art plus difficile et subtil, que la médecine.
S _ Tu crois me berner ? Tu n’as plus l’âge ! Les plus prolifiques te décapassent en âge Mathusalem !
M _ Je maintiens mon opinion concernant la politique, c’est un art ingrat, difficile et sans répit ! Et ce, quelles que soient les sciences dont elle s’entoure et s’inspire, chez les plus puissants des chefs ! Je dis qu’avec ses imprévus, malgré ses prospectives, avec ses retournements, ses traitrises ineptes, ses avanies, ses perverses complaisances et ineptes conspirations, qu’elle me rebute. Je parle de moi, pas des despotes ni des ploutocrates ! Ceux qui nous gèrent de leurs Olympes diverses, malgré le prurit de nos réflexions et leurs tracas !
S _ Entre l’hypocrisie et la diplomatie, il n’y a pas l’ombre d’un médecin !
M _ Tu parles de qui ? De toi, inapprivoisable mégère ?
S _ Je ne connais, Maidoc, ni le récalcitrant Kadhafi, devenu idiot et assassin, ni le bonhommique* Moubarak des pyramides, ni Zine, le beau fugitif, encore moins sa décoiffante Leïla ! La preuve, c’est que je suis décoiffée, avec plein de cheveux blancs !
M _ Mais tu es toute blanche, comme la Lune ! C’est déjà ça, ma vieille Student ! Tu as de la chance qu’il te reste encore des cheveux, potentiellement colorables !
S _ Tu m’en veux, parce que j’ai des cheveux…Tu en veux aux autres parce qu’il y a un tas …
M _ D’ordures !
S _ Tu en veux aux autres, parce qu’ils ont mieux réussi que toi et que tu les jalouses !
M _ Loin de là ! Et en quoi ? Je n’ai pas forcement les mêmes valeurs, matériellement parlant ! Si je suis énervé et inquiet, c’est par civisme ! Je ne jalouse personne !
S _ Tu en veux à celui qui a une ferme grande comme la Tunisie ou une voiture qui fait quatre fois de la tienne ?
M _ C’est parce qu’il conduit mal avec arrogance ! Et qu’il ait l’Égypte tout entière ! Ce n’est ni mon problème ni mon ambition ! Je m’en passe ! Tout comme de n’importe quel pays de cette planète !
S _ Tu en veux à l’autre parce qu’il trompe ses malades ! À l’autre, parce qu’il trompe les chefs arabes et les jeunes musulmans. Et à l’autre parce qu’il a je ne sais quoi en fait et avec ça tu dis que tu ne fais pas de politique. Je ne vais pas sortir dehors ce que tu me dis en aparté. Parle, manifeste, pu…. !
M _ Hou le vilain gros mot dans la petite bouche d’une grande femme. Y a mieux que ça à y mettre, femelle ! Ma teddiouche âliha ! Ne lui en voulez pas ! Elle est folle. Elle n’est pas d’ici. Elle voit trop de films. Trop d’infos sur la chaîne Al Jazeera du prince-émir américain ! Elle ne fomente pas de troubles. Vous pouvez lâcher sa surveillance. Ciao ! Ok. Good luck. By!
S_ A qui parles-tu, Maidoc ? Je ne vois personne on n’est pas surveillé, je l’espère, ton employée n’est plus là…Ton père My Othmane, non plus…
M_ Je parle aux lecteurs seulement…
S_ Ils ne vont pas faire les vecteurs seulement ?
M _. Je fais avec. Ne la chassez pas ! Ne l’exilez pas ! Elle risque de rejoindre le prince rouge et de lui souffler des choses regrettables ! C’est une vieille malade. La preuve, c’est qu’elle vient au cabinet se faire soigner alors qu’elle est morte.
S _ Autocensure ! Self circoncision ! Je ne suis pas morte, je suis une revenante, c’est pire à ton endroit !
M_ A qui tu parles ?
S_ A ceux qui nous écoutent et nous scannérisent sans arrêt.
M_ Pour ma part, à l’endroit de tes génies possesseurs ! Je fais avec. Ne la chassez pas ! Ne l’exilez pas ! Elle risque de rejoindre le prince rouge et de lui souffler des choses regrettables ! C’est une vieille malade…la preuve, c’est qu’elle vient au cabinet se faire soigner.
S _ Autocensure ! Bis repetita. Self circoncision !
M _ Un homme circoncis en vaut deux, ma belle !
S _ Et pas assez viril avec ça ! Qu’est-ce que tu vas trouver comme excuse à ton silence ? Quelle lâcheté originale vas-tu produire pour t’éclipser ? Que feras-tu si la vague de mécontentements débarque ici en tsunami ? Je les entends brailler leurs slogans du 20 Fev d’ici ! Que feront tes semblables ? Tes confrères ? Vont-ils faire grève comme les profs ou participer à la marche de la colère.
M _ Sont-ce mes oignons, si la colère gronde ailleurs ? Chez les requins du Tonkin, les babouins des Malouines ou les tigres du Bengale ? Ils ont l’oncle Sam pour s’occuper d’eux ! Ce n’est pas moi, le Pentagone pour diriger l’Olympe et ses dieux !
S _ Ce métier de chair et de viscères enlève leurs couilles à la majorité saignante dans ses urines ! Les hommes sont du pipi !
M _ Madame Student, habsi *!
S _ Les hommes sont du zizi. Ils respirent par leurs zizis ! Ils travaillent pour leur zizi. Ils volent pour…Ils cassent pour ! Ils tuent pour..
M_ c’est pour vous les offrir ! Tous ces sacrifices et ces rêves, cette civilisation, ses guerres, c’est pour vous les offrir mesdames ! C’est vous qui les inspirez aux hommes ! Mais, tu vas trop fort. Je crois que je vais supprimer ce passage
S_ Il t’est interdit de me censurer !
M_ On va me reprocher de te laisser hurler comme une folle et de livrer des monstruosités sous ma signature ! Ou on va croire que c’est moi qui sors ces insanités de caniveau de mon clavier ! Et, c’est du n’importe quoi !
S _ Ici, on est tranquilles ! On n’a pas besoin de toi pour aller raconter ce que je te raconte ! Rien ne devra percer de ces murs. C’est une confidence juste entre nous. Je ne suis pas en train de crier dehors dans un pays qui n’es

Écrit par : DR MY AHMED IDRISSI | 12/10/2011

Student 40

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La résurrection des dieux
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PRÉFACE ET AVERTISSEMENT



Que valent les valets et leurs âmes ? Ici-bas ou plus labyrinthiques, ailleurs ! Que coûtent les laquais et leurs cœurs, quand les seigneurs complotent contre leurs créatures, avant que les dieux ne décident de leurs destins ? Pour certains les dieux n’existent pas. Pour d’autres, ils sont morts avec la civilisation grecque et qu’il faut les ressusciter pour le besoin des hommes. D’aucuns disent qu’ils ont été réinventés par la mondialisation. Une mythologie nouvelle avec ses propres valeurs. Et ce sont eux qui font et défont les chefs, les pays et les nations. Mais, Dieu, le vrai, dans tout ça ? Plus que jamais, ‘’ la logique de Son existence est dans Sa nécessité’’.

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« Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé le ciel et la terre, sans avoir été fatigué par leur création, possède le pouvoir de rendre la vie aux morts ? Oui, en vérité, Il est puissant en toute chose. » ( Coran, Masson, Sourat XLVI, Al Ahqaf, verset 33).

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L’intelligence et la certitude de son Existence sont dans l’effarement devant la Création qui défie les sens, dans la démesure et le but incompris de celle-ci. Libertés, droits et démocratie, responsabilité et sanctions, résultent de cette inintelligible inéquation dans un univers superlatif.

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Quand le sort est écrit, même pour les chefs, à quoi servent les libertés aux sujets ? Quelle est la part du rêve dans la réalité ? Quelle est la part des rencontres et des hasards, de la volonté des créatures assujetties, dans des actes qui interagissent, sans possibilité pour eux de les corriger ni de les changer d’un iota pour la communauté ? Quand la corde est serrée au cou, pourquoi ouvrir les barreaux et exhiber par ce geste un semblant de liberté ou un acte de volonté ? Pourquoi punir comme coupables, ceux dont on a écrit le destin et forcé les traits sous les vents, l’argile, la chair ou d’autres lumières et fixé leur terme ? A l’image des papillons piqués sur une feuille que les fourmis vont grignoter. Pareillement, sur le papier, la constitution, les chromosomes ou la table mosaïque des lois, la question du destin et des libertés contrites reste la même. L’univers nous défie et nous n’y pouvons rien. Seulement cette conscience d’une incapacité certaine amoindrit l’ambition et les espoirs de l’homme. Si la terre nous pousse à la vie et à l’optimisme, le ciel nous écrase de scepticisme.

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Dans ce texte les acteurs, assujettis courbés en prières, vont se rencontrer sur cette place, où ils seront nez à nez avec leurs rois et leurs maîtres. Félons et parjures, obséquieux imposteurs, hommes effacés et apostats, ils sont perplexes et hagards, car ils n’ont souvent rien compris à la vie, ni à son but ni à leurs rôles. Est-ce que toi ou moi, y avons compris quelque chose, déjà, pour en parler ?

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Libre arbitre et responsabilité, le hasard aide la nécessité. La vie est donnée sans requête. Cadeau immérité ou charge injuste ? La mort souhaitée ou honnie, restera incomprise, si elle n’est pas suivie par la Réincarnation. La force de Dieu réside dans ce retour de l’homme. C’est une forme de contrat virtuel et éthique, de pari ou de défi, qui satisfait la raison et qui se complait avec la religion. La religion, par les liens qu’elle impose avec la déité, est une réponse à ce contrat théo-logique.

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Choisissez vous-mêmes donc votre sujet de philo et posez-le à Mme Student. Médecine et philosophie, religion et civisme ! Politique, guerres, paresse et arnaques, escroqueries ou incompétences, incroyables accueils, pulsions ennemies, gèrent la vie avec leurs déconvenues !

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Dans une partie de la longue scène 40-2 de ce théâtre démocratique et insolent, je m’adresse aux dieux des hôpitaux et de la médecine ! Que faire Hippocrate, quand toute une classe complote sur ton dos ? Son ministre en tête, Circée d’un soir, couronnée comme la Gorgone de serpents en guise de caducées, elle prend avec courage le taureau par les cornes. Le monstre tutélaire qu’est ce ministère labyrinthique, où s’évertue sa quête, ressemble à une tragédie à laquelle ne manquent que les dieux grecs ! Sortira-t-elle indemne du Dédale ? Est-elle Thésée ou celle qui lui donna le fil salvateur Ariane ?

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Je vous livre un sujet de réflexion, conjointement, avant de vous laisser plonger dans le délire du trilogue. Que faire, quand vous avez les mains nues, loin des secours et que vous demandez à un inconnu, aussi médecin soit-il, d’interférer face au déclin, sur un corps en défervescence. Repoussée par les hôpitaux, la veille de partir, un organisme alité, délité, en voie de départ vers l’inconnu, ne trouve plus d’aide de la part des hommes de sciences, sensés l’accompagner jusqu’au bout. Ici on la renvoie. Là, hémiplégique de 80 berges, fracturée, on lui demande de payer des frais parallèles ou d’aller acheter une prothèse et des clous.

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Parasites et virus, le milieu grouille de germes qui se nourrissent de la vie et vous poussent vers le néant. Chacun à son tour. Je ne veux pas me nourrir de ton certificat de décès. Ton cas ne relève plus de l’homme. Adieu vieille dame, je ne pouvais pas t’aider.
Maintenant, dans ce qui va suivre, c’est le réveil après la mort. C’est la Résurrection, le Grand Rassemblement avant le Jugement Dernier. On vous y retrouvera peut-être, vielles dames, comme témoins à charges et victimes du système. En casaque, en blouse ou nu, ton traumato essaiera d’échapper à ton regard.

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Proies et prédateurs, victimes et potentats, défilent dans la même cour, sous les mêmes couleurs. Les derniers à être partis rencontrent leurs ancêtres. Ayant été nourris et vêtus, les uns de la chair des autres, ayant partagé cycliquement les mêmes argiles pour s’y constituer avant d’y retourner, ils sont tous là, ils attendant le Jugement. Non sans crainte ni effarement. Car ce moment, en vue de s’y préparer, certains avaient déjà craint de leur vivant, essayant de l’amadouer ou d’y palier à force de prières, alors que d’autres le reniaient, simplement.

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« Ils disent, il n’y a pour nous que notre vie présente. Nous vivons et nous mourrons. Seul le temps qui passe nous fait périr. »… « Dis : Dieu vous fait vivre, puis Il vous fait mourir. Il vous réunira ensuite le jour de la Résurrection. (Coran, Masson, Sourate XLV, l’Agenouillée, versets, 24 et 26.)

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RÉCRIMINATIONS TERRESTRES

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Ma petite fille était malade, ma fille qui devait s’occuper d’elle est tombée malade à son tour. Je devais aller à pied, sur une distance inhabituelle, pour aller les examiner. Cela représente des kilomètres à pied pour un vieux myasthénique.
Des hectares de trottoirs, plus défoncés que nos corrompus et leurs mentalités, criaient vengeance sous mes pas hésitants. Des montagnes de sables, de détritus souillés de restes de cadavres, sortis du ventre de la terre mère, s’éparpillaient à côté de poubelles éventrées qu’un ramasseur de cartons fouillait, en écoutant une musique de fête ! Oui, mes faiblesses physiques et coronaires d’une part, la hâte pour aller les voir sous ce soleil ramadanien, la crainte de chuter moi même comme l’autre fois, décuplaient mes sueurs, mes appréhensions et mes imprécations.

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Agressives comme des rancunes, mes prières au ciel se firent comme des récriminations vengeresses, aspirant à ce que d’autres colons viennent pour réparer les trottoirs et les replanter d’arbres. Reniement abject, apostasie, révisionnisme, d’un nationalisme outré par l’arriération de cette cité que j’ai choisie d’entre toutes, pour m’installer. Un suicide de citadin ? Une apostasie de la part d’un unémiste* des première heures !
Qu’a-t-il fait ce pays pour mériter des représentants aussi infâmes ? Nous avons les cadres que nous méritons, vous dites et que c’est ça la démocratie ! Certes, mais qui les forme et qui les encadre ? Les plus grandes fortunes ne payent pas assez d’impôts et nous ne sommes pas suffisamment civiques ni solidaires. Les plus vertueux d’entre-nous se taisent dans leurs prières au lieu de maugréer, préférant investir dans l’Au-delà, pendant que les milliards fuient le fisc et notre économie avec, en donnant des cheveux blancs à nos braves ministres !

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Je parle de la rue, qui est la vitrine de l’État, surtout du respect entre les gens et de leur degré de civilisation ! Alors, faut-il que les dieux reviennent pour nous corriger et recoloniser la terre ?

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Salut Mézouar et Barakate , j’espère que vous aurez le courage et l’heur de penser néanmoins aux taxes sur les maladies que l’Etat, dan sa splendeur, impose aux seuls malades, dans le plus beau des royaumes ! Mais, ici, je ne parlerai ni de santé ni de la justice, encore moins de l’éducation ou de la démocratie. Ni des réformes constitutionnelles, partielles ou palliatives, non plus accélérée à la hâte devant les poussées du Printemps Arabe.

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Printemps de sang, printemps de fiel, où sous les prières à Dieu, (quel dieu qui pouvait supporter cela ?), des Libyens nauséabonds, égorgeaient devant les caméras, leurs frères restés fideles au tyran Kadhafi, avant de forcer d’autres prisonniers de parmi les loyalistes, à manger la chair de leur congénères. Horribles barbares, je ne partagerai rien avec vous. Votre UMA, depuis toujours manque d’humanité.

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PRÉMONITION

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La Trompette, de la fin du monde. Soudain, un son d’une violence effroyable démolit la terre : en un instant il extermina tout ce qui y vivait. La prémonition des prophètes, l’annonce du chaos, s’est réalisée.

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Nous nous retrouvons maintenant dans une autre réalité, plus fantastique encore que ce qui était prédit. Le monde a clamsé, mais nous avons été transportés instamment, ailleurs, dans le cosmos. Je ne saurais pour le moment vous dire où. Mais on y a fait des rencontres dans cette foule affolante où le mot ‘’milliard’’ n’est qu’une sous unité pour compter les créatures !

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LA RÉSURRECTION, STUDENT 40, SCÈNE II

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Cette deuxième scène se passe entre Mme Student, David-Salomon et Maidoc. Elle se tient dans une place de l’espace, aussi large que la Terre, si elle avait été plate, avant d’être soufflée par la Trompète.
- Mais qui est là, avec feus les docteurs Faraj et Rahali ?
- C’est maître El Harrouchi ? Que Dieu ait son âme !
- Les nôtres âmes, aussi ! Je te parle de l’homme au papillon, là-bas, à côté de l’homme de la clinique aux tapis zayanis*!
- Ma dfaêche ! J’ai bien compris, c’est bien lui. Il vient de débarquer cette semaine par le dernier cargo.
- Vous avez une prémonition. Moi, je ne vois ni homme en papillon ni tapis en offrandes, ni tapis roue ! Ça n’a pas l’air d’une réception ici ! Et je ne reconnais ni la cour, ni les arbres encore moins les locaux. Je suis désorientée. Est-ce le ciel, qui est au dessus de nous ? On se croirait sur la Lune, Mars ou Uranus.
- Ah ! Tu y as été, Mme Student ?
- Oui, peut-être, dans une autre vie, Mondoc !
- La métempsychose ?
- Non, le tourisme intemporel, je suppose. Je ne suis sûre de rien, pour le moment.
- Un peu étourdie ? Attention, on a promis aux lecteurs de leur faire des textes courts, usant des mots les moins difficiles.
- Oui, c’est ça, des digests, pas des romans indigestes ! Des résumés, des paragraphes d’une seule ligne, avec des phrases d’un seul mot. Amen !
- Laisse ton savoir au frigo, Mondoc ! Ici, il fait trop chaud, Mamy. Et ce Maidoc, il me donne des sueurs froides !
-Tu te fous de ma gueule, David ?
- Pourquoi, on a encore bouffé des Ghazaouis, des Syriens et des Irakiens par milliers ?
- Je ne suis ni terroriste ni extrémiste. Tu connais ma tempérance, mon hospitalité et ma tolérance, ma timidité envers le Makhzen, mes complaisances discutables et élastiques, sauf pour l’injustice, d’où qu’elle provienne !
- C’est oui, Docteur. Moi David, j’ai été aux festivals d’Essaouira, j’ai habité à Marrakech….Sans risques ! Et je te dis, j’ai la preuve de votre tiédeur, attisée, puisque vous allez publier cette comédie ! C’est la politique d’ouverture de votre pays qui agrandit votre hardiesse. Pas votre courage princeps ! C’est la psychologie élémentaire appliquée aux enfants ! Mais dans ton cœur, on devine des sentiments sournois et vers qui ils penchent et sur qui tu jettes ta hargne et ton dévolu !
- Ah, la vache ! Dois-je sourire ou te montrer mes caries et mes dents, Altesse ?
- Taisez-vous les enfants ! Fit sentencieusement Mme Student. Je vois des caméras qui nous balaient comme des scanners et qui nous pénètrent. J’en ai honte à l’idée de ce qu’ils vont trouver ! Ils sont comme les yeux des marocains attablés aux cafés sur 3 rangées ne laissant nulle place aux piétons, sauf pour marcher sur le macadam, en driblant vélomoteurs et voitures. Ils nous épient. Ils sont constamment en train de regarder, à travers les burqas épaisses, les fesses des femmes !
- Mamy, hchouma* ! Il ne faut pas déshabiller les gens dehors. Moi je garde ma calotte princière, pour rester digne et discret ! Il faut bien esquiver les regards pénétrants de ces prédateurs ! Les délateurs gratuits, les fdoulis* par civisme et religiosité, sont légion ici ! Ils sont omniprésents. Vous ne pouvez jamais aller en vacances, sans être harcelé par ces paparazzis. Vous vous sentez scannés, perquisitionnés !
- Comment tu fais a el ôulam ellâma dial Ishraël *? Digne et discret, avec une calotte royale fixée sur tes mèches. Un prince juif au milieu des arabes et des islamistes, sans gardes du corps ! C’est très visible tu sais !
- Risible ?
- J’ai dit vi-si-ble !
- Allons, les gamins ! Maidoc, revenons à vos moutons ! Dis-moi, là te dis-je, à côté de tes vieux ministres de la Santé, qui c’est cette pimbèche qui ne lâche pas son sourire et qui balaie sans arrêt son torse de ses cheveux noirs, en ondulant du tronc ?
- Mamy Student, tu fais dans l’inquisition !
- Et Dan, avec une description toute érotique !
- Non, ésotérique! Ha ha ha ha. Je demande seulement, mon bon Prince ! Car, j’ai l’impression que je la connais de vue ! Je n’ai pas apporté mes lunettes…Si c’est elle ? Oui c’est elle ! Elle était si jolie avant…La pauvre !
- Mamy, ach had suspense?
- Oui ? Madame Student, elle fut jolie ! Avant de devenir une déesse infanticide, une déicide dévoreuse d’enfants !
- Quoi ? Vous tuez les enfants des dieux ?
- C’est un privilège divin qui n’est donné qu’aux empereurs et aux rois. Néron a brûlé Rome, Kadhafi la Libye, Bush l’Irak ! Ils déclarent les guerres et balaient les arts, les âmes et les civilisations. Le but est de prendre butins et esclaves ou de voler les terres. Pour étendre leurs pouvoirs, ils utilisent les dieux. Ceux de leur race, en imposant leurs lois, leur culture et leur religion, pour fonder des empires, en brûlant les racines des soumis. Le but est toujours le même; les voies diffèrent selon les lieux et le temps. Mais, constamment l’histoire nous a fait état d’un constat affligeant. Les plus illustres des empereurs furent des voleurs en plus du fait qu’ils sont toujours des assassins !
- Student, tu parles des hommes ou des dieux ? Et de quelle planète déjà ?
- Mamy, Mamy, khallina hanienne ghi hnak ! Tabeâni hetta hna ! Baraka men el qraya ! Yak khroujt premier de promotion ? Où est-ce que nous sommes déjà ? Dis-moi baêda !
Note aux lecteurs : Les mots transcrits en écriture penchée sont en hébreu et traduits instantanément en arabe dialectal marocain pour édifier le lecteur. Car sur ce papier, nous n’avons pas l’usage facile des sous-titres !
- Oui, ¨Prince, tu étais mon seul élève ! Mais là, cette dame qui nous zyeute discrètement et que nous zyeutons sans cesse, c’est une célébrité, une grande idole ! J’ai l’impression de l’avoir connue quelque part.
- Une chanteuse, une actrice ? Elle est recherchée ? Je veux ‘une’ autographe !
- Un autographe, ‘’un’’, en français, mon fils !
- Peu importe son sexe à l’autographe ! C’est pour, le-la, vendre aux collectionneurs !
- Elle me rappelle une vieille image de Chronos, le Titan et dieu du temps…
- Du mauvais temps ou du passe-temps ?
- C’est un dieu olympien !
- Chic, un dieu des jeux ! Un esthète, un athlète ! Il ne doit pas s’ennuyer ! Ils font ‘ça’ entre eux, les dieux et même aux humains ! Il les bat tous ! Il faut l’acheter comme joueur ou le copter comme entraineur de notre équipe de Tel-Aviv !
- Non, c’est le dieu de l’Olympe ! Le ciel et les montagnes des grecs !
- Mais les Grecs, ils ont fait faillite !
- Il est représenté de façon symbolique en train de manger son fils ! Sa création. Il faut tout t’expliquer, Altesse ?
- Alors, la doctoresse, ogresse à ses heures, a une grossesse multiple ! Toubib ! Elle a mangé ses fils ! Mais, elle t’a raté, je vois ?
- Faute de vrais lions de l’Atlas, une espèce éteinte, on a maintenant une déesse anthropophage ! Une déesse de l’Atlas qui bouffe, décime et extermine ses enfants !
_ C’est une parabole, symbolique ! Ne vous enfuyez pas, lecteur, elle est réellement belle, mais pas cannibale du tout ! Tentez votre chance, allez querir chez elle, des soins de traumato, dans n’importe quelle ville et vous m’en direz !
- Infanticides et bouffeuses de mâles…Paradoxale les mantes religieuses ! Pour une dame qui a hérité d’un programme de Protection Maternelle et Infantile, c’est crevant. Elle en est morte en accouchant du Rhamed* ! (Comprendre Ramed, un enfant mort dans la matrice.)
- Enceinte, de qui Docteur ?
- Il faut demander à Dati ! C’est une connaissance intime !
- Quoi ? Toi et Lalla Dati ? Tu veux nous créer un incident diplomatique avec Aznar, Sarko ou DSK ?
- On va leur demander ? Ils sont tous là ! Sans gardes du corps ni tralala ! Ils ne vont plus mentir. Ici tout se sait. Y a qu’à y penser pour connaître la vérité…
- Oh…Mamy. Je suis confus !
- Je ne parle pas d’elle. Mais de cette sacrée déesse hermaphrodite. C’est son idiosyncrétisme.
- Idiot syncrétinisme ? Il y a des femmes comme ça, Mamy ? Il y a des mots qui font rire ! Quand à celles qui les portent, les pauvres ! N’est-ce pas Doc ?
- La superbe nôtre, est classe ! Elle n’a besoin d’aucun mâle pour se faire des enfants ! Et cela est suivi d’une séance d’auto-offrandes lors de laquelle la Divine théophage* se met à les bouffer.
-Ah ! Comme les cannibales et les Aztèques !
- Cette cérémonie a lieu la première semaine après l’accouchement, détachement, lors d’une grande cérémonie religieuse ! Allez comprendre les déesses que se sont faites les hommes !
- Mais, c’est un vrai massacre que tu racontes là, Doc ! On ne fait pas ça chez moi, en Israël ! Au fait, sincèrement et j’allais te le dire avant, je ne comprends pas cette harangue, Médor ! Même mort, tu t’en souviens encore. Et avec quelle ténacité maladive ! Et puis, qu’est-ce qui nous vaut cette séquence d’anthropologie des dieux ? Pourquoi tu nous parles de ça ?
- Pour combler tes vides et remplir le temps ! Avant qu’on ne commence à te jujer et Israël avec toi, son Prince-Roi !
- Hay Mamy, scheddy âlya had mechlem*!
- C’est pour tenter de comprendre la conduite psychiatrique d’une ministre ! Et puis, Sidna Daoud, je suis Maidoc et non Médor, même si tu fus le Prince de ce que fut ton past Israël ! Que ce soit entendu !
- Bigre !
- Bigger than that ! Je ne suis pas tout à fait éteint. Je suis de la race des âmes en voie d’extinction ! Seule ma haine me fait vivre, pour rester là, afin de la voir disparaître !
- Ma race ?
- Non, ma Matrone ! Afin qu’on la juge un jour, sans jamais lui pardonner ! Ni à elle ni à ceux qui la meuvent, fussent-ils ministres, vivant encore sur Terre.
- Ho, ho, ho Doc ! C’est du Racine–Corneille ! Justice transactionnelle ou tribunal vengeur, agent public du talion, sanctionnateur ! Qui es-tu, vraiment ?
- Oui, qui tues-tu ?
- Mais, Maidoc on est mort ! Oui, très morts ! Et, tous les ministres, les cadres, les rois, les présidents, de la préhistoire à l’apocalypse, sont morts. Finished ! Ils vont être ressuscités en simples quidams !
- Dommage, je fus Prince et Roi d’Israël, du temps du roi d’Afrique, Kadhafi. Avant qu’on ne le pende ou qu’on ne le grille et qu’on jette ses cendres en méditerranée.
- Comme qui déjà ?
- Je l’ai vu passer tout à l’heure, complètement remis, le Ben Laden !
- Il va la souiller…On va consommer du poisson…On devra s’y baigner ? Les vagues vont le jeter jusqu’en Tel-Aviv-plage…On va tomber malades. Non, non, veto ! Mettez-le dans un bloc de ciment et jetez le cube aux Fosses des Philippines.
- Qu’est-ce qu’elles t’ont fait les fosses, pour empoisonner leurs poissons ?
- Qu’on le pende ou qu’on le calcine ! Moi, je perds dans le change ! Moi, comme un simple quidam ? Je ne suis pas n’importe qui ! Ni comparable à ces maffieux bougnoules et leurs usurpateurs de présidents. Ce n’est pas juste ! Je descends de la lignée directe de David et de Salomon et par eux, de Moïse et d’Abram !
- Comment ? Tu es si sûr ? Et de quel arbre, de celui de la forêt ou de celui du serpent à venin ? Ou de la branche assassine de Caïn ?
- Fous-moi la paix, toi ! Je ne te cause pas. Je suis venu rechercher mes ancêtres et les saluer. Je ne suis pas ici pour m’amuser !
- Aussi, laissez-moi, Surhomme Princier, répondre à Mme Student ! Évitez de m’interrompre à chaque fois avec votre famille de prophètes et vos aristocrates d’ancêtres ! Nous, c’est écrit ! On ne compte pour rien, devant ta race de nobles privilégiés d’Amérique et de chouchous du bon Dieu ? Il y en a marre de nous exploiter avec vos malheurs et nous bassiner avec votre mythologie et votre arbre généalogique ! Oubliez Prince, les prêtres, leurs temples, leurs églises et leurs religions ! Au moins, ici, bghiti ou la lla, on va être égaux. Gued, gued, bla fouhane ! Gueddi gued César we Napoléon. Balak keter, bhal Pharaon*! Tous égaux, en attendant le jugement de Dieu ! Bark !
- Pourquoi, beurk, je ne savais pas que tu étais Algérien. J’aurais dû m’en douter !
- Tais-toi Maidoc ! Pas d’impudences ? Dçara âle moulouk khsara* !
- Laissez-le parler mon bon Prince ! Et toi, Maidoc, c’est très déplacé de critiquer ici, le bon Dieu, les pharaons, les tsars et les sultans, El Himma, l’Algérie, les gendarmes, le Polisario…! Ils peuvent encore s’unir contre un ennemi commun et te châtier ! Ils ont des recommandations ici, des appuis et le bras très long.
- Mais ce n’est pas une raison pour me taire ! Sauf que c’est opportun, pour obtenir justice, rendre les égards et réparer les tords.
- Mais, ne sois pas aveugle ! Elle suit une stratégie, elle a des directives d’en haut. Des raisons nationales que ta petite raison ignore ! Elle est une personnalité publique ! Et Toi, madre de dios ? Une poussière, incapable d’égratigner son icône ou d’ébranler sa stature ! Elle a ses raisons, la feue ministre de la Santé, ci-présente.
- Elle le fut ! Amen !
- Elle avait en charge des millions de malades et des milliers de médecins.
- Des milliards de dirhams, à leur service aussi !
- Pitié pour les femmes, Maidoc !
- C’est un Ministère, pas un lit, Madame !
- Merci ! Mais, elle n’a pas couvé que de mauvaises choses…Pardi !
- Elle a commis la pire des choses ! L’humiliation, la hogra !
- Pourquoi ? Elle a travaillé en Algérie, chez les frères-adversaires ?
- Les exactions maladroites, la hogra de fabrication locale, pas d’importation ! La matraque a Lalla sur les 5 ou 6000 Médecins fonctionnaires de son propre ministère. L’agression contre cette ultime espèce d’humanitaires, les médecins. C’est la honte du siècle, qui ne s’est pas faite sans elle. Mme Student, tu connais mon cœur et ce que je pense de la femme. Je ne lui pardonne pas d’avoir humilié mes confrères et trainé dans la poussière et le sang les Blouses Blanches ! Ma blouse, c’est sa toge. Ma blouse, c’est mon drapeau et ma patrie !
- Oh, oh, hoo, Docteur, Hooo ! Arrête ton char, Maidoc ! Pourtant ce n’est pas elle, l’homme de la harka de Basri
- Mamy, tu parles de Si Driss, ce phénomène qui fut le pharaon et la ménagère du ministère, le karcher qui l’a fait haïr aux marocains ?
- Ça ne te regarde pas, Prince ! La nôtre de corporation fut la dernière à résister, avant de subir le sort le plus infamant de la ‘’culture générale locale’’ ! Cette classe s’est retranchée dans son magistère, laissant l’action politique, l’opposition et la quête du pouvoir aux politiciens. Des spécialistes dont la formation est rarement aussi longue, aussi lourde et la pratique quotidiennement, aussi dense. Cette catégorie sociale, avec ses riches et ses médiocres, aura beaucoup donné, rien que pour sa formation. Une véritable exclusion, une marginalisation sociale, loin de l’affairisme, durant laquelle cette tranche aura subi les pires difficultés, les exclusions, le favoritisme et les terreurs.
- Mamy, bien pensé, le travail du médecin est aussi dur que celui du Prince !
- Comment ça, Dan ?
- Et bien, il y beaucoup d’altruisme, de satisfaction morale. Et je dirais, que nous faisons des actes de piété, de religion dans cet office.
- Ah, mon pauv’Dan, pour le moment essayons de comprendre ce que veut dire le docteur, avant de lire des prières dans ses ordonnances ou dans tes actes ! Quand à toi Mondoc, à verser au calvaire de la formation médicale, j’ai appris que maints harcèlements sont subis par les futures doctoresses pour préparer leurs examens et réussir leurs épreuves cliniques ! Mais, cette caste de notables, dont tu te targues, elle aura perdu toute son aura, du fait des siens ! Et ce, avant de s’installer. Elle a cédé au lucre, elle s’est laissé corrompre. Désolée, j’ai été au ministère, j’ai des chiffres et des rapports.
- Déjà dans le couvoir les œufs sentent le pourri !
- Merci la galerie ! Ça, ce sont des amis. Que doivent dire les autres comme gentillesses à l’égard des médecins ?
- Mamy, le stupre, la luxure et la concupiscence…
- C’est presque ça, mon fils ! Des mots chers…
- Arrête, toi ! Laisse nous parler entre adultes !
- Ici on a le même âge, tu ne me dépasses de rien, Toubib de mes…dieux !
- David, haye ! Il n’y a qu’un dieu !
- L’argent ! Il m’humilie Mamy. Je dois le sanctionner. Il est passible de passer par l’épée !
- La paix, David. Paix avec notre ami Arabe ! Maidoc, ta doctoresse, pardon ta patronne…
- Oui, notre avocate, enfin ! Continue Sœur Student…
-Elle a fait, dis-je, comme tout le monde ! Elle doit curer, nettoyer les écuries d’Augias. Des hôpitaux aux cliniques, c’est la même race ! La Santé qu’elle gouverne, celle des hôpitaux en premier, n’a pas plus de mérites que d’autres secteurs libéraux.
- Tu le dis vraiment ? Tu le penses sérieusement ?
- Je lisais les journaux, à l’époque ! Je me souviens des allégations. J’ai entrevu des dossiers, quand j’étais au ministère…Tu te rappelles !
- Pour nous, c’est la dissidence, parce que nous sommes révoltés ! Nous sommes passés de l’admiration respectueuse, à la tolérance, puis au rejet. Elle a perdu estime et prestige sur tous les fronts, sur tous les secteurs. Elle aurait du rester à la Famille…Son précédent département, ou s’occuper de sa propre cuisine
- Pitié pour la dame en noir ! D’ailleurs son cercle s’élargit. Là, regarde un peu, essaie de sentir les pulsions et les ondes positives et les sentiments qu’ils dégagent et échangent entre eux ! Tu imagines le monde qui l’entoure maintenant ! On dirait une chanteuse de Mawazine. Shakira choukrane * ! Une vraie halka avec les deux parlements au complet, en tenue de terra bguer* ! Et ça prend toute la place rouge de Moscou et de Marrakech réunies.
- Ah, bon on est à côté des serpents et du café Argana !
- Va demander les nouvelles d’Eve et tais-toi ! J’en ai marre, Mardochée !
- Je suis David-Salomon, le 60ème du nom ! Bla menna âla Yahvé * !
- C’est tout comme, David, Douido, Daoud, Slimane ou Sélim !
- Lâche-le, Mondoc ! Ne mord pas ! Il est encore sous garantie !
- Mais les médecins, avant de se rendre, avant de se vendre, chère madame Student, et certains et pas tous, avant d’opter pour l’application du ‘’plan social’’, avant d’adhérer aveuglément au ‘’ projet de société qui unit la nation’’, avant que la corporation médicale n’adhère à la ‘’nouvelle religion’’ et que beaucoup d’autres secteurs partageaient, avant elle, avant de se laisser corrompre à son tour, comme les autres secteurs, qu’il soit dit ici, qu’il soit dit ici, bis repetita, que c’est la faute des gestionnaires de son espèce !
- ?? (Étonnement silencieux de Student !
- Les encadrés, les assujettis, subissent la loi des cadres ! Ce sont eux qui font les réglementations et qui exploitent les gens pour dévier leurs applications, à l’offre et à la demande, en recevant un salaire pour les faveurs ! Ce sont les usuriers des lois ! Des règlements, des jeux de cartes, qu’ils changent au cours de chaque partie !
- Je comprends ta phrase proustienne, que j’ai ponctuée avec peine de mon étonnement… Mais ! Mais, cher ami, je ne partage guère ton point de vue ! C’est de la cécité, Toubib ! Il y a bien des médecins qui sont restés très honnêtes, même s’ils sont mal payés par le Département de la Santé dont tu dénonces l’illustre propriétaire.
- Dites-le lui, à la mégère, Stud !
- Moi, non plus, Mamy ! Les toubibs, c’est un lobby de prédateurs. Des prélats, des prévaricateurs !
- Comme le vôtre, Excellence sionistissime *! Et qui plus est, ce métier se bat pour son existence et ses droits ! Il est dévasté par les usuriers et les…
- Prédateurs !
- Bach ârefetiha ? Par les prédateurs, les infiltrés et les charlatans ! Notre corporation fut la plus résistante de toute, avant de céder sous les coups de buttoir d’un système de purification ethnique*, exterminateur des médecins ! Avant sa liquéfaction par les mœurs devenues la routine et les contraintes hypomorales* sur des gens en souffrance, pour leur extorquer, injustement, des honoraires, indus !
- Hypomorales ? What is it, My Doc?
- C’est un autre néologisme de son cru, Prince ! Comprendra qui pourra !
- C’est un autre masque que tu prends pour cacher avec pudeur et crainte la pourriture de la société dans laquelle tu vivais. Ce n’est pas un peu tard ? Tu critiques ta société, be essbaêe tehte el cacha* ? Parle plus franchement mon vieux ! Ici et maintenant. Attaque. Chope-la. C’est la Résurrection !
- Après l’Apocalypse, la smala des Cavaliers, Hagog et Magog, le Messie, le Mehdi et tout le brouhaha, on est tous vivants ! Le bon Dieu a tenu parole ! Le tsunami du clairon final a tout emporté. Et nous voilà ressuscité….A la surprise des incrédules !!
- De retour, sur cette place du grand jugement, personne ne peut rien contre toi, Maidoc, même les Boulisses, le Mokhezen et la Dakhâlya* ! Ici, tu es sauf ! Libère ton verbe et tes paroles, Toubib ! Khté we seb bhal îbade Allah ! Chghâ yatra gaê ?
- Fussent-elles fausses et tendancieuses, Mamy ? Il ne va plus s’arrêter, il va m’empêcher de parler ! Et le service d’ordre va nous ramasser à cause de lui !
- Non, Lalla Student, j’use de tournures et non de pléonasmes, pour ne pas répéter les mêmes antiennes, afin d’incruster dans l’esprit du lecteur, des nuances et non des partis-pris !
- Anciennes ou antiennes ?
- Il veut dire le même refrain, Prince !
- Ragots stériles et radotages ! Tu profites, 200 siècles après le Printemps Arabe et les manifs des sous-développées, pour te délier la langue, à nos dépens. Haye, haye ! Au lieu de nous laisser faire des prières pour que le bon Yahvé nous pardonne !
- Toi, Prince, Tu es sacré, bon. Tu fais partie de la famille, de la nomenklatura du bon dieu, OK. Il t’a déjà pardonné. Il y a un trône qui t’attend sur les fagots.
- Tu vois, tu vois, Mamy, cet impudent, khechou el habche* ! Et dire qu’un jour, dans son cabinet, il a osé me soigner ! Sans prendre de gants !
- Et je continuerai encore, si Madame le permettait !
- Arrêtez messieurs ! On n’est pas venus ici pour entendre vos chamailleries lassantes, ni vos doléances ! Déjà qu’il y a ce bruit de souk impossible !
- Il ne peut pas parler plus simplement ? Il faut qu’il se montre, le Docteur, même en parlant sur la place Tahrir de la Résurrection. C’est un Baltagui ! Pauvres lecteurs ! Tu les agresses par ta propagande, tu les dopes, tu les formates, tu les bourres, tu les endoctrines, tu les tue ! Et tu nous barbes, à pleins tubes ! À tous les temps et sur tous les modes !
- Mme Student écoute STP, assez aussi mon Prince, SVP ! Ce n’est plus un tabou de parler franchement des prévaricateurs, de la concussion et du népotisme usuraire et de les appeler de leur nom : la Corruption ! Ça ne l’est plus depuis belle lurette dans mon pays. Et pour ta gouverne, Prince à six branches, ça a été dénigré par la plus illustre des autorités, le Roi !
- Tu exagères, même ici ! Quel souffle ! Tu continues à batailler et à militer même après ta mort. Dit Student qui regardait ailleurs dans la direction de la supposée Yasmina Baddou et des ministres défunts. Elle avait une nostalgie pour ce département qu’elle avait occupé quand il était simple ‘’Direction de la Santé’’, à l’époque du Général Lyautey…Son cousin !
- Et pourtant, tu n’avais ni clinique pour te rendre aussi névralgique et susceptible. Sinon aussi insolent qu’ostentatoire à l’égard de notre bonne avocate de ministre.
- L’indoctoresse*, dieu ait son âme était devenue indélicate. Elle avait fait fermer les cliniques privées ! Cà m’avait sorti de mes gonds ! Et de ses fans ! Je l’admirais, pourtant, tu sais ?
- Je sais ! Les cliniques fermées ou celle à vendre, peu t’importe, tu n’y allais jamais, te contentant de confier tes malades de loin. Comment expliquer cette passion pour rejoindre le Lobbie ?
- Seule ma honte fait circuler mon sang ! C’est ma réaction, posthume, face à son affligeante arrogance ! Sans aucun regret ni démission réactionnelle de sa part: 20 médecins furent roués de coups. Et d’un coup, une salve de têtes coupées et une valse de mutations dans les rangs de ses délégués! Puis l’entrée des étrangers et la vente du patrimoine médical aux étrangers, médecins ou simples blanchisseurs, avec l’intégrale du vivier des malades marocains…Une véritable reddition pro coloniale !
- C’est une opération de propreté par le vide. D’autre part, ce n’est pas beaucoup pour des marcheurs, dont le nombre menaçant était à deux pas de la révolution printanière arabe !
- Malgré la symbolique blouse blanche qu’ils arboraient, ils furent bastonnés, tabassés, sans répit ni retenue ! Où est le respect dû aux médecins ? Vingt fracturés, 20, avec comme résultat, un coma et disait-on, un mort.
- De simples bruits, vieux de 200 siècles ! Non, merci ! Mais, ce n’est rien devant la Libye ou la Syrie ou le Yémen, a Si Tbib !
- El hamdou li Allah âla bladna ! Qu’est-ce qu’elle est devenue maintenant après la fin du monde ? Ma patrie, ma ville trouée, mon vieux cabinet…
- Les émeutes sont des révolutions à minima et l’État doit garantir la sécurité des gens ! Je disais, qu’en plus du dégout des régisseurs et du pays, ils allaient entrer de plein pied dans l’opposition, le syndicalisme et les révoltes.
- Le radicalisme ?
- C’est vers quoi, les indélicats ont poussé les jeunes médecins de l’époque. Une caste typiquement royaliste jusqu’alors, un bastion traditionnel de la monarchie !
- Dieu sait la part de vérité, Mamy ! Il faudra vérifier tout cela, ici !
- Elle a fait ça toute seule, la divine créature ? Maidoc !
- Dopée de zraouettes* fracassières*, dirigées sur ses médecins, venus par milliers manifester pacifiquement, en blouses blanches…
- Ah !
- Elle a commis des erreurs politiques et tactiques. Surtout envers son Parti et contre ceux des alliés ! En plus de la déception des électeurs et des sympathisants.
- Mais il faut pardonner aux morts ! Toubib !
- Toubib, comment fais-tu pour te rappeler tout ça et nous en baver, alors que ça n’intéresse pas Israël ! Moi, je veux prier pour mon pays ! Je veux chercher mes aïeux prophètes pour intercéder…Tu nous empêches d’aller les trouver. Va lui casser la gueule à ta maîtresse, et lâche-nous les sandales ! Encore que ce n’est peut être pas sa projection hologrammique à ta lubie !
- Les basques, Dave !
- Tu as mille fois raison Prince. J’en garde juste le mauvais souvenir ! Elle m’a rendu malade, pire qu’un amoureux éconduit. Je Garde malgré moi, une exhalaison pérenne et mortelle ! Juste assez de haine et de tourments pour la ressusciter en 3D ! Afin de la sanctionner ! Virtuellement ! Je dois la réhabiliter !
- Par simple esprit de vengeance, tu ressusciterais les morts ? Ici aussi, tu délires, mon pote ? Se moqua David. La fin du monde ne t’a pas changé.
- Mes amis, la haine est détestable. C’est une passion, négative, qui amoindrit, qui occupe et qui entrave la vie en lésant la personnalité. De plus elle n’est pas le moteur idéal de l’action, aussi vengeresse soit-elle.
- Alors, il faut savoir pardonner et taire sa révolte intérieure, Mamy ?
- Tu plaisantes Prince ? La colère est le vrai accélérateur du rétablissement de l’ordre par une meilleure justice ! Toi qui as lu Nicolas Machiavel, Prince d’Israël, tu devrais le savoir.
- Tiens on ira le rencontrer, il va donner une conférence publique ce soir, sur Bush-Saddam et leurs impacts sur la politique mondiale…
- Sans blagues ! Tu te moques de Maidoc. Et si c’est vrai, comment le sais-tu, Mamy ?
- C’est intuitif David. Ici on entend tout le monde et les infos nous pénètrent pour ressurgir au besoin…
- Madame Student, écoute-moi !
- Méfie-toi Mam ! Il va te chanter le tube de ‘‘Aïcha’’ comme Cheb Khaled et t’envoûter pour t’entraîner, loin de moi. Reste, je suis seul !
- David, écoute-moi !
- Pas moi, vade retro satanas ! Je n’aime pas les plaisanteries entre hommes et enfants…
- David, Student, pour reprendre la discussion, SVP !
- On a toute l’éternité !
- Pour cette question à propos de la colère et la vengeance, il y a deux situations aux vertus contraires. Pardonner quand on est faible et incapable de revanche et puis se taire. C’est une question d’impuissance ou de lâcheté, voire d’intérêts supérieurs existentiels. Ou, pardonner quand on est puissant et capable de vengeance. C’est alors une question d’élévation morale, pour l’individu et autant pour la société qui pratique cette tempérance et cette retenue dans le but non pas de sévir ou de venger, mais de rééduquer, en obtenant justice !
- Seulement, ces deux conduites sanctionnent mal en laissant l’avantage aux coupables qui se complaisent dans l’incapacité de la morale et son hésitation à rendre le mal pour le mal.
- Quand on sent une injustice il faut la juguler, c’est le rôle de la justice et l’essence de la suprématie du droit ! La justice doit tirer sa force et son droit de la Loi du Talion. Dit fermement David Salomon, sur un ton assuré !
- Ce sont les sentiments de haine qui recréent les morts, Student ! Et puis, tu vas me rendre malade, à force de ne pas croire à la justesse de ma cause et de mes ressentiments.
- Mais, il n’y a plus de cause. Plus de problèmes Doc ! Les jeux sont faits. Nous sommes dans l’Au-delà…Réveille-toi tout est fini nous sommes finis. Nous ne sommes pas de chair, nous sommes des représentations d’une autre nature, vibratoire, avec l’aspect de chair humaine. Nous sommes tous morts, réveille-toi ! N’est-ce pas, Mamy ! Étant la plus âgée, tu es la plus morte d’entre nous !
- Arrêtez, Altesse ! Maidoc, Ok pour une âme de poète, pour la stimuler et la faire produire. Et l’on peut admettre que les ressentiments, tout comme l’amour, puissent avoir une force de vie et de mort, dans un texte, dans un rêve, mais pas pour ressusciter réellement les morts ! Elle ne te doit rien, pour être là, la vraie Baddou. Alors cesse ton bagou, mon pauvre Bassou !
- Surtout si on est soi même mort, comme c’est leur cas, Mamy !
- Dan, Danny !
- A moins de pousser, toi l’artiste, dans le délire fou, le plus fou et te soustraire à la simple réalité, à la raison tout court ! Une illusion psychotique hallucinatoire…Hein Mamy, c’est ça ? Reprit Daniel dans la foulée.
- Ta gueule, Prince ! Je la ressuscite, je l’indexe, je l’interpelle, par esprit de justice et de vengeance !
- Goul telaêlek rechouq âliha, al afrite !
- Mais elle n’est plus responsable de ce Ministère. Ni de quoi que ce soit ! Tout comme toi. Pourquoi veux-tu la harceler outre-tombe et dans l’Au-delà ? Tu es un enquiquineur ou un inquisiteur ?
- Les deux ! Elle en est justifiable et justiciable !
- Doc, tout a pété. Il n’y a plus ni santé, ni hôpitaux, ni état, ni Terre, ni mystère, ni ministère, tout est clair !
- Haquili* ! Es-tu sûre que la mort nous délivre de nos responsabilités passées ? C’est au contraire, ici et maintenant, le meilleur audit, le tribunal le plus objectif, pour rendre justice et passer au crible les mémoires et les responsabilités, sans les interventions de l’argent ni du makhzen ou du pouvoir !
- Mais ce n’est pas vrai ! Tu as perdu la mémoire, même ici ! Tu n’as pas recouvré ta mémoire, comme nous autres, on dirait ! Ni retrouvé tes souvenirs passés ! Tu parles de haines et de rancunes, alors que tu l’aimais cette bonne Dame.
- Je ne peux pas m’en cacher ! Je l’appréciais ! J’avais besoin de muse ! C’est autant pour moi, ton beau témoignage.
- Tu ne ferais pas dans l’ambivalence des fois ou dans le sado-masochisme, par hasard ? Je me souviens de ton bagout pour elle, quand je l’ai aidée pour la former pour le job afin de restructurer le Ministère où elle venait de débarquer, à la stupéfaction de tous ! On avait écrit tout un chapitre dessus dans ma « Chronique ».
- « Ma chronique différée » !
- Notre « Chronique, du temps qui passe »…40 chapitres dont plusieurs avortés à cause de toi, le scripteur, qui ne me donne jamais assez de temps ! Et qui refuse de me publier...
- Si, si c’est OK ! Tu es Madame Student. Ma muse et la cousine du Général Lyautey. Moi, Je suis, moi ! Simplement…
- ‘’ En plus beau, ce matin !’’
- Merci, tu te rappelles de ça aussi ! À 90 berges, tu as baisé ton Alzheimer ! Excusez-moi, les enfants !
- Mamy, c’est odieux : ce vocabulaire et inepte devant Moi ! Et puis, il dit tout ça alors que les anges d’Élohim nous surveillent et nous jugent.
- Je ne suis pas sa censure, Little Darling !
- Quittons-le, ce Maidoc et allons chez mes amis et fidèles sujets Israéliens ! Leurs médecins, leurs gens, ne sont pas aussi grossiers !
- Oui, Mondoc, tu disais ?
- Ça, tu t’en souviens, je te l’avais confié ! C’était ma petite fille, Nour, qui me m’avait dit un matin !
- La vérité sort de la bouche des enfants, Maidoc !
- Tiens, tu parles arabe mieux qu’avant, mon bon Prince d’Israël ?
- Merci Mon-Doc ! Je préfère t’entendre parler ainsi.
- Et en plus poli encore ! La monarchie te va très bien ! Tu gouvernes encore la Palestine ? Il n’y a pas eu de printemps arabe en Israël depuis ?
- Hay! Ach had el fal a shid el machlem*? Tu te sens bien, a Sid Tbib? Divination ou diagnostic ? Non, c’est un sort que tu nous jettes, sorcier !
- Non, je me sens plus revigoré, plus jeune, quoique je n’aie ni montre ni miroir en face de moi, pour vérifier.
- Je suis tes yeux, Maidoc ! Fit la Student, en oscillant lascivement le torse comme pour souligner de son corps, les sentiments et la belle phrase, qu’elle vient de m’écrire en ce jour de Résurrection ! Vous en êtes témoins, Lecteurs !
- Sans blague ! J’ai déjà entendu ça quelque part. Mais je ne peux me raser, simplement en te regardant, ma chère. Et puis, je vois que tu es toujours flanquée du prince David-Salomon, le 60ème. Je vois là que tu traines jusqu’ici, son karma ! Est-il devenu ton garde corps ? Ou vice versa ? ! A-t-il fait un stage chez nous ?
- Ok Maidoc, ça va ! Tu as retrouvé toutes tes facultés ! En principe, selon les Écritures Saintes, nous nous réveillons dans de beaux corps.
- Certains dans de beaux draps ! Dommage qu’ils doivent aller en enfer…Je songe à ce tableau de Noureddine El Fidali, ‘’La faim du monde’’, représentant de dos une superbe créature, de couleur chocolat.
- Ce n’est pas ta ministre que tu voyais dans sa tenue d’Eve sur ce tableau de l’époque, postérieure ?
- Elle fondrait ici, si elle était vraie. Elle et ses admirateurs ! On aurait pu les épargner ces beautés ! On aurait pu reprendre les choses et ne pas les laisser se perdre dans les flammes ! Si belles, ça fait de grosses pertes, toutes ces femmes condamnées aux flammes ! Il faut réviser le statut de ces créatures de rêve et de félicité. A mon sens, il faut considérer l’admiration qui leur est vouées par leurs admirateurs et évaluer tout cet amour, physique ou platonique, comme des prières à Dieu. L’amour qu’on leur porte, ce sont des louanges indirectes et fortes au Seigneur, leur Créateur.
- Tous ces hommes ! Toutes ces femmes ?
- Oui ! Elles n’ont pas façonné leurs corps. Quelles que soient leurs forces, leur santé, leur esthétique et leur beauté. Il est leur auteur !
- Passons !
- Mais, que fait encore cette dame avec les ministres de la Santé ? et ces milliers de badauds autour d’eux ? Ettaçallout hada* ! Quelle audace ! Je vais aller les saluer et voir ce que raconte leur aguichante et pimpante nouvelle recrue ! Je vois des doyens respectables qui vont en avoir l’eau à la bouche, malgré leurs nombreux pèlerinages.
- Non, non ! Bien sûr que c’est elle. Je la reconnaitrais entre mille ! Je ne te lâcherai pas d’une semelle, cette fois-ci, Maidoc !
- Tu es jalouse, Mame Student ?
- Zut, nous sommes pieds nus !
- Pas seulement des pieds ! Tu t’es regardée…
- Ouille ! Même pas un chandail ou une sortie de bain !
-Même pas un slip !
- Mamy, j’ai honte.
- Le Prince d’Israël est nu ! Israël est défait !
- Le toubib est nu. Il a un grand-petit machin ! (Barrez l’option inutile, Lecteur !)
- Maidoc, ne me regarde pas ainsi, devant le Prince !
- Ce sont mes yeux qui tombent et mes paupières qui ne veulent pas se refermer.
- Malgré ta myasthénie ?
- Je ne l’ai plus !
- Il l’a 20cue ! Mam ! Tu as dit le contraire au début…
- Quoi ??
- Je l’ai échangée en devises !
- Quoi ? Comment?
- De mémoire de patron des juifs, je n’ai jamais entendu parler de ce miracle…Transformer la maladie en argent…Freud et Einstein, mes cousins, c’est zéro devant toi… Haye Maidoc, mon cher Maidoc, montre-moi comment ! A partir d’aujourd’hui, tu laisses la médecine et je te rends riche. On dribblera la mort, on fera fortune et on quittera ce camp de la Résurrection pour refaire notre commerce et notre pays, avec Jérusalem comme capitale éternelle et Al Qods comme banque centrale !
- Je parle de vie morale ? De sagesse pour dépasser la maladie..
- Ah malheureux, traître ! Tu mérites l’enfer. Tu m’as déçu. Tu es un sale juif, espèce d’arabe ! Non pas, sauf notre respect ! Pardon pour la blessure ! Tu es un ignoble, révisionniste ! Je te condamne à la peine capitale ! Hugh, j’ai dit !
- N’y a pas d’indiens ici !
- Tu es un awbach *, un apache ! Un bon indien est un indien mort. Et toi, tu feras l’affaire !
- He, boy, reviens au ciel, on n’est plus sur Terre ! C’est fini
- Je la referais tourner et j’achèterais, je prendrais, toutes les terres qui entourent ma capitale. Je demanderais à mes ancêtres les prophètes, ici présents et que je rencontrerais tout à l’heure, eux qui sont bien introduits chez Yahvé, de m’indiquer la porte de sortie et d’intercéder auprès de Dieu. Pour refaire la donne et une autre tournée…
- Ça y est Mme Student, ton protégé a une reprise d’hallucinations sionistes. Il faut l’hospitaliser ! Du mythe culturel, il saute sur les fantasmes et perd le sens des réalités. Un prince schizophrène ce n’est même pas bon à avouer ! C’est un diagnostic qui peut emporter le médecin. Ce n’est du gâteau à soigner ce délire ! Et en public, sur la Place de la Résurrection. On a besoin de le sortir d’ici...
- C’est pour cela qu’on me l’a confié ! C’est une mission plus que civilisationnelle et plus que terrestre. Elle est religieuse. Cet héritier des prophètes fait partie du patrimoine universel. Ma mission, elle est cosmique !
- Toi aussi Student ! Tu coque Mamy ? Flipity ! Qu’est-ce que vous avez mangé ! Je vais rester seul avec la Ministre…Aïe, aïe, aïe !
- Maidoc, rassure-toi, j’ai les pieds sur terre !
- Ça m’étonnerait !
- C’est sérieux ! Il faut respecter les attroupements privés. Tu vois pourquoi je t’ai dit de ne pas aller déranger Mme la Ministre, qui est avec ses copains ! Tu ne vas pas aller nu devant tes maîtres !
- Devant ma future maîtresse, si !
- Tiens, vois-tu ce nuage de blouses blanches qui tombent sur les ministres de la santé ! Et ces boîtes de vaccins et de médicaments périmés. Y en a même des réclamations physiques qui tombent sur Mme Roselyne Bachelot, la mémorable grippée du similaire ministère. Je vois même d’anciens inspecteurs de l’OMS…Les médecins sont parachutés de partout.
- Comme les parlementaires !
- Mamy, s’ils vont manifester, il vaut mieux nous barrer d’ici. Allons-nous-en, on le laisse tout seul ! On n’a plus besoin de lui. Je ne serais plus malade dorénavant !
- Attention très loyale, Messire David de Tel Aviv en Palestine ! Fidélité curieuse envers un ami que j’ai connu avant toi et dont j’ai eu les enfants au CP Balzac ! Fit Mme Student, ancienne, prof, il est vrai de mes enfants.
- Et s’ils préparent quelque chose contre l’Etat, leur peuple ou leur roi ? ! Ou contre Israël ? Ces marocains de takhir ezzamane ! La sédition, les émeutes les insurrections, la scission, la récession, le terrorisme, la drogue, avec les Arabes, on ne sait jamais ! Et s’ils veulent s’échapper et s’évader ? Une évasion, mais c’est pour aller où ?
- Il n’y a que toi Dan et peut-être toi Maidoc, pour imaginer des films du genre à s’échapper du Camp de la Résurrection. C’est un souvenir atavique de la fuite des camps de concentration et des bastions de prisonniers politiques !
- Ce n’est pas bon de faire du tourisme dans ce bled d’aborigènes, Mamy ! Ils vont faire de l’amalgame avec Israël ! Hier on nous a ratés de peu à Argana. Et cela s’est passé pendant qu’on nous explosait un bus à Haïfa ! Ils ne sont pas bons les Arabes, je vous dis ! Ni avec nous, ni entre eux !
- Daba temsekh ! Skout a weld al anbiya dial la Bible* !
- Ha hna saktine ! Wa dire chi fayda bla lihoud fe had el oulam ? *
- Mais, il n’y a pas de problème de leur demander qui est la bonne femme, aux grands yeux et aux belles mèches, qui nous tourne le dos et qui gigote et fait rire tous cet attroupement dans un lieu aussi lugubre et angoissant que strict et respectable !
- Quelle femme ?
- Oui, et quelle femme ! Je parle d’elle depuis trois jours !
- Tu insistes ? Malgré la pauvre Student qui est flanquée à tes côtes. On n’a pas de sentiments ‘’moi‘’ Môssieur!
- Toi, chérie, je te respecte comme ma mère Saadia Mohamed ou comme ma sœur Fouzya Othmane ! Je te parle depuis un moment de la jeunesse qui est debout, là-bas, avec les gens de la santé. Je parie qu’elle leur donne des idées pour se dépasser et se pâmer devant elle ! Elle doit les faire travailler, rien que du regard !
- Be sahat’houm*! Douk l’douk, we hadouk le hadouk *
- Elle porte une robe noire, au lieu d’être en blouse blanche ! Tu ne la vois pas, Sœur Student ?
- C’est une perruque qu’elle a ! C’est trop beau pour être de vrais cheveux ! Elle porte une toge ! Tu vois mal, Maidoc ! Il faut retourner chez ton ophtalmologue !
- Je vais la voir ! Dare, dare !
- Maidoc, ici ! Ssssstop ! Hchem a labla ! Hchem a lehem ! Heta hna ka dire lahmaq* !
- Hé, la Student ! On n’est pas en classe de tirs aux chnoques ! Ni en apprentissage aux chiens ! Hier tu fus la maitresse de mon fils et pas la mienne !
- Lahla ilahqek *!
- Et je n’aime pas qu’une femme, aussi belle soit-elle, me commande chez moi ! Ni même au Ministère ! Ou dans l’au-delà ! Et heureux que les anges n’aient pas de sexe !
- Dommage ! Soupira la Student. Moi, qui ne me suis jamais mariée, là-bas ! J’avais comme un espoir, qu’une fois au paradis, il y aurait une relation sacrée avec quelqu’un…Une petite demande pour gonfler mon ego !
- Heureux qu’on ne les ‘’voie’’ pas, les anges !
- Maidoc, tu écris mal, il faut écrire ‘’Voit’’ !
- Non, mon petit David, au présent du subjonctif, il faut écrire ‘’voie’’, même ici ! Fit Student, sa puéricultrice et préceptrice particulière !
- Sinon, on n’aurait rien donné du paradis ! Avec tous les touristes recalés de Marrakech et de l’Indochine et qui ont accès au septième ciel pour un pactole ! Je ne donnerais pas beaucoup de la gente ailée, si elle descendait trop bas !
- Alors, tu permets ? C’était mes anciens ministres de la Santé quand j’étais médecin dans l’Autre Cité. Et puis je reconnais à côté d’eux les anciens délégués des hôpitaux. Salut honorables confrères ! Et plus loin, voici nos doyens de facs et les recteurs des universités ! Si Mohamed El fassi, avec sa double djellaba, toujours en train de fredonner des airs de malhoun et de tarab andaloussi…Dr Abdelmalek Faraj, le premier toubib indigène, en train de croquer des pois-chiches ! J’ai du mal à reconnaître les autres successeurs. Sont-ils en retard ? Ou dans d’autres stalags et autres convois ?
- Tu as raté ta mise au point ? On a raté ta réincarnation et ta résurrection ! On a mal fait ta maintenance ! Malgré des siècles de remise en forme au labo-caveau !
- Ressuscitation ou pas, pourquoi mélange-t-on les genres ?
- On met des femmes au milieu des hommes…
- Et vice versa, des hommes au milieu des femmes…Où est le problème ?
- Ça risque de faire des petits, ici aussi !
- Là, ce sont des avocats entre les médecins !
- Je n’en vois qu’une !
- On mélange les femmes avec ces hommes aussi chez le bon dieu. Y a plus de pudeur ! La mixité ?! Il ne manque plus que la laïcité et la république ! Y a de l’arrogance et de la dssara* même ici ! Le MALI et ses impudences gastronomiques, qui offensait ostentatoirement et publiquement les jeûneurs, en plein jeûne du mois de Ramadan …
- Demandez le programme !
- A vendre la carte des lieux et avec les photos du paradis et des enfers !
- Le livre comptable à demi-prix…Prenez, prenez !
- Les QCM avant votre ultime examen…
- Qui c’est ces mecs, Mamy ? C’est un souk ou la Résurrection ? Ils sont collants comme des marchands marocains. Ils veulent à tout prix nous refiler leurs chinoiseries artisanales. On n’est pas des touristes, monsieur !
- Ce sont des productions locales ! Là aussi il y a un problème avec l’économie souterraine, les ferrachas*. Le Ministre de l’économie ne bouge pas : il veille en silence, à ne pas faire de remous, en attendant sa place de Premier Ministre. C’est inéluctable.
- Il est du RNI ou du FMI ?
- Les anges chômeurs, grossis des licenciés, des curés et des moines, qui ne savent plus quoi faire de leur éternité. Ils vont adhérer au Parti le plus en vue. Il faut bien qu’ils s’occupent et travaillent à quelque chose. Ils ne vont pas quand même tous adhérer au PAM !
- L’Église est représentée ?
- Il y a toutes les religions, toutes les églises, les temples, les mosquées, ainsi que les syndicats, les clubs de nuits et de nudistes, les clubs des athées, plus les associations des apostats et les fédérations des homos !
- La musique, demandez le coffret des louanges ! Les intégrales en MP15 !
- Achetez vos prières ! Convertissez-vous librement, à la religion, tant qu’il est encore temps !
- Demandez les services d’un avocat pour vous soutenir lors du Jugement Dernier !
- Slips à vendre ! Bikinis, bikinis, bourkas , serrrrrvieeeeettes !
- Au fait qu’est ce qu’on attend pour nous habiller et demander le programme de ce qui nous attend, ici ! Ça risque de durer, n’est-ce pas Mamy ?
- En fait, c’est intuitif, interactif et très convivial ! Nous sommes comme des périphériques, d’un composant central, branché en WIFI ? Ou quelque chose du genre ! J’ai l’impression d’emmagasiner des informations et des idées qui ne furent pas les miennes sur la Terre, il y a longtemps!
- Depuis ton décès il y a bien des choses qui se sont produites et qui ont été créées !
- Tu as remarqué que nous nous comprenons et ceux qui nous croisent sont compréhensibles ? Même s’ils avaient d’autres langues avant de venir ici. Tout le monde comprend tout le monde. Mais quelle est cette langue ? Ou utilisons-nous simplement la pensée alors que nous avons la sensation de parler et d’entendre ?
- Est-ce de l’Esperanto ? Pourquoi nous les ignorions, cette langue et ces facultés, dans l’autre monde ?
- Le T.I.I.C, ‘‘le Transfert Instantané des Infos et de la Connaissance’’ dépasse le transfert et la communication par la pensée. Tout le monde plonge dans la connaissance de tous. Aucun secret ne persiste ici ! Les cerveaux ou leurs équivalents ici sont quasiment branchés…
- Ça, c’est le côté miracle de cette Cour !
- Pas besoin de médecin ici, Toubib !
- On est tous en bonne santé.
- Moi le premier, Dieu merci ! Fais-voir ton front, Daniel !
- Ne me touche pas, toi le Marrakchi…T’es pas mon type ! Et je ne suis qu’un enfant !
- Wouaw ! La presse va se saisir de cette affaire et casser les élections.
- Ne t’inquiète pas mon petit Dan ? Notre médecin n’est pas du genre que doit craindre un gosse. Tu l’as connu pourtant depuis des décades ! Excuse-le, Médecin ! Ils sont tous comme ça de nature, c’est génétique chez les chorfa d’Israël. Ils sont un peu peureux sur les bords, c’est atavique ! Pour ma part, mon cher ami, je commence à mieux respirer!
- Merci de me blanchir ainsi devant cet incrédule, de prince suspicieux et peureux ! Et je t’avais toujours dit d’arrêter de fumer, sœur Student !
- Me voilà rétablie !
- On peut alors s’embrasser sans être repoussés par l’odeur de ta cigarette !
- Cochon !
- Je t’avais prévenue, Maman, de te méfier de lui !
- Arrête Dan, c’est pour plaisanter ! De ma part du moins !
- Et puis, les amis, je ne vois pas les singes, les cochons, les bêtes égorgées, ou tuées en offrandes pour les dieux. Et tout le bétail, toutes ces bêtes petites et grandes qui nous phagocytions !
- C’est une question d’âmes ! Les animaux en sont dépourvus !
- Pas mon chien, Mondoc !
- Ni ma chatte, Maidoc, non plus !
- J’ai toujours eu envie de ta chatte, Sœurette !
- Maidoc, tu me harcèles, même ici ? Devant le bon Dieu ! C’est péché ! L’amour platonique que je t’ai donné, ne te suffirait-il plus ?
- Ici, nous n’avons plus le frein social ni la limite de l’âge ! Et tu es mieux en tenue d’Ève, qu’en complet bleu taciturne, deux pièces, porté durant 80 ans !
- Et, les cheveux te vont bien ! Mais, revenons à notre sujet, sinon tu vas baver et te mouiller !
- Alors qu’elle est la couleur de mon âme. Même ici, il me semble que je ne la vois pas ! A moins qu’elle ne soit ‘’moi’’ et que je ne le sache pas !
- A qui le dis-tu, Mondoc !
- Mamy, vais-je subir encore les exclusions, le racisme, les plaisanteries sur mon nez ? Nous les Juifs…
- Nous les Arabes,
- Et nous les Noirs !
- Qui c’est qui a parlé…Il n’y aucun noir et aucun arabe…L’Au-delà est fait juste pour les blancs …
- Noonn ! C’est le Paradis qui est fait juste pour vous !
- Tu as entendu seulement le Google local ! Ça doit provenir des Bruneaux qui dansent là-bas…Ils ont dû hacker le transfert des idées…
- On peut danser, alors ?
- Peut-être bien que oui, durant les récréations ! Je suppose…
- Hé vous ! ‘Y a pas de bureau de renseignements, par là ?
- Y a qu’à penser à la question que tu veux, pour recevoir la réponse instantanément.
- Fichtre ! Pourquoi on n’était pas comme ça, en bas ?
- Je te disais, si tu veux reprendre le cours de ma pensée, sans aller errer de la tienne ailleurs, que la vindicte terroriste, le délit de faciès et le péché de couleur furent nos freins et nos barrières, les supports de nos haines ! Ce fut notre sort culturel, des gens haïs et des amoindris, des exclus !
- Là, on va plutôt régler les couleurs du péché ! Tu as des comptes à rendre Maidoc. Le Jugement va tarder sur ton cas. J’espère qu’on passera avant toi, sinon on va se glacer ici ! Tous les Alzheimer vont reprendre leur mémoire et retrouver leur entière personnalité. Tu ne pourras pas t’esquiver ainsi et prétexter la maladie ou l’oubli, pour ne pas payer tes jugements politiques contre mes amis sionistes, contre les gentils mafias industrielles, pis tes errements diagnostiques et autres injures contre les ministres dans leur derrière…
- Sur, derrière leur dos, Prince !
- Merci, ma préceptrice ! Comment Israël va te payer ici, pour ton labeur et ton service auprès de mes aêtab echarifa*!
- C’est inclus dans la garantie !
- Oui, je disais de Maidoc, de ses injures sur le dos des responsables, que ce sont des critiques insolentes et d’une bassesse haïssable. C’est inouï de la part d’un médecin qui appartient au système et qui en profite !
- Hein, moi ?
- Oui, comme c’est le cas, hyper réitéré, sur le dos, hein Mme Student, de cette richissime et pauvre avocate, Yasmina, tombée dans les rets d’un ministère qui ne la mérite pas !
- C’est de la fourberie ! Je suis innocent de ce que tu allègues comme faussetés, et je regrette ce que j’ai pu oublier !
- Tu t’en tires bien avec cette formule ! ‘’ Je suis innocent de ce que tu avances et je regrette ce que j’ai pu oublier’’. Très beau ! Sublime !
- Merci, Dan !
- On va la vendre, ta sentence ! Une formule gagnante à vendre à tous les politiciens ! A tous les entrepreneurs à tous les ouvriers ! Elle pourrait bien marcher ici et sauver toute l’humanité. Tout votre phosphate ne pourra pas sauver vos cadres et vos concitoyens de la déconfiture…Vous êtes faits ! Vous allez vous ruiner pour acheter ma formule salvatrice ! Ne sachant rien inventer, vous avez tout vendu pour de l’huile et une bouchée de pain ! Vous êtes à nous ! N’teuma djialnaa, haye daba !
- Pas étonnante, cette si belle charité, pour un descendant des prophètes hébraïques ! David Salomon le 60ème, même s’il fut le dernier Roi, non régnant, pour dérives démocratiques dans la presqu’île nommée, Israël ! C’est Lui, c’est eux qui nous ont tout vendu, tout acheté et tout pris !
- Ce sont les gènes des marchands qui parlent, Toubib ! Dans l’absolu je vends pour faire des affaires !
- Et tu prends sans donner, aussi ! Je sais !
- Attendez, les amis, le Jugement, c’est pour les humains seulement ?
- Oui pourquoi David est-il avec nous ?
- Hein Maidoc, tu me provoques !
- Oui, Être supérieur, tu devrais être avec les pharaons, les empereurs, les tzars, les sultans, les émirs, les rois, les califes, les pachas et les descendants des prophètes….
- Ça va, cesse, tes longueurs monotones, Scribe !
- Tes langueurs monotones. (Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon

Écrit par : DR MY AHMED IDRISSI | 12/10/2011

O MA PATRIE ! JE SUIS VENU TE SALUER.

Mais ta rue est une impasse, un labyrinthe…L’intention est chargée de regrets, d'actes manqués, de défis et d’interdits. Les libertés sont bridées de par les moyens limités et les privations, quand elles ne sont pas entravées de menaces, de peurs ou de sanctions exagérées.

CITOYENS !

Voici des paroles de nihilistes. Ceux qui jaloux, espèrent beaucoup, mais trouvent si peu de satisfactions autour d’eux.

« On n'est pas des parents, on n'est pas une famille, ni un pays uni ! Ni nationalisme, ni civisme, ni citoyenneté, ni idéologie, claire, ni religion apaisée, encore moins la culture, ne viennent renforcer nos liens, pour faire de nous un pays, jaloux de sa terre et une communauté soudée. Tout autour de nous n’est que frasques et apparences, discriminations, fractures sans honte et ostensibles prédations. Les gens râlent en silence ou s’époumonent en marches, en manifs et en cris. »

Écrit par : DR IDRISSI AHMED | 06/04/2012

O MA PATRIE ! JE SUIS VENU TE SALUER.
Envoi de DR IDRISSI MY AHMED (06/04/2012)


Mais ta rue est une impasse, un labyrinthe…L’intention est chargée de regrets, d'actes manqués, de défis et d’interdits. Les libertés sont bridées de par les moyens limités et les privations, quand elles ne sont pas entravées de menaces, de peurs ou de sanctions exagérées.

CITOYENS !

Voici des paroles de nihilistes. Ceux qui jaloux, espèrent beaucoup, mais trouvent si peu de satisfactions autour d’eux.

« On n'est pas des parents, on n'est pas une famille, ni un pays uni ! Ni nationalisme, ni civisme, ni citoyenneté, ni idéologie, claire, ni religion apaisée, encore moins la culture, ne viennent renforcer nos liens, pour faire de nous un pays, jaloux de sa terre et une communauté soudée. ...

LA SUITE EST ICI :

http://medecine-maroc.xooit.com/t19375-O-MA-PATRIE-JE-SUIS-VENU-TE-SALUER.htm

Écrit par : DR IDRISSI AHMED | 06/04/2012

O MA PATRIE ! JE SUIS VENU TE SALUER.
Envoi de DR IDRISSI MY AHMED (06/04/2012)


Mais ta rue est une impasse, un labyrinthe…L’intention est chargée de regrets, d'actes manqués, de défis et d’interdits. Les libertés sont bridées de par les moyens limités et les privations, quand elles ne sont pas entravées de menaces, de peurs ou de sanctions exagérées.

CITOYENS !

Voici des paroles de nihilistes. Ceux qui jaloux, espèrent beaucoup, mais trouvent si peu de satisfactions autour d’eux.

« On n'est pas des parents, on n'est pas une famille, ni un pays uni ! Ni nationalisme, ni civisme, ni citoyenneté, ni idéologie, claire, ni religion apaisée, encore moins la culture, ne viennent renforcer nos liens, pour faire de nous un pays, jaloux de sa terre et une communauté soudée. ...

LA SUITE EST ICI :

http://medecine-maroc.xooit.com/t19375-O-MA-PATRIE-JE-SUIS-VENU-TE-SALUER.htm

Écrit par : DR IDRISSI AHMED | 06/04/2012

AUX SOCIALISTES DE FRANCE,
POUR UNE PRISE DE POSITION ACTIVE ET FRANCHE
POUR LA FIN DES BELLIGERANCES SANS TERGIVERSATIONS

VOICI DONC UNE VISITE SPONTANEE ET LOUABLE,
Parallèlement à la visite simple et constructive de SM le Roi Mohammed VI chez M. François Hollande, à l’Elysée, je vous livre quelques pensées personnelles et citoyennes, bien sûr.
INTOX OU MALADIE AUTO-IMMUNE ?
Le principal n’est pas en l’économie seule ni en les urgences qui vont de soi entre partenaires incontournables, mais dans le soutien historique, vrai et judicieux, face au bellicisme arrogant et inlassable de nos nouveaux riches et immenses voisins ! Une culture, complexe, faite de défis, de courage historique, de noblesse et d'erreurs, des arrières pensées dépassées aussi, qui viennent intoxiquer la moitié des Maghrébins. Les nouvelles générations, qui a force de matraquages et d'intox, ont ingurgité dans leur génome, une haine viscérale ou un dépit morbide, une maladie auto-immune, face au régime et au droit à l'unité dans leur territoire historique, de leurs frères marocains.
Le souci économique et du développement qui s’en ressent est causé par l’antinomique struggle algérien et sa conduite sénile, qui a empoisonné leurs jeunes par l’intox la propagande et la subornation .Voici ce que j’en pense, pour le moment, espérant que ces idées devraient être entendues par nos amis socialistes de France.
Le soutien amical français, qu’on nous reproche d’ailleurs, et qui s’il dope le partenariat fidèle et prépondérant, doit se situer dans l’entreprise commune de paix et de construction de l’Afrique.
Celle du Nord et de sa paix, de sa démocratisation, quelles que soient les vanités, les bannières et les banderilles des républiques qui nous livrent une bataille existentielle. Un souci de développement indépendant et clair, afin de livrer bataille aux retards, tous égaux dans la paix et ensemble fédérés sur le pourtour de la Méditerranée.
Ceux dus, à la sécheresse, aux retards techniques et culturels, à la faim et à la maladie, au chômage et à l’injustice, aux guerres, à l’émigration clandestine, aussi, dont le Maghreb sert de réservoir et de freins. Comme aux réactions de dépits terroristes, de par le monde, qui installent leurs fortins et tentes nomades dans la sous-région ! A commencer par les activistes du Sud algérien.
D’autant que le potentiel d'extension dévastateur pourrait toucher parallèlement la France et le reste de l’Europe. Les menaces de déstabilisation du Maroc et de son Régime, de la part entreprises extrémistes et terroristes, ne sont qu’une partie de l’entreprise. Fusible ou chaînon fragile, il n’en demeure pas moins, que ce foyer injuste est à clarifier pour l’éteindre par les Français les premiers, en tant que colons initiateurs des frontières, face à la partialité du délirium séparatiste et du matraquage algériens. Je parle de ceux de nos voisins qui se sont montés contre les façons de faire de Hassan II. Mais celui-ci est mort et ils n'ont guère changé de méthodes. C'est toujours le Polisario qui sert de bras armé à leur étrange politique ! On ne change pas un cheval qui gagne direz-vous ! Mais, le cornac semble faire courir un mammouth fossile, dans une arène qui s'effrite, avec un jockey fourbu comme écuyer.

L’un de ces foyers est le Sahara marocain. Justifiable qu’il est, justiciable en fait, d’une action éthique de témoignage historique, de la part de la France, devant le concert des nations en l'occurrence l'ONU et ses instruments. La France socialiste, doit par éthique culturelle et morale, y user de son poids d'ancienne puissance coloniale. Elle qui avec l'Espagne ont manipulé les tracés de la Région, avant d’y laisser sur le départ, par mégarde ?, les levains et le venin, qui empoisonnent la vie et qui bloquent le développement des Maghrébins.

AVATARS DE L’HISTOIRE DES PEUPLES, ESPOIRS ET OPINION

La France est devenue l’amie de tous les pays de son ancien »empire » et autres colonies, par sympathie, par besoin et par pragmatisme et complémentarité. Un prestige rare, qui fait qu’elle garde sa stature de grande puissance.
Sauf, qu’elle n’est pas étrangère à la configuration des états qu’elle a dirigés ou digérés, ni à leur histoire ou leur économie.
Et en sortant, leurs frontières, entre les mêmes peuples parfois et les mêmes tribus qu’elle a soumis, ont été remaniés à la hache et au bistouri.
A ce titre et pour la vérité, son témoignage est impératif dans le cadre de la mondialisation des échangés, de la paix entre les peuples, qu’elle scindés, revitalisés et/ou »civilises ».
La frontière Est et Sud du Maroc, vieil empire qu’elle a réduit ou rongé, devrait retourner à son origine ante ! En toute équité. Celle d’avant la pénétration militaire et administrative françaises et les déchirements consécutifs du pays, de son aire et de ses tribus.
Faire admettre la notion de paix et de complémentarité vitales entre les pays frères et voisins, le plus près de leur histoire et de leurs droits, doit être le souci d’une diplomatie prospective, juste et réaliste. Il revient à cette France d’innover pour être sincère et de commencer, d’hériter de cette opération de reconstruction éthique, économique et de paix. Elle en profitera, certes sur tous les plans !

POUR PARLER DE DEMOCRATIE, DE DROITS DE L'HOMME,

Et d'autodétermination des peuples parlons de la franchise de la France et de son courage de témoigner, ostensiblement et librement, contre vents et marées. Le peut-elle, malgré l'appel des promesses ou l'interférence des intérêts miniers et énergétiques de son ancien Département ?
Ce n’est pas en fuyant les témoignages, pour faire plaisir ou des concessions à un pays devenu immense et riche, l’Algérie, ou pour lui vendre des armes et puiser du pétrole, du gaz, et des minerais, qu’il faut encore taire, lâchement ou complaisamment, le droit des Marocains à être sécurisés. Dignement et tranquilles, constructifs et pacifistes, dans leurs terres, sans déchirement des peuples et autres éclatement de son territoire et/ou de ses tribus.
Les Socialistes, plus que d’autres, sont sensibles à l’esprit de de partage, de démocratie, de libertés à l’intérieur des communautés, comme de leur ouverture, pacifique, digne et respectée envers les autres. C’est une culture anti-impérialiste, qui devrait être contraire à toutes les formes d’ingérences et de prétextes fallacieux. De là leur similitude avec le peuple, valeureux et fier d’Algérie…Encore que la similitude ne soit pas une copie-collée des cultures, des cultes, des us ou des programmes et autres intentions…
Mais le témoignage de vérité est une forme d’ingérence diplomatique, nécessaire et louable. Les socialistes, par conviction éthique et par culture, sont donc de principe, contre toutes les formes de suprématie. Surtout si elles sont décriées, parce que contraires à l’histoire, ou qu’elles viendraient fausser l’équité et la vérité.
Maintenant au pouvoir, par esprit de justice et pour corriger les erreurs graves et les événements passés, ils ne devraient plus cacher ni taire les droits dus à l’histoire. Ils ne doivent pas, par complicité ou par duplicité ou copinage, nier les droits du Maroc sur son sol, au profit clientéliste d’un régime militaro socialiste. Non pas qu’il soit en vacance ou en fin de vie, mais il est loin d’être le parangon ou l’idéal en matière d’ouverture ou de démocratie.
Les Socialistes en France, sensibles aux droits de l’homme et des peuples, partout où ils sont contrits, ne devraient pas déchirer les nôtres ni leur entité.
Ils ne doivent point permettre par connivence à un grand pays, riche, arrogant et fier, l’Algérie qu’elle soit nommée, de dicter à l’Afrique ses volontés. Ni encore de tenter d’écraser les peuples, les pays, les régimes ou les gouvernants, les moins nantis, pour son expansion et son profit. Et ce, malgré les vastes territoires et ses nouvelles étendues, à son indépendance, comme réparations et logique territoriale, acquis !

MORCELEMENT ET SECESSION

Spolier le Maroc ou tenter de le réduire et de fractionner son peuple, de clamper son territoire ou de le couper, voire de le forcer, afin d’accéder à la côte atlantique est une vision expansive envahissante et belliciste. Elle se cache derrière elle un hypocrite et prétendu droit des peuples à s’autodéterminer. Lesquels peuples et combien sont-ils selon les promoteurs de l’idée ? Et que fait-on des mélanges des peuples et des métis, des transhumances économiques et/ou par l’histoire et les batailles forcés ? Que dire des autres Sahraouis et des populations nomades, dont son actuel et gigantesque territoire d’Algérie nouvelle, a bonnement hérité ?
Des hommes ambitieux, pour ne pas parler de prédateurs, ont eu des visions prussiennes, dignes qu’elles fussent des'' races pures'' et des'' identités supérieures'', pour élargir leurs pays. L’histoire a clos ce chapitre des conquérants, des tzars et des Hitler et de leurs invasions funestes. Il reste des frontières et des douanes, des barbelées, dont une juste mondialisation, équitable et pacifique, devrait s’en passer.
A ce titre M. François Hollande est sollicité pour faire admettre avec courage les droits inaliénables, historiques et prometteurs des Marocains. Ceux de son peuple multiethnique , arabe, berbère sahraoui et africain, dans l'étendue de ses tribus et de ses factions sur tout son territoire. Un damier qui fut dilacéré par les puissances impérialistes de l'époque. Il est tenu de défendre la justesse et l'opportunité d'une solution éthique à notre cause. Et qui plus est, pour cette méditerranée commune, de défendre ses partenaires du sud, avec équité objectivité, auprès de nos frères qui demeurent néanmoins ses sympathisants identitaires, du ‘’continent Algérie’’.
A bons entendeurs, paix et merci .
Dr Idrissi My Ahmed Kénitra, le 25-26 Mai 2012

Écrit par : DR IDRISSI MY AHMED | 27/05/2012

Hasard et libertés ou le destin et la responsabilité
10 novembre 2012 - 21 visites


zoom


Le rôle du hasard et de l’inattendu sur le décours des libertés et de la destinée.
Effet dynamique des microfacteurs sur les grands événements et les effets programmés .

LE COMMERCE DES PEURS ET DE LA HAINE
Au moment où les ‘’nations civilisées’’ s’étaient liguées pour envahir l’Irak. A leur tête l’Amérique de l’oncle Bush, qui avait agité en son temps le spectre menteur et fallacieux des ADM et grossi le mythique spectre, le bluff des craintes mortelles pour l’existence d’Israël, des truands armés ont saccagé ses musées, l’un des patrimoines de l’humanité. Ce fut une injuste guerre coloniale, une invasion impérialiste illégitime, qui a démontré la lâcheté et les faiblesses définitives du bloc de l’Est sur ses affidés. Terrible message administré à l’humanité : les plus riches, les plus forts des pays, n’ont aucune morale réelle envers les autres et ne reculent devant aucune stratégie machiavélique. Caricaturés par la culture élitiste de races supérieures, ’’les autres’’, sont vus comme des sauvages, des monstres, quand ils restent jaloux de leurs identités particulières. Voire des animaux, des proies, qu’il leur est licite d’exploiter, de prédater ou d’exterminer, à la limite des’’ extrémistes’’, convient de liquider.
HISTORIENS, PARLEZ VRAI OU TAISEZ-VOUS !
Malgré leur ostentatoire manipulation des normes démocratiques et laïques et leur usage sélectif et relatif, en interne, de ces critères, au sein des nations avancées, ‘’l’autre’’, ces entités barbares, ne représentent au mieux qu’une parenthèse dans l’histoire, un accident, un cloaque qu’il faut dévaster, une impasse qu’il faut annihiler, pour s’en détourner. La civilisation-leur, financièrement riche, techniquement avancée, sur-militarisée, se veut uniforme pour une seule couleur, celle prépondérante des siens. Les ‘’autres’’, il faut les dépouiller et les gommer ou plus simplement les ignorer. Leurs seuls droits tolérables est de laisser la mondialisation, non pas les normaliser, mais les pousser vers le mieux de ce que l’on peut exploiter d’eux, pour investir et prendre de chez eux, les cultiver à minima, sans les laisser fouler les territoires sanctifiés des puissance richissimes. Quelles soient en crise ou pas !
Plus que le vol des objets millénaires, le dynamitage horrible des mosquées, celui de l’infrastructure, les révulsions de la société, la fracture du pays, ses particularismes internes exacerbés, l’ensemble des crimes, juste après l’odieuse guerre Iran-Irak, ce fut une forfaiture. Mais quels historiens en témoigneront ? Cette invasion, montée de toute pièces pour le pétrole en prime, a tourné à l’effondrement du pays, à la guerre civile, interconfessionnelle la plus odieuse, qui enlève tout reste d’humanité chez les vaincus. Les Bush et Bel Laden ont tué la civilisation musulmane à jamais.
Les historiens, ce qu’ils nous délivrent et décrètent comme ‘’Histoire’’, sensée être l’analyse des faits et la vérité, ne réécrivent à notre intention que les faits notoires, lisibles et élogieux. Les actes intimes, négatifs, confidentiels ou secrets, s’ils ne cèdent à leurs discrétions échappent nécessairement à leur perspicacité. Tout comme les fonctions officielles et de coulisses de ceux qui produisent les actes et soufflent d’écrire autrement le journal. Alimenter le patrimoine local ou universel de véracité, est la fin en soit de l’historien, qui publie a discretio, ce qu’il juge devoir être notre pusillanime intérêt. Des histoires, en fait ! Des historiettes insipides, des contes apologiques. Le rôle du journaliste, fonctionnarisé ou pas, est quasi parallèle à celui des historiographes. Lui-même pioche dans l’histoire pour se repérer, afin d’expliquer le présent et servir d’indicateur et de référence pour l’avenir.
Comment analyser la part des choses dans l’existence sur ces pays de tyrans d’extraction militaire ? Je fais allusion au quintet Saddam, El Assad, Kadhafi, Ben Ali, Sadate, tel qu’il fut grossi par les ténors d’Israël et autres Ben Laden de circonstances. Contexte ‘’guerre froide’’ oblige, ils avaient contenus leurs concitoyens assujettis, par la poigne, dans un état soporifique de terreur. Loin des progrès vécus par les pays développés d’Occident, après leurs deux guerres mondiales et le décours des colonisations.
COLLUSION, ACCOINTANCES ET VERITE’’S’’…
Les guerres, les voyages, les échanges, les héritages, les découvertes, les conflits, les arrangements, les connivences, les concussions et les concupiscences ne laissent pas tous des traces écrites. Rumeurs et folklores défient la logique, la vérité et la transparence, préférant palier aux écrits, de peur de provoquer des bouleversements sociaux incontrôlables. Les visons sécuritaires et despotiques sont aussi des normes de sagesse, inhérentes en soi, qui font figure de bonne gouvernance. On hérite aussi chez les gouvernants des héritages lourds faits de certitudes, rigides, au dessus des soupçons.
Et ce fixisme non ouvert, non évolutif, qui considère de peu les autres, les aliénant, les enchaînant, les marginalisant, fait que ça craque, quand ça ne le doit pas. Ce qui explique la chute de la maison Alawite d’Orient. Une série atroce, qui fait tomber des pays, hier soutenus et puissants, telles des jeux de cartes, qui bouleversent le Croissant Vert, oléicole ou pas, qui retarde encore plus les Arabes, les Musulmans et tous ceux qui combattent dans cette sphère, postcoloniale, pou la liberté, l’égalité et les droits de l’homme au Proche-Orient.
LES AS-SYRIENS
La terre appartient aux occupants, les présidences aussi. Ainsi est le cas des familles, des notables qui se sont succédés, que les pages de l’histoire, ignorent, renient ou falsifient. Les péripéties des chefs et les événements de leurs pays, de leurs hommes sont travestis, faussés avant d’être écrits, lors des évènements, eux-mêmes ! A titre d’exemple, Ce Résidu d’Humanité, quelles que soient les raisons qui l’imposent et qui ont déterminé son existence, toute sa représentativité à la tête de l’actuelle Syrie, après la mort de son père, un félon connu comme usurpateur du pouvoir sur son pays, la Syrie, où il a accédé à la suite d’un coup d’état ! Qui en étaient les instigateurs, à l’origine et pour quels résultats ? La cassure d’un pays !
Après les péripéties pathétiques du nationalisme arabe, maintenant conspué de l’intérieur même de ces états, dits arabes, mais qui ne maîtrisent ni leur unité ni leurs langues, ni leurs justes frontières, voici le dramatique écartèlement, qui fracture le pays ! Droits de l’homme, ADM, la primauté et la sécurité d’Israël, rien de ces tabous ne motivait un bouleversement aussi brutal, une guerre civile ! Il fallait que le pouvoir soit sage, évolutif, or il n’a pas compris.
Le panarabisme, qui a enfanté l’Islamisme barbare liberticide, selon ses détracteurs ou simplement de résistance anticoloniale, est surtout un mouvement de libération. Des militants, poussés à bout et sans alternative démocratique, n’ont aucun autre choix libéral pour se déterminer et manifester leur opposition à ce qu’on a taillé pour eux, sans leur consentement dans leur pays, leurs terres, leur cultures, leurs langues ou leurs religions. Ceci n’est pas une défense ni un accord aveugle, mais un témoignage sincère, objectif et indépendant.
Ce sont bien les descendants des Assyriens ! La Syrie ne représente pourtant pas un danger, même mineur pour l’existence et la primauté d’Israël et la voila empêtrée dans une guerre existentielle géopolitique, ouverte ! Cette ‘’Maison’’ ne peut plus être qu’un artefact, devenu indigne de la lignée des Alides. Un récessus de cette descendance assassinée du gendre du prophète, Ali, et de ses fils, qui ont été ignoblement massacrés par les tenants opportunistes du pouvoir, juste après le décès du prophète Sidna Mohamed, que le salut de Dieu soit sur lui. La succession, plusieurs fois homicide à la Khilafa, est une honte génésique, une tare historique monumentale, qui a marqué au fer rouge l’islam politique et entaché de sang sa civilisation débutante. Le saignement ne tarit pas encore. Preuves en sont les dégâts inhérents et le manque de respect à ces khalifes. Que reste-t-il aujourd’hui comme prestige, comme fierté et comme respect à ces lieux, sinon de les traiter avec le dégât des mots ?
L’affaiblissement de la Syrie et son anéantissement programmé, la guerre civile qui le solde au prix déjà de 35.000 âmes, la fragilisation du front où elle se situait, tant bien que mal, va dans la même logique. Celle complexe du mur de rétention, face à l’expansif Israël et à la férule extrémiste, religieuse, avec en face celle des lobbies sionistes américains, qui veulent carboniser l’Iran. Par peur de ses centrales nucléaires !! Israël sait vendre sa peur aux autres. La ruine de la ‘’Maison’’ arabe en est le tribut.
IMAGE DE L’ENFER DE DANTE, TOURNEE EN SYRIE LE JOUR DE L’AÏD EL KEBIR
ATOMISTIQUE OU ATOMYSTIQUE*
S’il est impossible de voir en soi, soi-même, la nature nous offre des images et nous pousse à penser. Tels ces rets de lumières que les étoiles envoient briller sur les gouttelettes de pluie, encore accrochées aux fils d’étendage ! L’ignorance de notre corps nous complexe, celle de notre âme nous défie ! Le spectacle de la nature nous rassasie.
Plus terre à terre, pour revenir au monstre ignare de Syrie, un docteur, Je Kill*…ou c’est peut-être, nous les crétins, les jouets des infos et de la propagande, qui n’avons rien compris !
Vu sous l’angle de la complexité et des actes singuliers, ir-reproductibles*, telles l’âme et la vie unique de chacun, s’il plait à Dieu, si miséricordieux et magnanime, de délivrer cet ‘’homme’’ de l’existence, il faut le brûler dans un réacteur de fission nucléaire ! Je parle du numéro ‘’zéro’’ syrien ! Sans haine, mais seulement par prudence et par prophylaxie ! Annihiler toutes les particules qui le composent. Empêcher celles-ci de retourner sur terre, de revenir se recycler, afin d’éviter de polluer le reste des molécules et des atomes. Ou, celles des choses invisibles qui appartiennent à la création, à Dieu et qui se recyclent pour donner d’autres êtres, d’autres formes de vie, qu’on voudrait non contaminées par le Sot-rien* !
Une fourmi, une mouche, innocemment tuées, par inadvertance, nous laissent en peine, pas nous tous, certes, mais par respect pour la vie, tant elle est chère aux hommes et certainement à Dieu.
Dans le cas de l’Alawite, de tous les monstres de son acabit, visibles ou masqués, pourquoi faire mention de leur avenir, de leurs droits, de leurs jugements et sanctions dans le futur ? Je parle de l’Au-delà ! Les meurtriers en série et les criminels invétérés, qui par dizaines et milliers ont tué des enfants et des âmes, ont-ils vraiment de l’espoir dans la justice ? Celle des hommes ici-bas ou ailleurs, pour éviter le sort qu’ils ont appliqué aux autres ?
Je veux dire qu’ils doivent disparaitre, sans espoir de réincarnation, de retour dans l’Au-delà et même en enfer, pour ne pas le surchauffer ! Et surtout, de ne plus compter retomber sur la terre ou se fondre dans les mers. Pas besoin, non plus, que les insectes avalent leurs restes, ou que leur peste moléculaire aille dans des tombes ou répandre leurs cendres dans les eaux.
TAIRE LA COLERE, OUBLIER LA HAINE
Taire la colère, oublier la haine qui persistent et qui empêchent l’oubli salvateur. Toute personne, tout être, cumule des peurs et des freins, des angoisses de ce genre qui le crispent, le vêtissent, le composent, le structurent, le perturbent et le remplacent. Sinon, au mieux lui donner des leçons pour l’avenir qui lui serviront de garde-fous et d’avertisseurs pour son évolution au cours de sa vie et son adaptation à celle-ci. L’amertume, le stress, l’ambition, la vengeance partent aussi de ce phénomène, d’idées morbides ou bénéfiques, obsédantes, jusqu’à les lever, les oublier et les distancer pour les dépasser afin de se libérer du ténesme qui obnubile et harcèle, sans répit. Taire la colère, oublier la haine permet de court-circuiter leur cercle vicieux, pour dépasser le nœud perfide et retrouver le sommeil, la paix de l’esprit et sa cohérence, pour la poursuite consciente et apaisées de la vie.
EXEMPLES TRASH
Vous êtes diabétique ou prostatique, vous avez vos règles ou un saignement, alarmé vous êtes inquiet et l’insomnie, invincible, malgré la fatigue est là. Vous êtes fumeur, bronchitique chronique ou asthmatique. Vous avez mal à la gorge, les crachats, la perte de sommeil, font que faute de trouver un mouchoir, vous crachez dans la poubelle. Elle est pleine de restes de boites, de tubes de crèmes vides, de papiers etc. La chute du crachat fait un son, un bruit aussi futile, labile que fortuit. Ce bas exemple, sauf votre respect, représente le fait et le hasard. Il est fait d’instabilité et d’unicité, fortuite et relative. Ce sont des faits, mineurs, des instants, des mouvements et des choses, intimement liées les unes aux autres. Des paramètres inattendus et disparates. Tels ces grains de sables, sur ces monticules d’ordures, où poussent des marguerites, des daturas et où paissent des coqs et où pissent des chiens.
DISGRESSIONS
C’est le temps des grèves des Orduristes*. Ces agents municipaux, d’antan, qui étaient préposés à l’hygiène et au ramassage des ordures. Nos cadres, que Dieu leur pardonne, ne savent pas les gérer. Au lieu de faire des économies, ils furent obligés de faire appel à des multinationales et les payer afin de ramasser nos ordures de ville ! C’est le comble du sous-développement postindépendances ! La risée, l’inconscience, l’incapacité, la hchouma* ! A croire que l’on ne méritait pas de sitôt l’indépendance de nos pays.
L’interdépendance unilatérale confirme les zélotes, qui de pères en fils, sont devenus les mercenaires obligés du clientélisme international. Les satrapes deviennent les acolytes et les gestionnaires délégués, des gardes-chiourmes sous l’obédience et le parapluie des parrains. Ceux-ci offrent leurs faveurs et leurs protections contre l’octroi d’agréments et de privilèges stupéfiants. Pour ce faire, les tuteurs agitent à outrance leurs dits-droits d’ingérence. Ils suscitent l’animosité et les actes de belligérances entre les pays riverains. Ceux-là mêmes qu’ils ont au préalable fracturés.
Le concours de la presse métropolitaine, engagée à cet effet, agite par stratagème le prétexte des droits de l’homme, arborant les manquements aux libertés des médias indigènes. Levés comme des stratégies, hissées comme des tactiques de harcèlement, ces remontrances ont pour but d’amadouer les récalcitrants. Ceux des dirigeants qui veulent rester libres et fiers de leurs autonomies mais qui céderont contre-gré aux lubies des parrains. Pour les amadouer et en vue d’apaiser leur agressivité affichée et de faire céder leurs colères, les chefs locaux se font obéissants en concédant aux étrangers ce que les maîtres exigent.
Ces visions impérialistes ‘’ protectrices’’ ou prédatrices, ont la vie dure, malgré les hypocrites appels pour assurer les libertés et les droits de l’homme dans les anciennes colonies. La découverte du pétrole n’a fait qu’accroître ces pressions et ces liens rétrogrades, faits de féodales assuétudes de la part des conquistadores. Antinomiques et paradoxales, ces relations de maîtres à esclaves, à peine modulées, sont faites d’attirances économiques et de répulsions politiques. Mais, la mondialisation instituée, développe de gré ou de force les partenaires obligés. A l’avantage matériel évident et les progrès soutenus des plus modernistes.
On parlait plus haut, d’ordures ménagères, pas de ceux qui les négligent donc ou les laissent s’accumuler et s’amonceler, par refus de travailler, prétextant des droits refusés et usant de grèves sauvages ! Ces moyens de pression et de contrainte se transforment en vrais actes de sabotages. Leur côté illégitime et débraillé, les nuisances cumulées, font que les usagers ne les soutiennent guère. (A l’instar des profs et des médecins qui font des grèves que les malades et les familles, obligatoirement lésés, n’acceptent pas). Cette floraison de déchets, écologiques, nuisibles aux êtres vivants et aux ressources, cette pollution, ces intoxications aux pesticides et autres poisons et microbes, est nocive tant pour la terre que pour la santé des gens, voire pour les mers et les rivières et peut être pour l’esprit. Et c’est là peut-être, le pire, n’est-ce pas !
SE GRATTER AU BON ENDROIT
L’endroit que tu frottes ou que tu grattes des doigts, les parties intimes que tu pinces, les plaies que tu soignes, les croûtes qui tombent de ta tète, les cellules qui roulent en vermicelles sur ton gant de toilette, les rêves que tu vois, les idées qui en échappent…Futilités ! De quel intérêt donc en parler ? Qu’est ce que tu écris ici ? A quoi ça sert ? A réfléchir, à penser en silence et par écrit ! Ainsi, l’étendue que tu frottes, le sang qui y circule n’est pas le même au bout d’un instant. Même si tu localises son emplacement, ses dessous se transforment. Il est quasi impossible que les cellules sanguines de cet endroit y retournent encore, même si elles se relaient pour réparer, modeler et cicatriser les plaies. Remèdes ou liquides de nettoyage, les humeurs et les hormones, le sang qui coule fabriquent des pensées, des idées, produisant des sentiments et donnant des humeurs. Des souvenirs, des regrets ou des peurs. Les larmes qui tombent ou que tu essuies de ta main, ne sont pas les mêmes et ne reviendront plus jamais aux yeux. C’est inconsistant !?
Alors, les regrets et les ulcères, au colon, à l’estomac ou ailleurs, comme les croûtes des maladies de peau, les cicatrices que le cerveau imprime sur derme, la conscience qui en souffre, le caractère de la personne qui se fâche, ses réactions bien sûr, sont autant de micro- événements ! Il n’y a que l’idée qui reste, et un moment assez court, encore. Le fait est en lui même est éphémère.
Si les faits partent, restent leurs effets. Leurs souvenirs précaires sont teintés d’humeurs et de sentiments. Mais la main, humide de larmes, les plaies, leurs cicatrices, si ce n’est l’oubli pour les dépasser et la quête de vie, sa poursuite pour aller de l’avant, encombreraient inutilement la mémoire.
La haine, la vindicte, les appréhensions et les peurs deviennent un poids accablant pour celui qui les porte. Nous avons l’intelligence d’oublier, pour aller de l’avant. Raviver non seulement les instants perdus, mais ceux aussi chargés de bonheur, plait bien mieux que les plus lamentables d’entre eux et les haines cumulées.
Les affects blessants, les idées obsédantes, déchirent les méninges sans vouloir en sortir. Ils sont comme un prurit, un fantôme à l’intérieur d’un crâne hanté, une voix et des cris inassouvis qui atteignent de façon insolite la logique. La volonté n’arrive plus à s’en dissuader, à chasser leur imposture opportuniste. Le processus obsessif s’impose avec angoisse, asservissant les pensées qui stressent la volonté et inhibe la dynamique.
LE HASARD ET LA COMPLEXITE
LE CRACHAT ELOQUENT
Le hasard réside dans la complexité. C’est dans les interfaces de complexité que naissent les situations de hasard et c’est sur leurs interfaces que se font les réactions, les impacts avec la réalité. Les actions inattendues, physiques, chimiques, celles des ondes que l’on maîtrise peu ou pas, celles de l’espace, des eaux et du temps, représentent d’incessants facteurs. Le hasard nait de la multiplicité des facteurs et de leurs réactions et pénétrances.
Une productivité incohérente à première vue, inconsciente, inopportune, se trouve placée par inadvertance ou par accident, mais elle est pourtant réellement présente. Même si ces facteurs impondérables sont infimes, même si ces variables sont invisibles, donc insignifiantes et discrètes, leur opportunité est finalement là. Ils interviennent pour déterminer le sort et les événements de façon surprenante et inattendue. Avérés, ces éléments délivrent un aspect vérifiable dès leur enchaînement.
Une interaction qui devient alors plus claire, consciente et perceptible, pour des événements irréfléchis, non programmés et inattendus. Ces faits changent les options de la volonté première, comme ils déterminent des suites contraires aux plans prévus et à leurs approximations premières. La décision volontaire devient donc aléatoire, imprécise. Instinctive, par automatisme ou par calcul, elle imprime une charge lourde qui s’inscrit dans les destinées.
PARABOLE : LE ” PRINCIPE DE FUTILITÉ”
La stratégie du hasard et les facteurs aléatoires. Voici une parabole trash pour illustrer le jeu des hasards dans la complexité. Quand un crachat, sauf votre respect, tombe dans une poubelle utilisée en guise de crachoir. Un autre son le suit. Le bruit du premier crachat n’est pas identique au premier. Le bruit qui en sort est différent, car il a rencontré un obstacle sur sa chute, du fait d’un relief différent. Une boite de dentifrices était là, à côté d’un carton de slip.
Les rhumes iatrogènes et les expectorations sont devenus si nombreux, qu’il leur faut des sacs jetables dans la poubelle. Un grand réceptacle pour offrir plus d’espace à la cascade des éléments que les antibiotiques n’ont pas pu juguler. Une poubelle pour recueillir les montagnes de mouchoirs de papier chez un tousseur chronique ! Pourquoi ne pas parler de ces choses si courantes en pneumologie ? La médecine, est-ce répugnant à ce point ? Voici donc que crachat, si peu romanesque, tombe dans le noir. On fait de meilleures choses dans le noir. Il fait nuit, pas besoin d’allumer pour voir le panier où l’on va jeter sa boulette. C’est près du lit, qu’on installe cet attirail. Demandez à tous les vieux et aux malades qui se respectent, ce qu’il en est.
‘’Aâla “Tango” jayeb m’qas ! We âla kebda, qatel haywliya !’’
Oui, il y a des hasards qui se nourrissent de futilités et des volumes de réflexions inaptes à être lues, sont écrits à ce sujet ! Les exceptions nourrissent les écrivains et leurs imprimeurs ! Editer un livre vaseux, faire une acte de charité à une personne ingrate et inutile, appartiennent à ces actes manqués qui ont des impacts et du succès. Parfois l’inattendu se produit. Le bonhomme change de comportement et le livre suspect de plagiat, plait aux lecteurs. Et mieux encore, il se laisse rééditer.
SÉQUENCES SUR LA SORDITUDE*
Le crachat tombe, comme ce livre lourd de la main. Il renverse la pissotière. Et voici l’urinoir qui inonde le tapis de pieds. Demain la ménagère va gueuler. Ce n’était pas prévu qu’elle fasse ce genre de boulot pour un macchabée. ”Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait”. Son employeuse blessée, lui en veut. Habizya* se révolte en retours et claque la porte. Elle s’en va, parce qu’elle a trouvé un gusse comme copain. Le genre de gourou, gonfle l’ego, entre autres parties qu’il vide de leurs complexes ! Il exige de sa dulcinée qu’elle ne fasse plus les travaux d’Hercule chez les gens ! Riches ou chiches, ce n’est pas là le problème. Il tient à ce que sa belle ne continuât plus de travailler dans les maisons. Il la veut chaque jour, entièrement à lui, dans son home à lui !
Tout ça, à cause d’un crachat, d’une pisse déversée par un pied qui a perdu sa sensibilité, à cause aussi d’un livre qui aura chuté d’une main affaiblie ! Voici donc que le crachat du bronchorrhéique cause toute une cascade d’événements, dont vous pouvez imaginer la suite pour faire votre premier roman ! La ménagère ne fera plus le ménage de personne en bas du lit ! La ‘’domestique’’ a trouvé qui domestiquer. Le mariage fut vite conclu. Heureusement, car le ventre de la dame commençait à se faire proéminant. Gros comme le temps, comme les seins et les mensonges pour s’en cacher. Il faut dire que le hijab ne protège plus personne. Les instincts naturels, plus pervers que jamais, en démasquent plus d’une. La nature revient à ses marques premières pour la conservation génésique de l’espèce et des libertés
Et comme il n’y avait pas d’ados chez les employeurs, on aurait fini par tiquer et jacasser. D’autant que la ‘’jeunesse’’ passait les nuits chez sa maitresse. La bonne donc partie, la maîtresse de maison devait relever le manche et ses manches aussi ! Ostéoporotique, celle-ci livrée à elle-même, fait le ménage. D’autant plus encore qu’elle est minutieuse et rigoureuse. Maniaque et tatillonne et qu’elle aime la propreté autant que l’ordre, la religion et l’arithmétique. Énervée, elle se luxe la cheville, au point de sa la fracturer. Juste à côté de cette pu…ain de corbeille aux crachats, qu’elle vide avec la nausée en plus. Un autre son de cloches ! Saperlipopette, vénales malédictions, des avanies intraduisibles sortent renforcées de la bouche de la Hajja.
Images et compositions inattendues donnent aux situations, des plus futiles aux plus graves, leurs contextes cocasses. Un cachet parfois amusant parfois tragique. Un effet unique, incontournable, mais hasardeux, inconstant, inconsistant, peu reproductible, qui laisse perplexe sur le destin, le hasard et les libertés. Je pensais ce matin que le retard opéré à se reboutonner, par exemple, peut vous faire rencontrer sur votre chemin, un déviant empressé en voiture, qui peut vous causer un accident…Les impondérables encore !
La création et l’évolution des créatures, dont la nôtre, prises comme exemples du hasard et des tentatives de recherches de solutions, de par le nombre exorbitant des êtres mis en scène et en concours, est un champ immense de production de solutions de par le simple fait du hasard et des paramètres variables et impondérables.
La création et l’évolution donc, la sélection des espèces ou les extinctions qui s’en suivent, entrent en réaction, en interaction, avec des éléments fortuits pas spécifiquement établis, installés ou programmés. Le concept d’unicité de ces facteurs, de ces paramètres, futiles, labiles, instables, est leur critère de non reproductibilité. Confusion, irresponsabilité, libertés, forcément réduites, deviennent l’apanage de toute action. Programme, destins, responsabilité et sanction, volonté et libertés, se trouvent en questionnement devant cette théorie du ” principe de futilité”.
EXEMPLES QUOTIDIENS
C’est l’histoire, entre des millions d’autres, que celle de cette dame, qui venant de Paris vers le Maroc, a rencontré son futur mari en avion. Ça fait 35 ans qu’ils s’aiment, depuis et sans relâche. Dès lors leurs enfants, sont-ils le fait d’une prévision, d’un plan, d’un destin ou ce n’est qu’un artefact, un accident inattendu, du au hasard plutôt qu’une préparation programmée.
Imaginez l’impact d’un tsunami, celui des vagues actuelles sur le New Jersey et leurs incidences inattendues sur la préparation des élections, (puis les mots chaleureux du président ?) voire sur le résultat des urnes des présidentielles américaines… Qui sera élu au décours de cet accident climatique inattendu ? Romney ou Obama?
QUI A DIT QUE LES CHIENS N’AVAIENT PAS DE PHILOSOPHIE ?
Journée chargée, sous le soleil ou les pluies, insomnie, faiblesses, douleurs, travail indispensable, exacerbés par les cris des chefs, les problèmes de chacun et voilà les chiens des voisins. Toute la nuit à travailler, à aboyer, en chiens que nous sommes ! Qui a dit que les chiens n’ont pas de philosophie ? Hurler, crier, aboyer, c‘est exister ! C’est montrer qu’on a raison, qu’on sait se défendre, qu’on nous doit du respect et de la crainte, ô vous les humains ! C’est dit dans la bouche des chiens, (comprenez leur gueule et en langue de chiens) et sous la psyché canine.. C’est une sentence, un savoir vivre, un crédo. Ils pensent ” qu’il faut savoir menacer et mordre pour exister”. Ça ne vous rappelle personne ! Qui a dit que les chiens n’avaient pas de philosophie ?
A quoi pensent les chiens alors, quand ils aboient. Ne le demandez pas aux vétérinaires, ni aux maîtres-bergers ! Les canidés émettent des ondes que les spécialistes ne comprennent pas. Ils aboient en se faisant une mission de signaler qu’ils sont là pour ça ! En aboyant et plus, s’ils sentent la peur, la haine et répulsion ! C’est une question de race. C’est génétique et identitaire. Les Arabes ont peur des chiens, les Musulmans ne les aiment pas non plus et les anges les fuient ! A quoi pensent les chiens quand ils aboient ? Eh bien, ils le font, par instinct, c’est un paradigme ! Sans en savoir le sens ou presque, c’est un effet de copinage et d’échos, de « m’a-tu-vu, je sais aussi aboyer, sinon plus fort que toi et je marque ma présence, ce faisant, alors cesse d’aboyer, et vide mon terrain de chasse » !
Pourquoi le voisin, un quatquateur*, qui ne vient là que pour ses belles heures, (ou ses belles œuvres ?), nous laisse-t-il importuner, nuit et jour, par sa famille de cerbères ? Les chiens ont envahi l’impasse et ravagé le repos et le sommeil des retraités qui y résident. Que faut-il pour que les Municipaux* fassent leur travail d’hygiène ? Cinq ou six chiens en liberté, plus que la nôtre peut-être, livrés aux aléas, sans s’en occuper, sans précautions et sans vaccins antirabiques nécessairement ! Il n’est pas marocain pour rien, diriez-vous. Le comble est qu’hier matin, ils ont osé pénétrer dans le hall de ma maison ! Ils ont tué l’un des quatre jeunes chats qui venaient de perdre leur mère, sous les roues de je ne sais encore quel p …de chauffard de cette ruelle ?
UN PETIT COUP DE CIVISME
Qui plus est comme éthique civique et ciment civilisé, le Prophète de cette nation, a stigmatisé et répréhendé l’arrogance pour appuyer le respect et la dignité du aux gens au sein de la communauté. Il a recommandé le civisme et l’entraide entre voisins, le respect du milieu, celui de l’hygiène, (les ablutions), celui de la végétation, des bêtes, entre autres contingences sociales et écologiques, comme nous le dirions aujourd’hui. Passons à des sphères plus hautes, en attendant que ces arracheurs de grands arbres, ces défonceurs* du macadam, se réveillent de leurs minables erreurs. Ce sont des fauteurs d’artéfacts qui laissent les impondérables se produire.
Des trous surprises, des tranchées béantes dans la chaussée, des regards révulsant leur contenus merdiques, une atmosphères nauséabonde, des lampes publiques éteinte ou allumées de jour, des chiens qui vagabondent, tels ces centaines de fous et milliers de mendiants, qui vous harcellent même sur les carrefours dangereux, des trottoirs occupés de voyeurs aux isotopes otiques, qui vous scannent de manières ostentatoires et déshabillent hommes et femmes, insolemment, des feux de croisement inopérants, dix fois plus de voitures dans des rues étroites, qu’elles n’en peuvent supporter. Je ne parle pas des services publics, ni des relents de corruption. Ce n’est pas l’objet de ces réflexions-ci. Mais, ce sont-là autant de pièges et de créneaux ouverts aux événements instables, aux incidents indéterminés, aux accidents fortuits, qui sont le sujet que notre présente réflexion. Encore que nous ayons fait d’incroyables progrès, à l’instar de bien des pays qui n’ont pas de pétrole. Et ce malgré les compères d’Ali Baba ! Il nous reste tant de choses à perfectionner, qu’on est consternés des retards et des barrières ! Ce n’est pas là non plus l’objet de nos réflexions. Infrastructures mentales et physiques se disputent la prééminence sur les hommes et les choses !
DIVINATION
Que disent les nuages de lait sur le marc de café ? Que disent les bouts de paille qui trainent dans les yeux ? Et ceux des marres d’eau de pluies sales, qui empêchent d’accéder aux trottoirs ? Que les moutons seront égorgés demain ! Que les Syriens, pour commencer, le seront autant ! Leur amir al mouminine, Bachar El Assad, léonin qu’il est et plus qu’humain, sacrifiera bien une petite centaine de syriens, malgré la trêve! L’arrêt des belligérances, prévu pour l’Aïd El Kébir aura fait saigner des musulmans! Les Américains, occupés par Israël, leurs élections et l’Iran, comme les Européens, les Arabes et les Musulmans ne peuvent rien pour la Syrie, qui est tombée dans le piège du printemps, à cause des fidélités passionnelles Russes et du véto Chinois !
Que disent les hennissements quand ils sont chargés d’hormones ? Les ronds des images sur le café, le scintillement des phares sur le pare-brise mouillé, les gouttes qui irise la lumière et les volutes des fumées enivrantes ? Ou toxiques de ceux qui fument kif et tabac ? Sont-ce des langages incompréhensibles ou des artefacts inutiles. Des signes sur lesquels je vous laisse pousser la réflexion et divaguer peut-être. Je ne vous en voudrais pas si vous restez perplexes.
Pour ma part, questions chiens, je n’entends point les images portées, qu’ils tentent d’envoyer ni aucun sens en dehors de leurs agaçants bruits. Le cerveau ne sait pas interpréter ces perceptions pour lesquels je n’ai pas d’organe approprié. Le cerveau ne peut pas les interpréter à l’intérieur des cinq organes des sens connus, qu’il sait plus ou moins exploiter. D’autant que je ne sais si des chercheurs tentent de découvrir d’autres techniques pour les réceptionner. Pourtant j’entends ces sons, si désagréables soient-ils ! Si les facultés innées de nos méninges ne sont pas confectionnées pour cet exercice et cet apprentissage des langues étrangères animales, qu’attend-on pour faire des recherches là-dessus ? Les Russes, les Indous, les Chinois, les Américains, sont-ils sur cette piste ?
SUR LE MONT ARAFAT
Que disent les pleurs en silence et les prières à haute voix ? Ces millions de pèlerins sur le Mont Arafat, leurs images à la télé, leurs hontes, leur ires, leurs espoirs, leurs pleurs, leurs prières, un effarement grandiose, une extase, devant notre place infime et incongrue, inutile probablement, dans cet immense univers. Nous sommes dérisoires. Et cette image de centaines de moutons, aux dos ronds et blancs, des tchamires*, des linceuls ou des kamisses* blancs, des chemises longues d’histoire, immaculées, innocence et sacrifices, rédemption sur l’autel où il faut verser du sang…Sacrifiés aux sens forts du terme ! Un rite galvanisé au point de devenir conditionnel et caractéristique de l’islam, identitaire et spécifique, aussi incontournable que les piliers du credo. Mais Arafat est un lieu sacré pour les musulmans. Il qui canalise les aspirations, les prières et les louanges et comme un tronc vivant, une élévation des âmes, un pipe vers Allah. Un cyclone ascendant vers le ciel, chargé des rêves et des vœux de milliards d’êtres humains, qui aspirent aux bontés et à la miséricorde du Créateur.
EN BAS, TOUTES
Plus bas chez nous, le ciel est sillonné de traits, de vapeurs et des fumées d’avions à réactions qui se fondent et s’étalent au dessus des nuages qui se délitent et se transforment. Images sans sens, images libres inattendues, aléatoires sans déterminismes directs, ni interpénétrations potentielles, sous la férule fluctuante des vents et de la giration de la terre, de la composition de l’atmosphère, de ses gaz et des rayons cosmiques et solaires. Savez-vous lire les méandres des courbes, des couleurs et des formes des nuages ? Savez-vous lire les lignes de la main ? Savez-vous lire en vous, compter vos molécules et vos cellules et commander leurs fonctions ? Autres sens ou artefact inutiles ?
Il a plu cette nuit et je dois à la toux, à ces crachats, aux rêves matinaux oubliés, ces bribes insatisfaisantes de philosophie, puérilité et artisanale, que je tente de colliger et de présenter, malgré la veille tardive de ce soir. J’ai un conflit avec le sommeil ! C’est une perte de temps que le sommeil ! On aura toute l’éternité pour dormir. Si au moins je savais rêver et profiter de ces rêves, que je perds et que j’oublie, sans répit ni espoir de les retrouver.
Ces traces d’avions, ce ne sont pas celles du Boeing qui a ramené SM le Roi Mohammed VI de son périple fantastique au Moyen-Orient. Celui d’une course contre la montre, admirablement remplie et positive. Une mission auprès des monarchies, pétrolières, fidèles aux africains, qui font front aux agitateurs des républiques et qui vivent avec bienveillance contrite, les velléités belliqueuses d’Israël. La base indomptable et arrogante, l’avatar des states, le fantôme spectral des pères sémites, le fantasque et fanatique goule, l’hologramme du despote et potentat mondial américain ! Folklore politique, impérial, dont rêvent les Césars du Far West, aussi imbus soient-t-ils de leur démocratie affairiste !
LE ROI DU GOLFE,
DE L’AID A DIEU
Déplacement courageux donc, visite au site médical et humanitaire, qui fait face au champ de guerre civile syrien. Expédition qu’il se devait de terminer avant de procéder au rituel de la symbolique prière de l’Aïd. Mais aussi pour contrer les insuffisances d’un budget gouvernemental, engagé mais endetté, qui manque de liquidités et qui besoin de vendre les plus beaux fleurons de nos sociétés d’état, de notre patrimoine pour honorer nos dettes, de continuer de développer nos infrastructures, afin de garantir l’emploi et forcer le progrès et le développement humain. Pas facile d’assumer, une union et une intégrité territoriale, dont on est le défenseur et le garant depuis des siècles, pour cette monarchie progressiste et tenace, qui se veut assurément, citoyenne et démocratique, malgré les velléités bellicistes et haineuses des sécessions, les jalousies et des tentatives de déstabilisations. Des frères, de leurs cousins et de leurs anciens parrains !
Le roi, alaouite local est le chef des armées du pays et l’émir des croyants, il fête avec son Peuple, selon les us, le sacrifice symbolique du mouton. Fête sémitique, qui dans la foulée lance les visites familiales, les victuailles de l’aïd et leurs nécessaires donations civiques et oblations morales.
La religion pousse l’homme à accéder à Dieu, en passant par la morale. Et qu’est ce que la morale, cette faculté archaïque est vue comme une partie de la religion, par erreur certes, et dont les modernistes laïques se méfient ? Qu’est ce que la morale, sinon donc une forme de citoyenneté universelle ? Et de civisme mystique ou religieux, aussi ! Un code de vie communautaire fait de règles, de conduites simplement. Des qualités de respect, de dignité et d’ouverture sur autrui, développées avant que l’homme ne connaissance les vertus démocratiques et libérales de la laïcité et ne bénéficie des moyens de communications modernes, de commerce libéral et d’échanges, que le brassage pacifiste des cultures actuels, facilite aussi.
IL EST MAINTENANT 7 HEURE.
En face, les fenêtres des immeubles du Baar Leev sont toutes closes ! Sont-ils en vacances de l’aïd déjà, nos RME ? Tous retraités, les TME ? Ou tous retournés abriter leurs vieux jours, là où ils ont laissé leur santé de travailleurs émigrés ? Par ici, sur la terrasse d’une villa, située au premier plan du site voisin, les hurlements perçants du chien du camionneur, ne vous laissent nul répit, en vous assénant sans relâche, les coups de couteaux assassins et stridents de ses aboyantes canines ! Et cet enfer se renouvelle tous les soirs. Alors ce sont des insomnies qui se surajoutent aux faiblesses et exacerbent les douleurs. Il n’y a nulle pudeur à dire les sentiments des malades et à décrier ceux qui les exaspèrent. C’est pour leur défense et leur compréhension qu’on fait médecine par exemple.
Pour m’habiller, j’ouvre la porte du balcon qui donne sur l’ouest, là d’où vient le vent et d’où proviennent les nuages. Pas de nuées menaçantes, que les cris graves et arrogants d’un féroce cerbère, qui bouscule les éléments et fait vibrer l’atmosphère. L’air en tremble. Oui, il faut s’habiller vite pour quitter la maison et aller se reposer, au travail (!). A 68 berges, avec en sus bien des maladies en gestion et des souffrances en cours. Quitter le quartier domiciliaire des chiens, aller en ville ? Là d’où l’on a chassé les chiens errants des rues, à l’occasion bénie de la visite royale. Fuir de chez soi, à cause des chiens, c’est cynique ! Se sauver et se résigner, se réfugier du moins, loin de cette usine de bruits et d’aboiements, dont l’incivisme aveugle crève l’esprit et les oreilles avec ! Faut-il critiquer les voisins ou en vouloir aux chiens? Et vice versa ! Lever les mains au ciel…Embêter le Roi et le bon Dieu à cause d’infâmes animaux ? Ils ont d’autres chats à fouetter, nos Seigneurs !
CONFESSION OU CONFIDENCES ?
Pire, des calvaires douloureux de la nuque et la moitié haute du corps, épaule bras et avant-bras confondus, me font un mal, troublant, en non stop. Névralgies ou cœur ? Je ne veux pas quitter mon bureau sans prendre notes de ces humeurs assombries et troublées, afin d’élaguer, le problème véreux et stupide, qui me harcèle et qui parasite mes idées, en perçant, en vrillant, en tournant la vis perverse à l’obsession ! Chemin de croix, calvaire né du travail mal rétribué, au service d’un couple d’ennemis-mortel. De mauvais patients, qui maladifs et revanchards s’entredéchiraient avec assez de haines pour m’éclabousser de leurs sordides retentissements. Plus qu’un transfert de paranoïaque hystérique et procédurière, une revanche, une vendetta ! Cas aggravé par l’ignorance crade de faux -confrères, venus donner leur soutien imbécile et anti confraternel au couple-déchiré de la mégère non-apprivoisée.
Des couteaux dans le dos, on en a l’habitude dans ce métier, vue la ‘’finesse et l’élégance’’ de ces grossiers gladiateurs, dont on nous entoure tant ! Aimer encore ce travail, si peu compensatoire est une dépendance, une addiction dont il est difficile de sortir pour se relancer vers un ailleurs, jamais préparé.
VOCIFÉRATIONS
L’écho des cris est amplifié par l’espace qui sépare ma maison de ce tas d’immeubles collés côte à côte. Un terrain vague m’en sépare mais il sert de caverne d’amplification de tous les bruits. Les chiens sont pires qu’une meute. Les bruits et les aboiements sont plus que gênants, oppressants, à couper le souffle. Ils vous font perdre le cours de vos pensées, de vos idées et vos tentatives de concentration. Ils perturbent le repos, la prière, la mémoire, vous irritent durant les repas et vous font oublier votre prise de médicaments.
Vos imprécations ne servent à rien. Inutile d’appeler Dieu au secours. C’est impudent les jurons. Car, Il n’aime pas répondre aux anathèmes et aux malédictions ! Appeler alors la police? Pas question pour ce genre de troubles, car ils ne se dérangeront pas ! Finalement, les chiens, leurs aboiements, vous volent vos pensées, vos écrits, votre production, votre santé, vos vertus, votre retenue, votre contenance et votre temps. Les voisins, c’est une catastrophe inutile. Je par des chiens. Les voisins, humains, se sont habitués à ces bruits, qui les sécurisent, les rassurent et les protègent.
Bruits de saison, bruits de raison ! Ils doivent dormir saouls ou en être drogués ? Conditionnés seulement ! S’ils n’entendent pas crier ou aboyer, ils déchantent et perdent le sommeil. Il leur manque seulement ce côté quiétude nécessaire d’autrui qu’il faut respecter, mais dont ils ne s’inquiètent pas. On ne peut pas leur enlever leur juste quête de sécurité et leurs chiens, chéris. Même s’ils ne s’en chargent pas, ils en deviendraient plus malades et plus peureux encore ! Ils en mourraient. Alors, ils se vengeraient sur la police et feraient des manifs printanières ou des révolutions…Rendez-nous nos chiens, ce sont nos protecteurs ! On ne veut pas d’autres. Ce sont nos frères ! A bas …Les slogans, c’est facile d’en inventer, pourvu qu’on soit motivés, impudiques ou simplement blessés…
Quelques voitures commencent à tressauter sur les dos-d’ânes qui entravent la route. La preuve que le jour se lève aussi ! On n’entend pas encore les bêlements des moutons de l’Aïd El Kbir. Ne serait-ce que pour changer de musique. On n’entend ni les bruits du tonnerre, des orages, des éclairs pour calmer la sinistre orchestration des mordeurs ! Sont-ce des vampires, mis en 4×4, des extra-terrestres. Nous sommes à 3 jours de l’aïd qui tombe ce vendredi. Après un périple déjà bien fatiguant, trois millions de fidèles ou plus, vont s’adresser en chœur à Allah, sur le mont Arafat.
Cette foule, dans le simple vêtement qu’’ils portent, les mains levées au ciel, autour d’une stèle installée sur le mont, semblent canaliser leurs vœux pour les hisser haut et les envoyer loin. Le groupement, qui pour un moment enlève les différences de classe, de sexe et autres distinctions. Image saisissante et spectaculaire, de la résurrection de par le nombre. Le nombre, la déambulation quasi fantomatique, les statures étiques et monolithique, leurs processions spectrales, leurs attentes mystiques. Image du jour’’ j-1 ’’ après l’Apocalypse, image de la Résurrection opérée et du Jugement en cours, que tous attendent, pour qu’il soit cour et plein de miséricorde, pour tous les humains…
Encore faut-il être et rester humain ou le devenir, sur le retour enfin, pour que le miracle opère ! Que l’on soit, riche prince arabe, ministre en fonction ou simple quidam, ayant eu la chance d’être élu, choisi par cette Koraâ*, ce tirage au sort, implacable et sans sentiments, dont doit bénéficier l’impétrant au Hadj ! Une sélection cruelle pour les plus vieux et les malades ! Une sélection, afin de ne pas noyer l’Arabie, heureuse, sous cinq fois plus de bons et pieux musulmans ! C’est pour cela que beaucoup de personnes, qui ont les moyens, devenus onéreux, espèrent retourner pour prier et se laver, se purifier de leurs erreurs, en espérant le pardon et la Miséricorde d’Allah. Il faut dire Amen!
Amen à toutes les prières. Dieu n’accorde aucune attention à ceux qui souhaitent le malheur à leur prochain. Et, il ne saurait donner réponse aux insultes ! Acquiescer à ceux qui profèrent des injures à l’encontre de leurs adversaires. Ceux qui aspirer à leur fin d’urgence, à leur sanction immédiate, déjà sur terre et de leur vivant. Les sanctions, les malédictions, est-ce utile ? S’activer au lieu d’invectiver ! Se venger, faire justice soi même, quand on peut ? Ou laisser à Dieu, en toute confiance de rendre Sa Justice ? Sans besoin de le Lui rappeler !
Mais Dieu, dit-on chez-nous, Dieu aime bien les adorateurs insistants ! Alors, demandons-Lui, Justice aussi sur Terre, sans attendre les urnes ou la barre de l’Au-delà ! Car, Il pourrait faire miséricorde, même aux plus méchants, sachant que Dieu est toute miséricorde. Que Dieu nous protège des malheurs des gens malpolis et injustes, comme des chiens. Fussent-ils élus, ceux-là, et qu’ils marchent encore sur deux pattes ou qu’ils rampent seulement !
Kénitra, le 4 Novembre 2012,
LES CHRONIQUES DIFFÉRÉES DE MADAME STUDENT
” Insomnies littéraires ou joute textuelle” en primeur à nos lecteurs
Sous correction encore , avec mescompliments à AOUJDACITY.NET
Dr Idrissi My Ahmed

Écrit par : DR IDRISSI MY AHMED | 11/11/2012

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